TOM BROSSEAU (US)

MERCREDI 11 NOVEMBRE
Bar: 19h
Début: 21h30
Entrée 15.-//5.- avec la carte du Salopard

Le monde est en train de péter, mais Tom est là pour nous réconforter.

Le gentlemen cow-boy de FatCat Records est de retour, en tournée avec son nouvel album « Posthumous Success ». Son label le décrit comme un disque conceptuel, moderne, espiègle, drôle et sombre à la fois… Que comment que que ? De notre côté, s’il est un qualificatif que l’on retient, c’est authentique. Car Brosseau est un authentique, un vrai, tout comme ce dernier album pittoresque et narratif qui lui ressemble comme deux gouttes d’eau.

tombrosseaubyjobybarnard1Il faut l’avoir vu sur scène, chanter a cappella de sa voix douce et mélancolique et tendre ses bras de son air ingénu ! L’homme sait briser les plus récalcitrants avec un charme si confondant qu’on a presque envie de le serrer contre soi pour le réconforter et le protéger des méchants de ce monde. Mais notre homme en a vu d’autres et sous ses airs frêles et sensibles il ne tarde pas à embarquer tout le monde dans un espace qui sent bon le feu de camp et la Marlboro. Ou plutôt « sentait » bon, car ce nouveau disque de la planète FatCat fait la part belle à des arrangements plus Rock et plus durs: guitare électrique, basse et batterie rendent cet opus plus sauvage qu’à l’accoutumée.

Tom Brosseau, le Bluesman du Dakota, s’aventure donc dans les eaux tumultueuses d’un Rock dépouillé et sombre. Il y a des parcours qui ne trompent pas : son dernier album « Cavalier » était produit par John Parish (Pj Harvey, Eels). On ne ressort sans doute pas indemne d’une rencontre avec cet homme-là. Mais c’est le Blues qui domine les mélodies de « Posthumous Success », lui qui crée l’immense impact émotionnel de ses chansons.

Ecouter Tom Brosseau, c’est se retrouver enfant, avec un conteur d’histoire assis au coin du lit. Il suffit de faire un tour sur son site pour se rendre compte de l’immense potentiel narratif de cet auteur hors norme. Brosseau est prolifique, il aime raconter et il nous dit tout. De ses états d’âme à ses observations : un coin de rue, une cour d’école, un skateboard, tout chez lui est susceptible de faire démarrer une histoire, une chanson. Et lorsqu’il s’y met, on ose à peine bouger, on veut juste écouter et pourvu que rien n’interrompe son récit et ses mélodies. Tom Brosseau, c’est Le James Dean de « A l’Est d’Eden » dans le corps de Peter Pan.

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