The Rebel (UK)





Un monde dystopique dans lequel les laboratoires scientifiques combattent la liberté d’expression des radios d’étudiants / où Mr Tatcher- futur premier ministre – est publiquement critiqué pour avoir augmenté le prix du thé, des loyers, de la drogue et du sexe / un monde terrifiant dans lequel les starlettes remplacent les experts / où la […]

Un monde dystopique dans lequel les laboratoires scientifiques combattent la liberté d’expression des radios d’étudiants / où Mr Tatcher- futur premier ministre – est publiquement critiqué pour avoir augmenté le prix du thé, des loyers, de la drogue et du sexe / un monde terrifiant dans lequel les starlettes remplacent les experts / où la problématique de l’Islam radical est politiquement diagnostiquée dans la coiffure des dames.

Thèmes extraits de l’album « Northern Rocks Bear Weird Vegetable » paru en 2008 sur Sacred Bones Records.


Voilà deux décennies que Ben Wallers aka The Rebel (parallèlement frontman des Country Teasers) répand une verve acide et corrosive à travers une écriture sardonique, provocante et parfois anticipatrice.

Des textes qui embrassent les traits sémantiques, écoeurants et orduriers, des leaders des pires opinions quand Wallers ne puise pas directement dans des textes historiques. D’où cette récurrente comparaison avec William S. Burroughs. Une comparaison de fond – épouser les contours de l’ennemi pour mieux le dénoncer-, mais aussi de forme – tant la disto. sur la voix et la manière dont Wallers scande parfois ses textes peut rappeler la collaboration Burroughs / Material sur l’album « Seven Souls ».

Le moralisme, même crasse, jamais.

Ça, c’est le Punk première génération…

L’humour, toujours, mais il est noir. Un humour qui mène une campagne satirique et offensive infatigable contre le racisme, la xénophobie et le sexisme.

Une clairvoyance sociale et politique débridée et peu orthodoxe symbolisée dans son alter-logo (de sa propre invention jusqu’à preuve du contraire): une svastika (croix gammée) dont la branche supérieure et la droite se rejoignent et se croisent.

Ben Wallers n’en finit pas, et n’en finira probablement jamais (ou du moins jusqu’à plus souffle) de souffler son audience d’une énigmatique présence, d’une prose percutante mais ironique portée par une musique anti hi-fi qui forme une Pop mutante et dégénérée ou régénérée (c’est selon) aux incidences Electro lo-fi, Fuzzy Noise, Art Punk dévastés. Et sans exagération, Ben Wallers tient souvent la comparaison avec Mark E. Smith (The Fall).

Pour notre plus grand bien, sur la scène du Bourg, Ben Wallers digressera le mal des sociétés occidentales sur fond d’une Pop explosée et expérimentale, unique et rassurante d’un certain état de la musique en 2011…


M.J.


www.myspace.com/pleasebanmusic