SOUND AND VISION XVI
SEARCHING FOR THE WRONG-EYED JESUS

VENDREDI 15 AVRIL
Bar: 20h30
Début: 21h30
Projection: 10.-||Dj set: 5.-

Parce que la musique c’est une histoire et que si elle se dit en mélodies et en rythmes, elle se dit aussi en image. Une fois par mois, Le Bourg vous présente un genre, un courant musical, un label ou un artiste à travers un film documentaire ou de fiction suivi d’un dj set pour compléter ce moment de cinéma dédié à la musique.

PROJECTION

« Searching For The Wrong-Eyed Jesus », de Andrew Douglas, 82’, 2003, UK

Noël 1998: le réalisateur anglais Andrew Douglas reçoit « The Mysterious Tale Of How I Shouted Wrong-Eyed Jesus », premier

album de Jim White.

Intrigué par le titre et fasciné par l’Alt-country expérimentale aux étrangetés sonores et aux accents sombres et post-apocalyptiques de cet album, Douglas cherche alors le lieu qui abrite cette musique.

De cette quête, Jim White deviendra en 2003 le guide d’un road trip à l’onirisme crasse, moite et poisseux qui traverse le Sud profond des Etats-Unis.

Mais le Sud de White n’est pas un lieu et n’est peut-être même pas le Sud. Il est un point de vue, une virée impressionniste non ségrégée, mais pourtant exclusivement focalisée sur son essence White trash.
Une culture des communautés rurales blanches. Suffocante, manichéenne où tu choisis Jésus ou l’Enfer, la ferveur ou la criminalité dans un coin oublié et probablement incompris du monde qui n’offre que peu d’options au sens d’une vie. La Meth et le Whisky ou la foi.

En bordure des routes qui traversent la Louisiane, la Virginie, la Floride et le Kentucky, Whiterencontre des artistes qui ont mis cette part étrange d’une Amérique maudite en mots et en musique. Le natif géorgien Harry Crews, Brando ravagé de la littérature sudiste contemporaine (« The Gospel Singer », 1968 ou « A Childhood : The Biography of a Place ») qui dit ce monde de superstitions, de croyances et d’anecdotes tordues et malheureuses dont seuls les habitants du Sud auraient l’art et le secret. Dans un dinner, chez le barbier, dans un Truck Stop, dans une chambre d’hôtel, sur le capot d’une voiture, dans une forêt, ou sur une cabane flottante, des musiciens natifs (Johnny Dowd, le joueur de banjo Lee Sexton, Melissa swingle (Trailer Bride) Cat Power en off) et d’autres (David Johansen (New york Dolls), The Handsome Family, David Eugene Edwards (16 horsepower)) – tous inspirés et envoûtés par ce terreau musical – ponctuent la pérégrination de White de titres de leurs répertoires ou de covers de mythiques artistes comme Geeshie Wiley.

Des artistes qui ont puisé dans les contradictions combinées du sacré et du profane de ce sud bouseux pour en laisser émerger cette rencontre entre le blues, la musique apalachienne, le blue grass, le white gospel, la country, le folk et qui forment cette générique déclinaison qu’on reconnaît sous le terme d’Americana.

DJ SET

IVAN (+41)
Best of Rock & Folk

Image de prévisualisation YouTube