Sound And Vision VIII feat. Dirty Sound System

SAMEDI 10 AVRIL
Bar: 20h30
Début: 21h30
Entrée: Projection & Dj set: Entrée 10.-

Parce que la musique c’est une histoire et que si elle se dit en mélodies et en rythmes, elle se dit aussi en images. Une fois par mois, Le Bourg avec la complicité d’Ivan (+41) vous présente un genre, un courant musical, un label ou un artiste à travers un film documentaire ou de fiction suivi d’un dj set complétant ce moment de cinéma dédié à la musique. Pour cette huitième édition, « La Planète sauvage », film d’animation de René Laloux suivi d’un Dj set de Guillaume Sorge (dirty).

21h30 Projection
Entrée 10.-
« La Planète sauvage » de René Laloux, 72’, Animation, F/Tch, 1973


Humains réduits au rang de bêtes de foire domestiques rendues captives par un collier quand ils n’errent pas à l’état sauvage en horde rebelle se protégeant des menaces d’extermination périodiques, les Oms vivent sur Ygam, planète dominée par les Draags.

Géants androïdes à la peau bleue et aux yeux rouges, les Draags ont atteint un niveau rare de technologies et de connaissance, et nourrissent leur quotidien par la méditation et le délassement.

Un jour, alors que la jeune Tiva se ballade avec son père, le Grand Edile, elle recueille un bébé Om, orphelin d’une mère que des jeunes Draags ont accidentellement tué en jouant.

Elle nomme son Om domestique Terr. Comme en prémonition funeste de la révolte omienne latente (Terr étant l’abréviation de Terrible) autant qu’en référence à leur planète d’origine: Terra, lointaine planète dévastée dont les Draags ramènent sur Ygam quelques-uns de ces petits animaux doués d’intelligence.

Tiva ne se sépare plus de son animal domestique, même lors des leçons qu’elle perçoit, comme tous les enfants Draags, à l’aide d’un serre-tête transmettant directement la connaissance jusqu’au cerveau.

Par un hasardeux accident Terr accède également à ce savoir.

Martyr de jeux et soumis à la relation affective complexe du maître à l’animal, Terr âgé de 15 ans préfère l’émancipation à cet esclavage cossu et s’enfuit. Il rejoint une horde sauvage de congénères.

La désomisation déclarée, les Oms sauvages engagent leur libération en planifiant d’atteindre la Planète sauvage, porteuse du secret pouvoir des Draags.

Fresque de science-fiction animée, réalisée en 1973 à partir de croquis du dessinateur Roland Topor, La Planète Sauvage est une adaptation libre du roman de Stefan Wul « Oms en série » paru en 1958.

Une esthétique médiévale proche de l’univers pictural de Jérôme Bosch, dans la figuration de ces animaux à l’étrangeté monstrueuse, aussi bien que celle surréaliste de Dali et de Chirico dans la représentation d’un environnement composé d’étendues désertiques aux colorations, aux végétaux et aux minéraux improbables.

Musique composée par Alain Goraguer, d’abord pianiste jazz, dont on ne compte pas la variété comme le génie de la signature que s’arrache toute la double décennie 60 et 70. Arrangeur pour Boris Vian, du Gainsbourg des débuts et du « Poinçonneur des Lilas », du « Poupée de cire, poupée de son » de France Gall, comme du délirant générique disco de l’émission « Gym Tonic » de Véronique et Davina ; sa bo porte et sublime La Planète sauvage.

Flûtes, saxophone, synthétiseur, theremin, effets et guitares wah-wah composent ses 25 courts morceaux, nappe psychédélique de 38 minutes dont le Pink Floyd de Syd Barret ne renierait rien.

Une bande originale rare qui unit le propos à la beauté sidérante des images, véritable jonction révélatrice de toute la portée réflexive, esthétique, politique et émotionnelle de ce film qui vous convainc que parfois sans la musique le cinéma ne serait rien.

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23h00 Dj Set
Entrée 10.-
Guillaume Sorge (Dirty Sound System) (F)

Si l’un des 25 morceaux composé pour la bo de la Planète sauvage auraient pu être édités sur la compilation « Dirty French Psychedelics », Alain Goraguer, l’arrangeur, aurait aussi bien pu se cacher derrière l’un des 14 titres qui figurent tout au long de ce voyage dans le temps halluciné, retour sur les terres d’une pop psychédélique française insoupçonnée, livrée durant la décennie 70.

Compilée par les excellents sélectionneurs du collectif parisien dirty : Guillaume Sorge, Clovis Goux et Benjamin Morando ne renient probablement rien de l’héritage de ce musicien, mais font la part belle à d’autres excellents pairs qui ont marqué de leurs arrangements plusieurs générations d’artistes: karl-Heinz Schäffer ou encore Jean-Claude Vannier, arrangeur du grand « Melody Nelson » de Gainsbourg.

Il y a du génie et une sensibilité inhabituelle chez ces sélectionneurs qui en plus de faire la lumière sur des bijoux contournés ou oubliés (3 volumes de « Dirty Diamonds », entre 2003 et 2006, 2 volumes de « Dirty Edits », entre 2007 et 2008 et « Dirty Space Disco » hommage au cosmic disco) sont actifs dans la tenue d’un blog (http://alainfinkielkrautrock.blogspot.com/), sont journalistes et auteurs freelance (pour les magazines Dazed and Confused, Trax, Art Press ou encore pour Canal +), dirigent leur propre label sur lequel on retrouve notamment Discodeine, sont sound designers pour le Palais de Tokyo, éditeurs musicaux pour le magazine d’art contemporain Uovo, musiciens, et Djs regroupés autour du Dirty Sound System.

La huitième édition de Sound And Vision tient son highlight en la personne de Guillaume Sorge qui partagera son érudition et sa passion pour les raretés déterrées.

Quelques joyaux des compilations dirty:

Who – Odyssey (Dirty Space Disco)

Il pleut- Brigitte Fontaine (Dirty french Psychedelics)

Looking For You – Nino Ferrer (Dirty French Psychedelics)

I Need Somebody To Love Tonight – Sylvester (Dirty Space Disco)

La fin de la vie, le début de la survivance – Cheval Fou (Dirty French Psychedelics)

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