SOUND AND VISION VI: Biggie & Tupac
Aftershow: Dj Sebb

VENDREDI 12 FEVRIER
Bar: 21h
Début: 21h30
Projection: Entrée 8.-//Dj set: Entrée 5.-

Parce que la musique c’est une histoire et que si elle se dit en mélodies et en rythmes, elle se dit aussi en image. Tous les derniers jeudis du mois, Le Bourg avec la complicité d’Ivan (+41) vous présente un genre, un courant musical, un label ou un artiste à travers un film documentaire ou de fiction suivi d’un dj set complétant ce moment de cinéma dédié à la musique.

Pour cette sixième édition, « Biggie & Tupac », documentaire de Nick Broomfield qui tente de lever les mystères sur l’assassinat des deux rappeurs Notorious B.I.G. et 2pac au milieu des années nonante. Deux artistes qui au-delà du fait médiatisé et controversé de leur disparition ont marqué l’histoire du Hip Hop.

Projection
21h30 – Entrée 8.-
« Biggie & Tupac » de Nick Broomfield, 107′, Royaume-Uni, 2002

Une enquête sur les meurtres, toujours non élucidés à ce jour, des deux mastodontes du rap, Biggie Smalls et Tupac Shakur, deux amis devenus ennemis mortels de par les rivalités orchestrées et entretenues par Death Raw Records et plus spécifiquement par son patron, Suge Knight.

West Coast vs East Coast mascarade, Nick Broomfield  intrigué par les zones d’ombre et les incohérences touchant la mort de Biggie et Tupac ré-ouvre le dossier dans un exercice de style dont bien avant Michael Moore la paternité lui revient: l’ « ego » ou « work in progress » documentaire.

Equipe réduite au maximum, présence à l’image du réalisateur (qui prend lui-même le son) accompagné d’ un cameraman, et les jalons d’une investigation dont la construction et les différentes étapes constituent la trame et la base du montage final.

Ce sont les interrogations et les frustrations de Voletta Wallace, mère de Notorious B.I.G. ainsi que les allégations et suspicions de l’ancien inspecteur Russel Poole (dont l’enquête du meurtre de Tupac Shakur lui fut retirée, ses pistes impliquant nombre d’officiers et de magistrats de la police de Los Angeles) qui ont conduit Broomfield à lever les mystères et à mesurer touts la portée des termes: fric, pouvoir et corruption…

Investigation « fouille merde » et faussement naïve, c’est la magie de scènes et d’échanges uniques – dans un triste square de la désolée Baltimore, Michael, ami d’enfance de Tupac négociant, à partir d’un misérable radio-cassette la vente d’un vieil enregistrement. Spontané, vrai coup de poing qui vous attrape le coeur et le serre trop fort -  comme de séquences sensationnalistes et franchement impudiques qui ponctuent cette enquête tordue et déroutante – on pense à la séquence finale où Nick Broomfield pousse et manipule la tension dramatique à son maximum au moment de sa rencontre en prison avec Suge Knight-.

Entre grâce et écoeurement « Biggie & Tupac » offre une plongée totale sur la scène comme dans les backstage du milieu du rap us des années nonante.

Mais pas seulement, une plongée plus large au coeur des dérives des sociétés occidentales, sans jamais dénier le talent et la place prépondérante qu’occupent aujourd’hui Biggie et Tupac au panthéon de la scène hip hop.

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Dj set: Dj Sebb
23h30 – Entrée : 5.-

Hip Hop

Tout commence dans les années quatre-vingt avec le graffiti et le breakdance qu’il tente de pratiquer avant de se concentrer sur ce dans quoi il excelle définitivement : la musique. Celle d’abord de Grandmaster Flash, Run D.M.C et de Whodini.

C’est à l’âge de 17 ans, alors qu’il est encore à l’école, qu’il commence à participer et à organiser des soirées à la mythique et feu DolceVita avant de rejoindre Couleur3 aux côtés de Baby Blu et de Ron-T. Il y co-anime alors une émission pionnière sur les ondes radiophoniques helvètes ne se privant pas de diffuser des morceaux improbables et de double scratcher, le tout en live!

Puis départ pour NYC où il décroche un job dans le magasin Fat Beats Records qui lui permettra de rencontrer et de collaborer avec des noms tels que Tony Yayo de G-Unit, Big Twinz, Infamous Mob, Big Noyd et Prodigy.

Plus récemment il s’est concentré sur le djing et la compilation de titres allant des 60’s jusqu’à la fin des 80’s, le meilleur des tracks qui ont inspirés sa passion pour la musique.

Carte blanche Hip Hop, mais pas seulement ! Carte blanche tout court, les yeux fermés !