SOIREE SLAM





Des soirées « Slam » organisées par l’association la SLAAM (Société lausannoise des amatrices et amateurs de mots) ont désormais lieu au Bourg tous les seconds mardis du mois. L’entrée y est libre et la scène est ouverte. Le principe de ces soirées est simple, pour chaque slam fait, un verre offert. Mais au juste: […]

Des soirées « Slam » organisées par l’association la SLAAM (Société lausannoise des amatrices et amateurs de mots) ont désormais lieu au Bourg tous les seconds mardis du mois. L’entrée y est libre et la scène est ouverte. Le principe de ces soirées est simple, pour chaque slam fait, un verre offert. Mais au juste: c’est quoi le slam?

«To slam» signifie «frapper», c’est un acte poétique oral, déclamé a capella, qui donne la parole à qui veut la prendre, le temps d’un texte qui ne dure guère que 3 minutes, quelque soit son style, mais de son cru. La poésie slam puise son inspiration dans la tradition orale, elle symbolise le renouveau d’une poésie vivante. Aux traditionnelles scènes ouvertes de poésie, souvent longues et ennuyeuses, le slam rajeunit le genre et lui redonne du souffle, un souffle engagé. Aussi, si de n’importe quel pays, de n’importe quelle couleur, la musique est un cri qui vient de l’intérieur, la musicalité des mots et des verbes du slam frappent et sont un véritable exutoire du quotidien, quelque soit la provenance sociale du «slammeur».

Bien qu’il y ait des règles strictes, il y a de multiples alternatives qui ont vu le jour depuis le début de ce mouvement, telles des joutes orales où les candidats s’affrontent devant un public qui décidera quel sera le vainqueur, avec l’assurance de recevoir un verre offert par texte dit. «Le slam est peut-être un art, le slam est peut-être un mouvement, le slam est certainement un moment… un moment d’écoute,
un moment de tolérance, un moment de rencontre, un moment de partage», nous explique Grand Corps Malade. Si le grand public lui doit certaine ment, après le lancement de son premier album, la découverte de cet art de décliner les mots et les verbes, les premiers pas de cette discipline remonte dans les années 80, aux Etats-Unis. Plus proche de nous, c’est en 2003, dans le bar universitaire Satellite de l’EPFL
qu’Aladdin (Pablo Michellod), assiste à la naissance de ce mouvement. Depuis lors, c’est en tandem avec Damiano Boscacci, que ces rendez-vous mensuels ont lieu dans la capitale vaudoise. Organisées par l’association la SLAAM, dont ils sont membres, venez rejoindre le mouvement,laissez-vous tenter par l’exercice, ou venez simplement assister à ces rencontres, sans inscription préalable.

Rendez-vous donc au Bourg, tous les seconds mardis du mois. L’entrée y est libre et ça en vaut le détour… des mots.