Roots Alpestre





A équidistance de Basic Channel, Pharoah Sanders, A Tribe Called Quest et Lee Scratch Perry, «Rootz Teknowledgy» – premier album solo de Nya – plante ses racines dans le Jazz électronique, le Dub et l’Abstract Hip Hop. Né en Suisse en 1970, dès l’enfance Nya rassasie sa faim de musique au son du Dub de […]

A équidistance de Basic Channel, Pharoah Sanders, A Tribe Called Quest et Lee Scratch Perry, «Rootz Teknowledgy» – premier album solo de Nya – plante ses racines dans le Jazz électronique, le Dub et l’Abstract Hip Hop.

Né en Suisse en 1970, dès l’enfance Nya rassasie sa faim de musique au son du Dub de Linton Kwesi Johnson et de Benjamin Zepheniah avant celui du Hip Hop séminal de Run DMC, de Grandmaster Flash et d’Afrika Bambaataa.
En disciple du mouvement Rastafari, il fait le voeu de Nazarite. Une référence que les Rastas empruntent au Livre des Nombres extrait de l’Ancien Testament et au voeu d’ascétisme de Samson qui se traduit par certaines règles de vie comme ne pas se coiffer, ni se couper les cheveux (d’où l’apparition des dreadlocks), à suivre un régime végétarien et aussi ne pas consommer de produit de la vigne.
On ne sait pas ce qu’il en est des produits de la vigne, mais au début des années nonante, Nya a libéré sa chevelure et sa pilosité faciale de toute intervention et s’abstient de toute nourriture animale.
1990: Sciences po et un premier combo de Hardcore, Funk et Rap: Real Audio Warfare (RAW) avant de cofonder Silent Majority avec le pianiste et producteur Pierre Audétat et le rappeur Ndagijé (Dynamike).
Rejoint, entre autres, par Marcello Giuliani à la basse et Erik Truffaz à la trompette, le groupe tracera une route honorable durant la décennie nonante.
Nya est parallèlement Mc au Mythique club Blue Note à Londres, avec une résidence mensuelle autour du projet «Galaktic Sound Lab» (Pierre Audétat, Marcello Giuliani, Erik Truffaz) entre 1997 et 1998.
Nineties plutôt active puisqu’on retrouve Nya sur deux albums d’Erik Truffaz en 1996 et en 1998 et qu’il tourne avec le trompettiste entre 1996 et 2002.
Et diverses collaborations s’enchaînent, se confondent et se succèdent: Patrick Muller Escape, Goo, Mobile In Motion, Stade…
L’énergie d’un projet solo se manifeste au tournant du siècle quand Nya commence à programmer ses propres beats avant de jouer ses propres compositions en live avec Audétat en 2001.
Il joue avec Brink Man Ship (groupe projet) en 2006 et toujours plus ou moins régulièrement avec Truffaz.
Sinueuse partouze instrumentale parmi les références Jazz-Abstract-Electronique suisse.
On va laisser tomber la reconnaissance par groupe et plutôt parler d’une grande famille où les projets fleurissent, traversés par les musiciens qui les composent, décomposent et recomposent au gré de leur énergie créatrice.
Quoi qu’il en soit de cette complexité, Nya s’entourent distinctement dès 2006 de musiciens réguliers pour des lives formés soit en trio, soit en quartet avec Jan Galega Brönnimann (clarinette et effets), Patrick Muller (Fender Rhodes), Laurent Poget (guitare), Spahni (percussions), Christophe Calpini (percussions) ou Alberto Malo (percussions).
De ces lives mêlant l’énergie improvisée du Jazz comme ses sonorités à des expérimentations samplées hypnotiques en connexion avec une instrumentation plus organique vient de paraître «Roots Teknowledgy», enregistré, produit et mixé par le chanteur, rappeur, musicien et poète Nya.
Pour présenter ce premier album solo, Nya (voix, effets, laptop) sera accompagné sur la scène du Bourg de Laurent Poget à la guitare électrique et de Jan Galega Brönnimann (Brink Man Ship) à la clarinette contre-basse et aux effets.