Planète Dirty





Si l’un des 25 morceaux composé pour la b.o. de La Planète Sauvage aurait pu être édité sur la compilation « Dirty French Psychedelics », Alain Goraguer, l’arrangeur, aurait aussi bien pu se cacher derrière l’un des 14 titres qui figurent tout au long de ce voyage dans le temps halluciné, retour sur les terres d’une pop psychédélique française insoupçonnée, livrée durant la décennie 70. […]

Si l’un des 25 morceaux composé pour la b.o. de La Planète Sauvage aurait pu être édité sur la compilation « Dirty French Psychedelics », Alain Goraguer, l’arrangeur, aurait aussi bien pu se cacher derrière l’un des 14 titres qui figurent tout au long de ce voyage dans le temps halluciné, retour sur les terres d’une pop psychédélique française insoupçonnée, livrée durant la décennie 70.

Compilée par les excellents sélectionneurs du collectif parisien dirty, Guillaume Sorge, Clovis Goux et Benjamin Morando ne renient probablement rien de l’héritage de ce musicien, mais font la part belle à d’autres excellents pairs qui ont marqué de leurs arrangements plusieurs générations d’artistes : Karl-Heinz Schäffer ou encore Jean-Claude Vannier, arrangeur du grand « Melody Nelson » de Gainsbourg.

Comme tout le monde, j’ai mes gimmicks. L’un d’entre eux consiste à me fixer comme objectif hebdomadaire de recevoir au moins une décharge musicale. Elles s’accumulent et au terme de l’année, j’ai une grande playlist de laquelle j’extrais, juste pour le juke-box qu’il y a dans ma tête, une dizaine de titres qui auront sans conteste été les plus marquants de l’année.

En 2008, au sommet de mon jukebox figurait « Who » de Odyssey, paru sur la compilation cosmic disco « Dirty Space Disco » sélection du crew dirty, dont les titres sont édités par Pilooski.

En 2009 : « Il pleut » de Brigitte Fontaine, arrangé par… Jean-Claude Vannier, « Utopia » de Karl-Heinz Schäfer, « La fin de la vie, le début de la survivance » de Cheval Fou et « Looking for your » de Nino Ferrer. Quatre, je dis bien quatre titres contenus sur une seule et même compilation, la dernière en date chez dirty, la pré-citée « Dirty French Psychedelics».

Là, je concède sans aucune discussion qu’il y a du génie et une sensibilité inhabituelle chez ces sélectionneurs qui en plus de faire la lumière sur des bijoux contournés ou oubliés (3 volumes de « Dirty Diamonds », entre 2003 et 2006, et 2 volumes de « Dirty Edits », entre 2007 et 2008) sont actifs dans la tenue d’un blog (http://alainfinkielkrautrock.blogspot.com), sont journalistes et auteurs freelance (pour les magazines Dazed and Confused, Trax, Art Press ou encore pour Canal +), dirigent leur propre label sur lequel on retrouve notamment Discodeine, sont sound designer pour le Palais de Tokyo, éditeurs musicaux pour le magazine d’art contemporain Uovo, musiciens, et Djs regroupés autour du Dirty Sound System.

Alors je vous l’annonce, la huitième édition de Sound & Vision tient son highlight de la saison en la personne de Guillaume Sorge qui assurera le set complétant la projection de La Planète Sauvage.
Il nous demandait humblement : « Je peux jouer un peu ce que je veux ? », nous de lui répondre: « Carte blanche ! S’il te plaît! »