PIERRE OMER





Il est des personnes qui aiment écouter de la musique en voiture. Avant de partir sur la route, avant de prendre le large, de mettre les gaz, les disques sont soigneusement choisis, le i-pod généreusement rempli… et les dernières sorties dans les bacs judicieusement conseillées par le disquaire… Bien que cela soit subjectif, il est des musiques plus propices aux voyages, […]

Il est des personnes qui aiment écouter de la musique en voiture. Avant de partir sur la route, avant de prendre le large, de mettre les gaz, les disques sont soigneusement choisis, le i-pod généreusement rempli… et les dernières sorties dans les bacs judicieusement conseillées par le disquaire…

Bien que cela soit subjectif, il est des musiques plus propices aux voyages, des musiques qui inspirent et nous transportent dans un imaginaire qui, à coup sûr, nous font voyager intérieurement au gré des paysages traversés…

Multi instrumentiste (chant, piano, accordéon, guitare), son chapeau campé sur sa tête, Pierre Omer, co-fondateur des défunts « Dead Brothers » déploie une musique de ce genre-là ; cet homme talentueux nous emmène, sa voix plongeant dans les graves et parfois rauque, à travers des ballades folk et blues ; le voyage en vaut la peine.

Son parcours musical atypique est agrémenté d’un foisonnement de rencontres, de projets divers à consonances alternatives (Cave 12 à Genève) et multidisciplinaires.

En effet, de Genève à Madrid notamment, c’est en véritable artiste prolifique que Pierre Omer crée sa propre musique : après le split en 2007 des Dead Brothers, il sort en 2009 sur Radiogram Records son premier album solo « See What’s Hidden » ; mais aussi, il collabore et compose pour le cinéma, le théâtre et la danse ; il tourne et enregistre également avec plusieurs groupes et en produit même certains, dont les Mama Rosin sur VoodooRhythmRecords, groupe cajun’n’roll basé à Genève.

Les personnes qui ont acclamé le premier album de Pierre Omer peuvent se réjouir à nouveau. C’est au mois d’avril que sort dans les bacs son second opus « Do The Gipsy Thing », édité sur le même label ibérico-fribourgeois Radiogram Records, enregistré en France dans le studio de Bob Drake (The Dead Brothers, Mama Rosin) et mixé à Genève. Fait partie de l’aventure, son batteur et fidèle compagnon de route Santiago Rapallo. Du Swing, des beats, du ukulélé et du lap steel, cette étrange guitare hawaïenne qui se joue à plat, vous propulseront en quelques strophes dans des univers dépaysants, voire même exotiques.

En tournée en Suisse, Pierre Omer, qui avait déjà fait une halte au Bourg l’an dernier à l’occasion de la sortie de son premier album, se racontera à nouveau en musique, sur cette terre hospitalière. Le voyage aura duré une année, un nouvel album dans la poche, et c’est fou comme le temps passe vite.