Pas un jour sans Léotard (CH)
Création pour une chanteuse et un comédien

MERCREDI 03 MARS
Bar: 19h
Début: 20h30
Entrée 15.-//5.- avec la carte du Salopard

Sélection de poèmes, d’aphorismes et de prose extraite de « Pas un jour sans une ligne », deuxième recueil de Léotard dont Gaëlle Graf chante et Giorgo Brasey joue l’humour acéré, la tendresse pudique d’un Léotard qui dit l’amour, les joies, l’écriture, la mort, l’usure, la vie, le quotidien et la mémoire…

Celui dont la présence d’acteur a traversé parmi les plus interpellantes productions cinématographiques françaises de ces quarante dernières années : de « La gueule ouverte » de Pialat, à « Max et les ferrailleurs » de Sautet, en passant par « Tchao Pantin » de Berri, autant que par le cinéma pervers, tordu et bout de ficelle de Mocky ; celui qui dans un phrasé parfois indistinct, vacillant et se jouant souvent du tempo disaient en mélodies et chantaient aussi Ferré ; celui qui dans une facétie toxicomaniaque s’est un jour ironiquement autoproclamé ministre de la défonce en écho au statut de ministre de la défense de son frère ; celui-ci réussit à être plus que ce déjà tout.

La voix, la photogénie, cette verve provocatrice Made in France, mais pas seulement : l’écriture aussi et surtout peut-être. Les mots, Léotard les approche d’abord par la voie académique.
Précoce amateur de Baudelaire, de Lautréamont et de Cendrars, cette passion des mots le conduira à se former à la littérature à la Sorbonne, avant d’enseigner les lettres et la philosophie, pour finir par les apprivoiser à son œuvre, moins connue, d’écrivain et de poète.

Gaëlle Graf, de la compagnie Musâtre, connaît Léotard l’acteur, Léotard le chanteur quand elle est renversée par Léotard le poète.

L’entreprise d’une adaptation s’engage alors spontanément quand elle découvre « Pas un jour sans une ligne », biographie faite de prose et de vers, deuxième recueil de Léotard dont le titre évoque la contrainte d’une écriture quotidienne comme il fait aussi explicitement référence à son addiction à la cocaïne.

Fondée sur l’interdisciplinarité, la compagnie Musâtre unit la musique et le théâtre sur une même scène.

Un dialogue entre la musique et le théâtre, et plus précisément entre une chanteuse (Gaëlle Graf) et un comédien (Giorgio Brasey). Un dialogue entre un homme et une femme sur l’usure de l’amour, la cassure, la séparation sans jamais prendre la direction de l’histoire d’un couple et de ses difficultés.
Cette dynamique est contournée pour faire place à deux entités, la chanteuse et le comédien qui témoignent dans l’échange de l’écriture de Léotard.
Une écriture qui porte les marques personnelles et particulières de son auteur, mais aussi d’une réflexion universelle sur l’amour, ses désillusions comme ses espoirs.

Dans une cohérence propre, Gaëlle Graf et Giorgio Brasey, qui signent à eux deux la dramaturgie et la mise en espace de cette création, réunissent au fond l’intention et le sujet : le leitmotiv de la compagnie et les angles multiples à partir desquels Léotard livrait ses émotions et son talent : la comédie, la chanson et l’écriture.

Léotard parle de « Pas un jour sans une ligne »:

Ecouter Léotard: