MISSISSIPPI RECORDS ON TOUR

LUNDI 22 SEPTEMBRE
Bar: 16h30
Début: 17h
Entrée concerts et projection: 18.-|10.- avec la carte du Salopard || Entrée projection seule: 8.-

17h00
« A Cosmic and Earthly History of Recorded Music according to Mississippi Records »
Projection multimédia, conférence et discussion

20h00 – Lives
Marisa Anderson (US), Lori Goldston (US), Dragging An Ox Through Water (US)

Achat Billet

Fondé à Portland en 2003, Mississippi Records est un magasin de disque avant de
rapidement devenir un emblématique label dévoué à la réédition de pépites oubliées méconnues ou mésestimées en leur temps par l’industrie musicale.

Outernational, les objets d’attention viennent des quatres coins du monde dans un crossover de genres: blues, gospel, musiques africaines, rock, jazz, folk, punk.

Une passion humble et laid back – sans business plan.
Le moto qui trône au-dessus de la porte d’entrée du magasin: « Always…Love over Gold »
Pas de caisse enregistreuse ni d’appareils à carte, pas de site internet, de communication ni de relais publicitaires.

Juste un inventaire, un bloc note, une calculatrice (plus récemment un chat) et une énergie rare, entière et sincère à donner une seconde vie à de flamboyants outsiders (Dog Faced Hermans, George « Bongo Joe » Coleman, Kleenex/Liliput, The Georgia Sea Island Singers, The Clean, Alamayahu Eshete, Clara Rockmore, Washington Phillips, Philip Cohran & The Artistic Heritage Ensemble, Michael Hurley,Orchestre Régional de Kayes, etc).

Un catalogue qui en une décennie compte plus de 150 LPs, une centaine de cassettes le tout rendu possible avec un budget dérisoire…

Aux parutions s’ajoutent les présentations itinérantes d’Eric Isaacson l’un des co-fondateurs et boss de Mississippi Records.

Après « I don’t feel at home in this world anymore », performance alliant extraits sonore, slide show, lecture, discussion et séquences filmées compilées à partir des archives de l’ethnomusicologue Allan Lomax, Isaacson reprend la formule et trace à nouveau la route avec « A Cosmic and Earthly History of Recorded Music according to Mississippi Records », un panorama de l’histoire de la musique enregistrée de la naissance des premières stars jusqu’à la sombre période des années 80, qu’il livre en contournant soigneusement les contritions académiques au profit du divertissement et de l’immédiateté.

Une vibrante pérégrination multimédia où l’on croise entre autre Bo Diddley, Rosetta Tharpe, The Collins Kids, Gary Davis et The Staple Singers.

Outre les rééditions, Mississippi Records consacre aussi une partie de son catalogue à des artistes contemporains dont trois d’entre eux se produiront en live dans la foulée de cette présentation: Marisa Anderson, héroïne de guitare lap-steel au puissant drone blues; Lori Goldston, violoncelliste qui repousse sans cesse les frontières de son instrument et Dragging An Ox Through Water, projet solo de Brian Mumform qui s’emploie au déracinement de la tradition folk et country.

20h00

MARISA ANDERSON (US)
DRONE BLUES

Basée à Portland, Oregon, Marsia Anderson est une guitariste, compositrice et multi-instrumentiste .

Elle puise ses inclinations et inspirations dans le Delta blues, le jeu de guitare ouest africain, les radios country des 60’s et 70’s, le gospel et la noise.

Avec une puissante maîtrise de la guitare et de la guitare lap-steel (qui se joue à plat, posée sur les cuisses) ses compositions naviguent entre acoustique et électrique. Trois albums à ce jour, dont deux parus sur Mississippi Records (« The Golden Hour » (2009) et « Mercury » (2013)).

Ces dernières années elle a collaboré avec Godspeed You! Black Emperor, The Devil Makes 3, Tara Jane O’Neil, Beth Ditto ou encore Sharon Van Etten.

Du blues à la sobriété des râgas en passant par des méditations psychédéliques, avec une dextérité confondante elle compte – à l’évidence – parmi ses pygmalions: John Fahey, Ali Farka Touré ou encore Sister Rosetta Tharpe.

LORI GOLDSTON (us)
CELLO SOLO

Lori Goldston est une violoncelliste de formation classique qui s’est rigoureusement appliquée à se départir des usages traditionnelles de son instrument en solo ou avec Earth ou le Black Cat Orchestra.

En marge et en transgression constante des voies attendues, son identité de violoncelliste s’exprime dans des compositions aussi bien amplifiée qu’acoustique et se situe dans un chevauchement permanent des frontières et des cadres propre au violoncelle et aux registres qui lui sont habituellement attribués.

Lori Goldston cultive un esprit libre et sauvage qu’elle exprime en tant que compositrice, improvisatrice, productrice, écrivaine et enseignante.

Name dropping oblige, elle joue entre autre aux côtés de Cobain lors du – aujourd’hui devenu mythique – Nirvana Unplugged, de Cat Power ou de David Byrne et elle est un des piliers des sessions lives de Earth.

Austérité et gravité – sans froideur pour autant – signent « Creekside », son dernier album paru sur Mississippi Records.

DRAGGING AN OX THROUGH WATER (US)
COUNTRY, FOLK

Dragging An Ox Through Water, projet solo de Brian Mumform, pose ses fondations dans la folk et la country tout en en perturbant la tradition en y mêlant drones, grésillements de bandes et oscillateurs homemade.

Mumform joue aussi au sein de Sun Foot, Jackie-O Motherfucker, Deep Fried Boogie Band et Jewelry Rash.

Il est à la tête d’un petit label de cassette & CDR Muiscal Impressions (muim000) et a aussi multiplié les collaborations avec John Wiese, Makino Takashi, John Butcher, Vic Chesnutt ou encore Pete Swanson.

Apôtre d’un genre dont on reconnaît les sources mais qu’on peine à classer précisément, les agencements incongrue de Dragging An Ox Through Water aboutissent à une communion extatique, intemporelle et unique dont le dernier album « Panic Sentry « est paru cette année sur Mississippi Records.