Mike Simonetti & Nite Jewel





Il serait plus juste de se demander ce que Mike Simonetti, tête de file du label Italians Do It Better, basé à Portland fait de mieux? Et bien, repenser les vestiges de l’Italodisco en donnant une seconde vie aux synthétiseurs, aux machines et à leurs effets rétro-futuristes par une vision nouvelle du genre. Une vision qui gomme le rendu parfois superficiel et creux […]

Il serait plus juste de se demander ce que Mike Simonetti, tête de file du label Italians Do It Better, basé à Portland fait de mieux? Et bien, repenser les vestiges de l’Italodisco en donnant une seconde vie aux synthétiseurs, aux machines et à leurs effets rétro-futuristes par une vision nouvelle du genre. Une vision qui gomme le rendu parfois superficiel et creux des productions Euro pop 80’s et qui porte la marque plus sombre et désabusée de notre époque. En sélectionnant avec soin les artistes signés sur le label, Italians Do It Better est devenu une référence que les oreilles averties avaient pu découvrir durant l’été 2007 avec la parution de l’excellente compilation «After Dark» et qu’elles pourront confirmer par la visite exceptionnelle de Nite Jewel, duo signé sur le label en 2008 avec le maxi «What Did He Say», à La Dépendance de Renens ce 20 septembre.

A
rrêt dans l’agglomération lausannoise pour Nite Jewel en pleine tournée européenne après la sortie de «Good Evening», album Disco sous tranquillisants emporté par la voix céleste de Ramona Gonzales, brouillée dans un écho et cernée par une instrumentation lo-fi. Les titres de ce premier album vous plongent dans une tristesse presque confortable et sans origine précise. Autoproduit grâce au soutien notamment de Human Ear Music, en format CD uniquement et édité en version limitée à 1000 exemplaires, l’album est disponible exclusivement sur le site internet du groupe.

Nite Jewel, c’est initialement le nom de scène et le projet musical de Ramona Gonzales, artiste multimédia californienne originaire de Los Angeles, aussi connue pour ses installations vidéos et sonores. A l’aide de tout un tas de petits outils et d’instruments tels que claviers et autres boîtes à rythmes, elle développe rapidement son propre son et enregistre ses morceaux sur un enregistreur portable 8 pistes. La qualité du médium choisi n’est pour Ramona Gonzales ni un moyen, ni une fin, mais plutôt le dispositif qui lui paraît le plus efficace pour repenser l’âge d’or de la Disco alternative qui inspire ses compositions. Premières expérimentations et scènes pour le Nite Jewel de la première heure avant de partager son univers avec Emily Jane, autre artiste multimédia. Le projet solo devient duo et Nite Jewel prend son véritable envol en tournant notamment en première partie de Deerhunter et de Glass Candy. Comme source d’inspiration, le duo cite aussi bien Debbie Deb, sensation Electro-pop de la fin des années huitante, le R&B des années nonante, l’avant-garde expérimentale du Californien Tom Recchion que la New Age Electro-acoustique de l’obscur duo anglais Hari Krishna Woo.