Lumineuse voie cosmique





«So we dusted off dreams / left no room in between and apologized / to be carried away so free / to be carried away so free» («Nous avons donc dépoussiéré les rêves, laissé aucun espace entre nous, et nous nous sommes excusés de nous emporter si librement») Paroles extraites du titre « Never Seen », ballade mystico-cosmique qui vous fait perdre tout bon […]

«So we dusted off dreams / left no room in between and apologized / to be carried away so free / to be carried away so free» («Nous avons donc dépoussiéré les rêves, laissé aucun espace entre nous, et nous nous sommes excusés de nous emporter si librement»)
Paroles extraites du titre « Never Seen », ballade mystico-cosmique qui vous fait perdre tout bon sens et toute raison, pas moins.

Titre loin, mais loin devant tous les autres pourtant remarquables de «Infinite Light», deuxième album de Lightning Dust, projet parallèle à la formation rock prog-psychédélique Black Mountains.

Un morceau touché par la grâce, rare dans une discographie, qui atteint cette perfection qui vous happe et vous contraint, sans négociation possible entre votre oreille et votre centre nerveux, à l’écoute à répétitions. Repeat, repeat, repeat, encore, oui, encore, inlassablement…

Distant des ascendances Black Sabbathienne de l’électrique et saturés space-rock des Black Mountains, les influences d’Amber Webber et de Josh Wells qui forment le duo Lightning Dust, restent seventies, mais se tournent vers un dark-folk calme et mélodique, emphatique et grandiloquent certes, mais digeste, qui rappelle Seattle et les Ultimate Spinach.

Cordes, Korg, pianos et reverb sont omniprésents, tout comme la voix d’Amber Webber. Vibrato gentiment affolé; si cette voix chevrotante et aux intonations dramatiques doit être apprivoisée par quelques écoutes, pour rien ensuite on ne retirerait ce trait distinctif qui construit et nourrit tout l’intérêt et la singularité du duo.

Ballades méditatives ponctuées de titres New Country et de Pop psychédélique, c’est au fond l’élégance qui caractérise le mieux «Infinite Light» paru sur Jagjaguwar à la fin de l’été 2009. Lumière infinie qui diffuse toute la mystique mélancolique de l’Ouest canadien sur les routes européennes, le temps d’une tournée qui se terminera le 15 décembre au Bourg.