Luff
Bruce Gilbert (UK) et projections

DIMANCHE 24 OCTOBRE
18H
Début: 18h30
Projection 13.-//Concert 15.- ou Pass/Abo Luff

S’il y a une passion que le LUFF partage avec le Bourg c’est bien la résurrection des aînés qui ponctue par petites touches nos saisons comme chaque édition du festival. Logique alors de voir le LUFF revenir au Bourg pour deux soirées de sons et d’images.
Pour cette deuxième soirée, alors que tous les autres lieux du festival auront cessé leurs activités, il n’y aura plus que le Bourg pour clore en beauté l’édition 2010 avec le live de Bruce Gilbert suivit d’un dj set de Robin Michel, spécialiste des net labels et de la musique électronique expérimentale.

Projection

18h30 & 20h30 // Entrée 13.- ou pass journaliers et abonnements en vente à la caisse principale du LUFF au Casino de Montbenon

Côté film, une sélection de documentaires dédiés à des artistes ou personnages décalés et un bel exemple d’expended cinema par un de ses représentants les plus rebelles, Wilhelm Hein, l’occasion d’assister à une performance image et son prometteuse.
Le programme des projections sera précisé dans le catalogue du festival ainsi qu’ultérieurement sur cette page.

Concert

22h30 // Entrée 15.- ou pass journaliers et abonnements en vente à la caisse principale du LUFF au Casino de Montbenon

BRUCE GILBERT (Mego / UK)

Membre fondateur et guitariste du très influent groupe londonien Wire depuis 1976, Bruce Gilbert est une figure incontournable de l’avant-garde underground anglaise.

Ce précurseur du spectre des musiques allant du punk à la noise music, reste insaisissable et innovateur jusque dans ses productions et performances solo actuelles en musique électronique.

Au sein de Wire -formation clé dans le développement du punk, mais très vite aussi du post punk-, Gilbert perturbe sans cesse avec humour et dérisions les lignes classiques du rock, en quête des sonorités les plus atypiques, faites d’abord d’effets notamment de distorsions avant qu’aucun accord musical particulier ne puisse sonner.

Sans avoir connaissance de ce qui se passait de l’autre côté de la Manche en Allemagne, Gilbert cherchait une piste similaire du côté des manipulations de bandes magnétiques, synthétiseurs et bidouillage électronique en tout genre avant de se préoccuper d’une quelconque technique musicale.

Durant les années 80 et suivant sa veine situationniste, Gilbert forma aussi le groupe conceptuel Dome qui se produisait notamment dans des galeries d’art incluant des interactions visuelles et jouant affublé de cône de papier réduisant le champ de vision des performeurs.

Dans les années 90, il mixait au sein de la scène techno sous le nom de DJ Beekeeper apparaissant parfois dans un abri de jardin au dessus du dance floor.

Sorti en 1996, Ab Ovo marque une nouvelle phase d’expérimentations sonores en solo telles que nous l’entendrons ce soir en exclusivité présentant son dernier opus en date Oblivio Agitatum aux Editions Mego.

Son œuvre perturbatrice des codes de l’audition musicale et créatrice de nouveaux espaces sonores est seulement citée comme référence fondamentale pour des artistes aussi éclatés entre eux (mais qui ont vendu beaucoup plus de disques que lui et Wire, comme c’est bizarre…) que The Cure, Franz Ferdinand, Fisherspooner, Elastica, Block Party, Henri Rollins ou Manic Street Preachers.

Image de prévisualisation YouTube