Sound & Vision IV: Trip Pacific
Les Chroniques du prévisible: Blok & Francioli

VENDREDI 18 DECEMBRE
Bar: 18h
Début: 18h30//21h30//23h00
Apéro-chronique: 10.- avec un verre offert//Projection: 8.-//Aftershow: 5.-

18H30: LES CHRONIQUES DU PREVISIBLE AVEC LE DUO BLOK-FRANCIOLI.
Ne manquez pas le rendez-vous éphémère de Blok et Francioli. C’est le calendrier de l’Avant qu’on vous propose, histoire de ne rien oublier du drôle de monde dans lequel on vit dans cette atmosphère faussement heureuse des préparatifs des fêtes de fin d’années…

21H30: TRIP PACIFIC
Parce que la musique c’est une histoire et que si elle se dit en mélodies et en rythmes, elle se dit aussi en image. Tous les derniers jeudis du mois, Le Bourg avec la complicité d’Ivan (+41) vous présente un genre, un courant musical, un label ou un artiste à travers un film documentaire ou de fiction suivi d’un dj set complétant ce moment de cinéma dédié à la musique.

Les Chroniques du Prévisible

Du 8 au 23 décembre, tous les jours à l’heure de l’apéro, venez déguster des morceaux d’actualité revus et instrumentalisés par le duo Blok-Francioli. Un spectacle de trois-quart d’heure, créé en collaboration avec le théâtre 2.21, pour vous sortir de la fièvre du shopping de Noël et vous rappeler que, même si vous n’avez pas trouvé de cadeau utile pour votre cher petit neveu, l’apéro reste sacré et instructif.

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PV

21h30-Projection
Entrée 8.-
« Pacific Vibrations» de John Severson, Doc., USA, 1970

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1970 : La montée d’une vague aigre de désillusions. Les promesses révolutionnaires du printemps 68 avortées. Les inquiétudes croissantes du rapport désastreux de l’Homme à la Nature. Le tout comme une mauvaise descente d’acides…

Introspectif, libre, mystique, psychédélique et mélancolique, c’est la vague qui porte les acteurs de la glisse comme la bande originale de « Pacific Vibrations ». Document devenu introuvable, à l’exception de quelques rares copies piratées, ce classique de la Surf Culture capture les tubes, de la Californie à Hawaï. Il suit la quête de ces idéalistes qui portent cette marque distinctive, celle de ceux qui se frottent de trop près aux forces de la Nature. Ailleurs et complètement là en même temps. Ceux qui se confrontent et qui, dans une logique propre, s’inclinent humblement face à l’océan dans une recherche sans fin de la vague parfaite.

feature_3_1Surfer pionnier de la fin des années quarante, réputé pour sa passion des grosses vagues, photographe amateur, peintre, réalisateur et fondateur du mythique « Surfer Magazine » John Severson a été Le porte parole de la Surf Culture, puisant dans toutes ses ressources artistiques pour diffuser la philosophie du surf. En poste à Hawaï dès 56 pour le compte de l’armée américaine, le soldat Severson emploie ses décharges à surfer et à filmer les glisseurs. Ces séquences deviendront la matière de son premier long-métrage : Surf (1958). Dernier volet d’une série de films, tous devenus des classiques du genre compilant des archives uniques de figures légendaires, Steven Severson réalise « Pacific Vibrations » en 1970.

Plaidoyer environnemental invoquant la beauté de l’océan avec le souci de sensibiliser le spectateur à la nécessité de préserver cette précieuse ressource naturelle, « Pacific Vibrations » est un enchaînement de séquences où, accompagnées de musique, la Nature et le sessions de glisse se succèdent, le tout ponctué d’interviews et de commentaires en voix-off.

Le film oscille entre un format documentaire classique et un format expérimental par la maîtrise des prises de vue, le montage et les traitements de la pellicule (images en négatif, ralentis et diffractions de couleurs).

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Si « Pacific Vibrations » est un film sur la Surf Culture, il n’est pas un film sur la Surf Music.

1970 a déjà sonné le glas du léger et naïf Doo-Wop et de l’eldoradesque Californie promue par les Beach Boys de la première période. Eux-mêmes ont déjà tourné la page du « Round round, get around, I get around… », des filles, de la plage et de l’âge d’or d’une Californie fantasmée.
Le costume Rockabilly est remplacé par celui du Rock Psychédélique californien des seventies. Pour ne citer qu’eux : les inventeurs du synthétiseur Moog Paul Beaver et Bernier Krauser écrivent plusieurs des plages musicales du film, tout comme les Colorado Purple Gang (trois des membres du groupe sont surfers), dont la fausse légèreté de leur titre « Good to Be Alive » s’installe durablement dans la mémoire dès la première écoute, et sans oublier Sky Oats qui signe le titre éponyme « Pacific Vibrations ».

« Pacific Vibrations » est un véritable voyage sensoriel. La vague vous saisit de manière addictive et le ballet du surfer fixe et guide l’expérience visuelle, entière, aspirante, qui frappe l’âme et l’étire.

23h00 – Dj Set
Aftershow: Ivan (+41) Fuzzface
Entrée 5.-

Garage Rock, Psyche & Surf

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