L’interview du Salopard – High Wolf





Mystérieuse et psychotrope, la musique d’High Wolf unit boucles cosmiques, guitare fuzz, synthés dronesques, voix réverbérées et percussions tribales. Artiste hyperactif et mondialisé, High Wolf évoque avec ses inspirations, son parcours, ses amitiés, sa démarche créatrice et ses projets avant d’ouvrir sur la scène du Bourg, le vendredi 13 mai, la fenêtre mentale et synesthésique […]

Mystérieuse et psychotrope, la musique d’High Wolf unit boucles cosmiques, guitare fuzz, synthés dronesques, voix réverbérées et percussions tribales.

Artiste hyperactif et mondialisé, High Wolf évoque avec ses inspirations, son parcours, ses amitiés, sa démarche créatrice et ses projets avant d’ouvrir sur la scène du Bourg, le vendredi 13 mai, la fenêtre mentale et synesthésique de son « électronique équatoriale ».

J’ai découvert High Wolf au moment d’« Animal Totem » (2009), ta première sortie sur Not Not Fun, label basé à Los Angeles (Sun Araw, Pocahaunted, Peaking Lights, Magic Lantern). J’en ai spontanément déduit que si tu n’étais pas précisément Californien tu étais probablement Américain. Quant à tes origines prétendument amazoniennes, sans y croire,  j’y ai lu peut-être une manière symbolique  pour toi – par ta curiosité et ta passion toute anthropologique pour les musiques dites « primitives » – de saluer les Tristes Tropiques de Lévi-Strauss, et – par la dimension « aguirrienne » de ta musique – d’honorer Popol Vuh dont tu pourrais, parmi d’autres, avoir été inspiré.

Finalement, au détour d’une certaine confusion que tu sembles entretenir sur tes origines, j’apprends que tu es Français. Avec surprise, je l’avoue, puisque la France n’est assurément pas le berceau historique ni le vecteur d’une tradition réunissant la musique psychédélique, le Kraut, l’Ambient ni la Kosmische Musik.

La seule référence française qui m’est d’ailleurs venue en tête en découvrant ton projet c’est le titre « La fin de la vie, le début de la survivance » (1970), extrait de l’obscur et isolé projet de Cheval Fou … (un compliment à peine masqué tellement ce morceau, du moins pour moi, est monumental)…

Ceci dit, je me suis tout de même demandée pour quelles raisons tu entretenais ce flou?

Tout d’abord je dois dire que tu as très bien cerné le projet en citant deux œuvres fondamentales qui ont beaucoup compté dans la construction de mon imaginaire, « Aguirre » et « Tristes tropiques » qui se déroulent dans un même lieu, la forêt amazonienne. Lévi-Strauss et son œuvre documentaire humaniste, mais aussi littéraire car la prose est brillante, nous met face à l’universalité de l’Homme tout en nous exposant les différences comportementales résultants d’un seul facteur divergent : l’environnement. On est dans l’hyper-réalisme et c’est très beau, voyager mentalement et stimuler son imagination avec autre chose que de la fiction.

De l’autre côté Herzog tourne « Aguirre » qui, même basé sur des faits historiques, est une œuvre délirante et très philosophique. Le décor en devient surnaturel et énigmatique. On est un peu entre deux mondes, à la frontière du fantastique. C’est ça qui m’intéresse, un flou assez fin entre la réalité (un espace temps connu et identifié) et la folie (la magnifique musique de Popol Vuh et une tête coupée qui parle).

En bref ce livre et ce film expliquent le choix initial de l’Amazonie comme « patrie » pour High Wolf car j’ai voulu mélanger le côté humain de Lévi-Strauss et le fantasme de l’Amazonie surnaturelle vue par Herzog. Il m’importe peu de savoir ni de faire savoir quelle est ma véritable nationalité. S’il est vrai, et Lévi-Strauss le montre, que notre environnement nous façonne il faut repenser cela dans le contexte de la mondialisation et de l’Internet. Quand je parle littérature, cinéma et musique avec mes amis, qu’ils soient Californiens, Anglais ou Belges, nous avons grandi avec les mêmes films, les mêmes albums, les mêmes livres. Nous formons aujourd’hui une sorte de communauté internationale.

Je joue, voyage et séjourne dans de très nombreux pays et si je sens une grande différence culturelle avec les pays africains, asiatiques ou sud américains, je ne sens pas un décalage important entre les cultures dans le monde occidental. Les Français n’ont pas inventé le Krautrock ni le Free Jazz, mais ce n’est pas important car aujourd’hui être Allemand, Américain ou Français, c’est la même chose si l’on est acteur de l’underground artistique. Je suis plus proche culturellement de mes amis de Los Angeles que de mon voisin de palier. L’habitus culturel dont pourrait parler Bourdieu est devenu plus un choix individuel (on trouve toute l’information possible sur Internet) que quelque chose de subi, non maîtrisé.

Je me demandais aussi si ce mystère ne voilait pas une certaine pudeur contrainte parmi les pairs, la presse ou le public, certains pourraient penser  – ok, de manière simpliste et réductrice – qu’un Français ne pourrait pas légitimer ni revendiquer

certaines niches musicales?

Pas vraiment, il y aussi l’idée que tout le monde s’en fout de savoir d’où vient High Wolf où comment il s’appelle, mais on me pose beaucoup la question donc finalement les gens sont curieux. Seule la musique et le concept autour de la musique sont importants.

En parlant de références, d’inspiration ou d’influences, quelles sont celles qui ont participé à fonder et à développer le projet High Wolf?

J’ai déjà grandement répondu à cette question plus haut, mais il faut également dire que ma plus grande source d’inspiration reste le voyage. Je voyage beaucoup, autant que possible et c’est ce qui me donne le plus de bonheur.

Je dois y ajouter quelques styles musicaux : le Free Jazz, les musiques traditionnelles africaines et asiatiques, le Krautrock et quelques groupes psychédéliques plus modernes (Vibracathedral Orchestra, Sun Araw, Sunburned Hand Of The Man, Gnod, OM…)


J’imagine qu’une identité musicale aux contours si définis ne se construit pas du jour au lendemain.

Quel est ton parcours musical?

Je n’ai jamais pris de cours de musique, je ne sais pas lire ou écrire une partition, je ne connais aucune théorie. J’ai appris par moi-même, collectionnant petit à petit les instruments. J’ai démarré la musique en faisant des choses très drone et ambient, minimalistes, plus un travail sur le son et les effets, qui m’a formé, qui a développé mon oreille et qui me sert encore aujourd’hui. J’ai acheté ma première guitare en 2008 en Thaïlande et quelques mois plus tard je commençais High Wolf. A force de jouer quasiment tous les jours pendant plusieurs années on s’améliore un peu, mais j’ai encore beaucoup de progrès à faire.

Tu jongles avec les instruments (tablas, guitares, synthés, percussions), avec l’overdub, les field recordings, le sampling et les enregistrements de boucles. Ton travail ressemble plus à un assemblage ou à un montage d’orfèvre qu’à une session d’improvisation Free Jazz.

Pourtant tu dis laisser une grande part d’improvisation dans tes compositions. Comment se construit un titre d’High Wolf et où se situe cette part d’improvisation dans le processus de création?

Tout d’abord je n’utilise pas de field recordings dans High Wolf. Ni de samples (c’ est peut-être arrivé une fois). Je m’auto-sample! En fait tu as raison, ce n’est pas une improvisation pure (mais cela existe t’il?), mais tout se fait sur le moment. Je cherche, je joue les instruments les uns par dessus les autres, j’enregistre…Une idée en appelle une autre. En général j’enregistre une piste avec un instrument et je pense déjà à ce qui va venir après. C’est très excitant…Parfois le résultat est décevant à la réécoute, comparée au plaisir de l’instant, mais la pulsion créatrice et l’abandon de soi sont vraiment très agréables, c’est pourquoi je continue sans cesse de faire de nouveaux morceaux, de nouveaux albums et de nouveaux projets.

En plus de ton projet solo, tu cumules les collaborations. Avec Topping Bottoms, Chicaloyoh, Masaki Nakazawa et Iibiis Rooge, duo que tu formes avec Neil Campbell (Astral Social Club/ Vibracathedral Orchestra) et avec lequel tu as sorti un disque éponyme à la fin 2010. Iibiis Rooge est un projet sombre, proche d’une techno-ambient, plus dur et acéré que les apaisantes et mystico-hypnotiques plages d’High Wolf.

Comment s’est engagée cette collaboration avec Neil Campbell ?

Et bien très simplement. Neil m’a envoyé un message sur myspace au début d’High Wolf (en 2009) me disant qu’il aimait beaucoup ma musique. C’est un de mes héros, autant pour Vibracathedral Orchestra que pour Astral Social Club, j’adore les deux, donc ça m’a fait super plaisir. On a commencé à discuter en ligne et rapidement on a décidé de faire un split. Je lui ai envoyé du son pour le split et il m’a demandé s’il pouvait s’amuser avec et rajouter des sons… Iibiis Rooge a commencé comme ça.

Comment avez-vous concrètement travaillé sur ce projet sachant qu’il réside en Angleterre et toi en France?

Les deux premiers albums (un cdr sur Winged Sun et un LP sur Dekorder) sont des collaborations à distance. On s’est envoyé des fichiers. Chaque titre fait la navette une ou deux fois. Le nouvel album, qui sortira plus tard cette année sur Weird Forest, a été majoritairement enregistré en juin 2010 quand, après ma tournée au Royaume-Uni, je suis resté un peu chez Neil.

Y a t-il- des projets futurs pour Iibiis Rooge?

En plus du nouvel album (qui est fini), nous avons un 7″ à faire, plus une ou deux k7 et probablement un nouvel Lp pour Weird Forest. Mais rien de tout ça n’est commencé. On est tous les deux très occupés. Mais on veut continuer et nous pensons à Iibiis Rooge comme un projet à long terme. Et peut-être que nous allons jouer en live ensemble en tant qu’Ibiis Rooge (Neil a joué avec moi en temps qu’High Wolf), certaines personnes sont intéressées. Mais, ce n’est pas facile car Neil est très pris par ses occupations familiales.

Ceci m’amène à une question physico-temporelle…

En à peine deux ans tu as cumulé plus d’une dizaine de sorties (CDr, vinyl, k7) qui réunissent ton projet solo, des splits et des collaborations. Tu apparais sur de nombreux labels internationaux comme Moaamo (Japon), Bathetic (Usa), Not Not Fun (Usa), Dekorder (Allemagne), Earjerk (Usa), Rocket Recrdings (Angleterre), et bientôt Holy Mountain (Usa), sans oublier Winged Sun (France) sur lequel on reviendra plus loin. Tu collabores avec des artistes établis aux Etats-Unis en France au Japon et en Angleterre.

A moins que tu n’aies percé le secret du don d’ubiquité ne s’agirait-il pas là de la magie Internet?

Tout à fait. Internet est le principal responsable! Sans Internet je n’aurais jamais sorti un disque ni fait un concert. C’est donc une véritable bénédiction pour les musiciens underground, même si le milieu de la musique mainstream pleure sur le téléchargement, nous, on sait qu’on doit une fière chandelle à Internet!

Cela dit je bouge aussi et je rencontre les gens en chair et en os. Je suis allé au Japon tourner avec Topping Bottoms et j’ai rencontré les gens de Moamoo. Britt et Amanda, de Not Not Fun je les ai vus en Europe et à Los Angeles. Sun Araw je l’ai vu dans différents pays et j’ai joué avec lui à Los Angeles. Je suis allé plusieurs fois en Angleterre jouer avec Gnod, Neil et je connais les gens de Rocket Recordings… J’ai aussi rencontré Marc de Dekorder et John de Holy Mountain. Je finis toujours par passer du temps avec les gens… même si le premier contact est invariablement par Internet.

Comment d’ailleurs la collaboration avec Not Not Fun s’est-elle faite ? Ils sont venus à toi ou les as-tu contacté ?

C’est un peu des deux, mais plutôt moi quand-même. J’ai sorti un album chez Stunned, label dirigé par Phil French qui est un membre de Magic Lantern, groupe signé sur Not Not Fun. J’ai su que Britt avait aimé. Du coup je l’ai contacté et lui ai demandé s’il était intéressé pour sortir quelque chose. Il m’a demandé d’envoyer un master / démo et ça n’a pas traîné. C’est devenu « Animal Totem ». Ensuite il y a eu « Ascension », le LP, puis le split 7″ avec Taterbug, puis « Etoile 3030 » la nouvelle cassette qui en fait a été sortie pour que je puisse avoir des cassettes à vendre sur ma tournée US. Il y aura certainement d’autres choses. Not Not Fun est un peu ma maison mère (avec Winged Sun). Mais j’aime aussi papillonner et aller voir d’autres labels.

En plus d’être apparenté à de prestigieux labels, tu as fondé Winged Sun.

Qu’est-ce qui a motivé l’ouverture de ton propre label?

C’est sympa d’avoir la possibilité, grâce à Internet, de pouvoir fabriquer des disques et  des k7 chez soi et de les vendre dans le monde entier. De tout maîtriser de A à Z. Do It Yourself ! C’est toute une philosophie de l’underground également, j’aime ce côté artisanal. Et puis j’aime bien faire les pochettes, les imprimer, copier les disques et les k7, aller à la poste… J’ai l’impression d’avoir un travail et j’apprends beaucoup en faisant tout ça !

Mais je ne considère pas Winged Sun comme un « vrai » label, je ne sors que ma propre musique ou celle d’amis proches. Je ne me vois pas sortir la musique de gens que je ne connais pas ou peu, car il y a des milliers de labels qui font du meilleur boulot que moi à ce niveau là. Je n’envoie quasiment pas de promo, mes objets sont fait à la maison…C’est beaucoup moins pro que les labels de cassettes aux USA par exemple qui pressent tout en usine.

Quels sont pour toi les avantages et les inconvénients à être signé et à se signer soi-même?

C’est bien de passer par d’autres labels que le sien pour des tas de raisons. Rencontrer de nouveaux gens, être écouté par de nouveaux auditeurs qui connaissent le label mais pas forcément High Wolf et qui vont faire confiance à l’esthétique et à la cohérence du catalogue.

C’est intéressant aussi pour tout ce que je ne peux pas ou ne veux pas faire (pour l’instant) avec Winged Sun : du vinyle ou de la cassette pressée en usine.

D’un autre côté, j’enregistre tellement que parfois c’est plus simple de me dire, je le sors moi-même. Le délai est alors très court entre l’enregistrement et la sortie.

Quelles sont les prochaines sorties de prévues sur Winged Sun ?

Les prochaines sorties du label seront a priori la deuxième  cassette de Black Zone Myth Chant, un nouveau split High Wolf / Annapurna et peut-être une collaboration High Wolf / Sun Araw en coproduction avec Sun Ark. Je pense aussi essayer de presser des k7 en usine en Angleterre, car même si ça va me revenir plus cher, j’ai envie de voir la différence. Et les gens sont demandeurs d’objets un peu plus pro… Je vais peut-être y venir tout doucement….

J’avais lu il y a un bout de temps déjà qu’un split avec Forest Swords était prévu. Qu’en est-il?

Le split LP avec Forest Swords était prévu sur Group Tightener. Après avoir attendu la face de Forest Swords assez longtemps, il a préféré annulé de manière assez honnête, n’étant pas satisfait de ses productions. Du coup on y est allé avec le plan B, un split High Wolf / Annapurna Illusion. Il vient tout juste de sortir avec une pochette dessinée par Ryo Kuramoto de Topping Bottoms qui a fait du très bon boulot… J’en suis très content. Là encore, les choses ont trainé pour plein de raisons, le label a proposé le projet à l’automne 2009, la musique a déjà plus d’un an. Ce sont les aléas d’un label plus sérieux que je n’ai pas avec Winged Sun. Cela dit, je le rajoute encore une fois, je suis très content de voir ce split sortir et très content de la confiance de Group Tightener.

Un Lp de High Wolf est également annoncé sur Holy Mountain pour 2011.

Peux-tu nous en dire plus sur cette prochaine sortie?

Là aussi, la musique a été enregistré il y a quasiment un an et demi. Tout est prêt, les tests pressings sont arrivés, mais le label souhaite attendre fin mai ou juin car mon actualité discographique est assez chargée en ce moment (la k7 sur Not Not Fun, le 7″ sur Bathetic, le split LP sur Group Tightener). Je respecte ce choix.

Au niveau de la musique,  « Atlas Nation » est plus sombre que les disques précédents, plus de guitare aussi. Je le considère comme le second album d’High Wolf, après « Ascension », toutes les autres sorties sont importantes également, mais sont plus des instantanés, moins pensées en terme d’album, comme les splits ou les formats courts (7’’). J’ai presque fini le troisième album qui sera un peu l’antithèse d’ « Atlas Nation ». Enfin je crois…

Tu reviens d’une tournée aux Etats-Unis où j’imagine qu’avec l’appui des écuries Not Not Fun ou Holy Mountain les rencontres ont dû être prolifiques et les salles pas difficiles à séduire.

Comment réagissent la presse et les salles européennes à ton travail ?

La tournée aux USA s’est très bien passée. Je n’ai pas vraiment joué dans des salles comparables à celles où je peux jouer parfois en Europe car je n’avais pas le visa de travail. J’ai donc joué dans des galeries d’art, sur des campus… A part à Austin pour le showcase Not Not Fun du festival SXSW dans un théâtre assez classe. Les gens étaient plutôt réceptifs et excités, c’était sympa. J’ai collaboré avec de supers musiciens qui sont aussi mes amis : Dewey Mahood (Eternal Tapestry), Super Minerals, Cameron (Sun Araw), Alex Gray (Deep Magic), M Geddes Gendras, Brian Pyle (Ensemble Economique)… J’ai aussi passé du temps avec d’autres de mes amis musiciens comme Jeff / René Hell ou Pete Swanson. J’ai appris énormément pendant ce voyage mais surtout je me suis bien marré! J’ai passé les deux tiers de la tournée avec un pote qui a filmé un peu tout et qui va faire un documentaire sur la scène aux USA avec des interviews de tous les gens que je viens de citer plus haut. Ca devrait être assez cool.

Les échos et les perspectives te paraissent-ils différents en Europe qu’aux Etats-Unis?

Je pense que ça commence à venir en Europe. Je reçois encore des mails en Anglais me demandant de jouer en France, ce qui prouve que les gens en sont encore à la surface, mais ça progresse. Et les conditions en Europe, grâce au réseau de salles subventionnées, sont plus faciles qu’aux USA, et de loin.

Pour ta date au Bourg, tu seras accompagné par Chicaloyoh en première partie. Peux-tu nous présenter cette artiste française et nous en dire plus de votre rencontre

et de votre collaboration?

Chicaloyoh est une bonne amie, une fille qui a beaucoup de talent. Nous avons un ami en commun qui nous a présenté il y a quelques temps, en 2009 je crois. Elle faisait partie d’un groupe qui s’appelle Folle Eglise qui a sorti un cdr et une k7 sur Kaugummi, la maison de publication de ce fameux ami. Nous avons sympathisé et comme elle vient de temps en temps chez nous, nous en avons profité une fois pour improviser une soirée. C’est devenu le disque éponyme de Voodoo Mount Sister. Elle a joué deux ou trois fois avec moi sur scène pour des concerts d’High Wolf également. Elle habite avec son copain dans une superbe maison à la campagne et ils ont un studio d’enregistrement là-bas. L’an dernier j’y suis resté trois jours pour enregistrer des morceaux d’High Wolf avec elle. L’un de ces titres, « Studio 3 » est sorti sur « Etoile 3030 ». Chicaloyoh a démarré il y a environ un an et la progression est impressionnante, tant sur album que sur scène.

Quels sont tes projets pour la deuxième moitié de l’année 2011 ?

Et bien je ne sais pas trop. J’ai une vision claire de mon planning jusqu’à fin juin, mais après, rien de concret. Sûrement assez peu de sorties, peut-être un LP, pas plus. Je ne sais pas encore si je vais tourner à l’automne prochain. Peut-être que je vais tout simplement faire un mini break, enregistrer un peu, avancer dans de nouveaux projets musicaux et extra musicaux. Peut-être voyager quelque part, j’irais bien en Indonésie par exemple. Je n’ai jamais trop de projets à long terme.

Pour finir, la traditionnelle question du Salopard qui te nourrira le 13 mai:

Ton repas idéal avant de monter sur scène ?

Et bien en général, j’aime manger local. Essayer les spécialités du coin. Alors en Suisse, il y aura du fromage j’imagine! Comme je pense qu’il fera beau mi-mai, je vois bien une salade végétarienne avec du fromage, des tomates, de l’avocat, des olives, du quinoa… Un peu d’hoummous, de la roquette, du vin rouge et du bon pain à coté et c’est parfait !

M.J.

www.myspace.com/highwolfmusic

http://kaugummi.fr/chicaloyoh/

www.myspace.com/tchakabak (Buvette)