Impetus présente… Wino





Adeptes de musiques bruyantes sous toutes les coutures, les larron-ne-s d’IMPETUS ont proposé une première édition du festival du même nom en avril dernier (c’était au Bourg, Romandie, Bleu Lézard et D! Club), avec plein de post-hardcore’n’roll, d’electro bruitiste ou de folk crasseux sur trois jours. Afin de patienter avant la deuxième édition du 21 au 24 avril 2011, IMPETUS a […]

Adeptes de musiques bruyantes sous toutes les coutures, les larron-ne-s d’IMPETUS ont proposé une première édition du festival du même nom en avril dernier (c’était au Bourg, Romandie, Bleu Lézard et D! Club), avec plein de post-hardcore’n’roll, d’electro bruitiste ou de folk crasseux sur trois jours. Afin de patienter avant la deuxième édition du 21 au 24 avril 2011, IMPETUS a une envie qui démange, celle de co-organiser ponctuellement la venue de leurs artistes chouchous dans diverses salles lausannoises, afin de garder la flamme tout au long de l’année. Et pan: voici que Wino investit le Bourg sous la houlette impétueuse.
Wino (de son vrai nom Robert Scott Weinrich, mais il est vrai que «Robert» sonne moins catchy comme nom de scène) est le genre de gars que tout le monde connaît sans vraiment le connaître: le bougre ne cultive pas vraiment son image et est peu enclin à afficher sa bobine dans la presse spécialisée. Il a même attendu vingt ans de carrière avant de faire un album sous son «nom».
Et quelle carrière: initiateur de The Obsessed, formation séminale de toute la scène doom/stoner à la fin des années quatre-vingts, il est ensuite devenu le frontman des légendaires St Vitus, avant d’enquiller The Hidden Hand et Spirit Caravan. De quoi être cité en référence aux quatre coins du monde, de Cathedral à Sunno))),en passant par tous les poulains passés chez Man’s Ruin, et 90% des groupes qui tâtent du riff seventies ou du sludge. Son plus récent fait d’armes est d’avoir réuni Scott Kelly (Nuerosis), Dale Crover (Melvins) et Al Cisteros (Sleep, OM) autour de lui au sein de Shrinebuilder, nouveau «supergroupe » de la scène indépendante américaine (en concert à la Rote Fabrik de Zurich le 21 novembre, tiens).
Car outre d’avoir défini une scène quasiment à lui tout seul, Monsieur Weinrich aime se frotter aux meilleurs: Jean-Paul Gaster, inégalable batteur des inégalables Clutch; Joe Lally, guitariste des mythiques buveurs de Tourtel Fugazi; Dave Grohl (je vous passe son CV, nous sommes bien d’accord?) sur son projet «Probot», Rob Halford (si, le truculent vocaliste de Judas Priest!) et une tripotée d’autres stars ont fricoté avec Wino dans moult projets plus ou moins ponctuels – la liste est plus longue qu’un morceau d’Electric Wizard.
Et, pour une fois, Wino se la joue «solo». Armé d’une guitare sèche, de trois bougies et de deux décennies d’expertise vocale, il vient défendre son album acoustique paru ces jours chez Exile on Mainstream. Un album «tout nu», sans fioriture aucune, exercice acrobatique s’il en est, dont Wino s’en tire les doigts dans le nez.
Si le sieur Weinrich sera seul sur scène, ça sera aussi le cas de Brian Danilovski, aka DARSOMBRA, issu de la scène métallique de Baltimore, qui tripatouille basse, guitare et effets pour créer une drone atmosphérique entre Sunno))) et Eluvium. Et encore un troisième gars tout seul, Conny Ochs, teuton celui-là (il se réclame de Townes Van Zandt et de Motörhead) démarrera les arpèges en début de soirée.
Une soirée qui s’annonce religieuse, voire messianique, dans le velours du Bourg.