HELEN MONEY (US)





Violoncelle : oui, classique : sûrement pas ! Ca pourrait s’appeler « Ma vie après The Clash»… Ce qu’il y a avant? La jeune Alison Chesley apprend le violoncelle, quelque part près de Los Angeles, appliquée bien comme il faut. A l’adolescence, elle maîtrise l’instrument, mais se retrouve aussi presque par hasard du côté de la scène alternative, dans […]

Violoncelle : oui, classique : sûrement pas !


Ca pourrait s’appeler « Ma vie après The Clash»… Ce qu’il y a avant? La jeune Alison Chesley apprend le violoncelle, quelque part près de Los Angeles, appliquée bien comme il faut. A l’adolescence, elle maîtrise l’instrument, mais se retrouve aussi presque par hasard du côté de la scène alternative, dans des concerts rock. Là, elle parle d’un choc: l’énergie, le sentiment de connexion avec les groupes, et le fait de réaliser que pour elle, le son est “ce qu’il y a de plus important au monde”.

Adieu Chopin, donc, Alison passe une longue période entre The Clash, les Minutemen, The Who, et les groupes de l’underground californien. Elle finit par reprendre le violoncelle, mais cette fois-ci en se détachant totalement des conventions classiques. Elle se transforme en Helen Money l’iconoclaste – l’instrument est utilisé avec un ampli et des effets développés pour la guitare électrique, et par moments il est carrément maltraité. Les techniques de jeu d’Alison défrisent à tous les coups les puristes, mais croyez bien que ça lui est égal: ce qui lui importe, c’est d’en tirer les sonorités qu’elle veut, souvent sombres et impressionnantes. Elle les laisse planer seules, en leur donnant de la place, ou alors elle les superpose à l’aide de loopers. Le résultat est intense, entre des textures à la Sunn O))) et des moments violents, qui ont fait parler d’un “one woman hardcore band”.

Elle admire « ceux qui jouent parce que c’est un besoin de vie ou de mort », et c’est un trait qu’on ressent aussi fortement en la voyant en concert : son jeu est d’une sincérité totale, et c’est sûrement pour ça qu’il peut si bien vous prendre aux tripes. D’après Joe Lally (FUGAZI):

« Alison’s music is heavy and it’s her own. She’s not kissing anyone’s ass when she plays, and these days that’s saying something. »

La reconnaissance est aussi venue de Shellac et Earth, pour qui elle a tourné en première partie, Rhys Chatham ou Anthrax, Russian Circles, MONO, Chris Connelly Broken Social Scene, avec qui elle a enregistré au légendaire Electric Audio de Steve Albini.

Mercredi 23 mars, Helen Money sera au Bourg, alors réservez vos places, ce sera un moment à ne pas louper!

Tamara, GreenXS Music

www.helenmoney.com