Festival IMPETUS: divergence première





20 têtes sans affiche ! Première édition d’Impetus, tout neuf et frais venu sur la scène festivalière européenne. Une seule dénomination pour un festival transfrontalier jumeau et jumelé entre la Suisse (Lausanne, du 15 au 18 avril) et la France (sur l’aire urbaine de Montbéliard-Belfort, du 16 au 20 avril). Neuf jours cumulés sur cinq et quasi simultanés d’expérimentations sonores de tout ce qui ne […]

20 têtes sans affiche !

Première édition d’Impetus, tout neuf et frais venu sur la scène festivalière européenne. Une seule dénomination pour un festival transfrontalier jumeau et
jumelé entre la Suisse (Lausanne, du 15 au 18 avril) et la France (sur l’aire urbaine de Montbéliard-Belfort, du 16 au 20 avril).

Neuf jours cumulés sur cinq et quasi simultanés d’expérimentations sonores de tout ce qui ne passe malheureusement ou heureusement pas (tiens en voilà une vraie question) à la radio…

Du rock : celui des interstices. Garage, black metal, drone, space rock, noise, death metal, heavy hip hop, punk et grindecore : Faites votre marché dans les aspérités des musiques isolées et minorisées pourtant majeures ; entre Le Romandie, La Cave du Bleu, Le D ! Club et le Bourg .
C’est au début de l’année 2009 qu’Eline Müller et Renaud Meichtry (programmateurs du Romandie première génération, 2004-2008) décident de déterrer leurs vieilles aspirations de défricheurs (sous l’aile nourricière de « E la nava va » association gérante du Romandie et généreuse pourvoyeuse d’une partie des fonds nécessaires à ce projet) : quatre lieux qui reçoivent une programmation qui, si elle explore pléthore de sous-genres, poursuit un objectif unique et cohérent : faire découvrir les artistes nationaux et internationaux d’un rock souterrain, peu couru et aux ramifications multiples. Un festival indoor à la programmation exigeante qui investit des petits clubs et des espaces culturels attire rapidement Kem Lalit (programmateur des Eurockéennes de Belfort) et David Demange (responsable culturel de l’agglomération de Montbéliard). Ils se lancent l’été de la même année dans le développement d’un projet jémélaire dans leur région.
Le festival Impetus devient alors double et franco-suisse, permettant une logistique commune, un partage de compétences et une réelle synergie par l’échange d’artistes locaux et internationaux.
Cette première édition verra ainsi quelques artistes jouer sur les deux territoires nationaux comme My Own private Alaska et son post-hardcore pour piano, Kong et son punk 18e degré ou encore la création métallo hip hopeuse de Sludge vs Oktopus, bien que la programmation reste indépendante à chaque région.
Première rencontre frontale donc avec la scène multiangulaire et prolifique de la marge, celle qui nourrit véritablement la musique en tant qu’art et espace d’exploration créatrice et qui en donne le juste Impetus*…

*n.m. du latin « élan
moteur »