Felix Kubin (DE)





« La lueur de nos yeux nous rend radioactifs On éveille l’obsession qui longtemps dormait en nous Le coup d’aile de l’aurore tourbillonne sur la mer Et on chasse notre fatigue a coup de fouet C’est l’heure de la tempête L’heure n’est plus à l’attente On tire sur les conformistes Avec de l’encre et du plomb […]

« La lueur de nos yeux nous rend radioactifs

On éveille l’obsession qui longtemps dormait en nous
Le coup d’aile de l’aurore tourbillonne sur la mer
Et on chasse notre fatigue a coup de fouet

C’est l’heure de la tempête
L’heure n’est plus à l’attente
On tire sur les conformistes
Avec de l’encre et du plomb
Enlevez toute peur
Tous les cœurs battent bien
Et le rythme de notre création
Nourrit la folie et le courage »

La révolution culturelle. Felix Kubin

En juin 2010, The Wire faisait sa couverture avec un portrait de Felix Kubin en révolutionnaire de la 3ème dimension, le regard bleu glacé qui nous rappelle autant une pointe d’iceberg à la dérive, menacée par le réchauffement climatique, que la saveur douce-acide d’un bonbon au parfum ice-blue qu’on préfère ne pas croquer mais laisser fondre délicatement dans notre bouche…

Felix Kubin, compositeur Allemand de musique électronique, né à Hambourg en 1969, est un performeur hyperactif, soucieux et conscient de son impact. Pop SF, dadaïsme, art sonore, film gore, musique bruitiste, théâtre radiophonique, vidéo, cela fait un quart de siècle que le fondateur du « Syndikat für Gegenlärm » (syndicat du contre-bruit)  est un adepte du détournement par l’humour. Fasciné par les sons que nous associons à la science-fiction, il nomme son propre label qui voit le jour en 1998 Gagarin Records en hommage au célèbre cosmonaute du même nom.

A l’écoute, si ses compositions nous rappellent des univers sonores synthétiques, poétiques et burlesques que nous aurions déjà pu entendre, il ne demeure pas moins qu’il nous est à chaque fois difficile de les classifier dans un genre établi. Ce sentiment qui pourrait être déstabilisant trouve écho dans son irrémédiable besoin d’inventer sans citer, mais aussi parce qu’il utilise dans son oeuvre des échantillons de sons provenant de ses créations et de sa propre histoire musicale.

En 2006 déjà, Felix Kubin était un des premiers à monter sur la scène du Bourg. C’est avec un immense plaisir que nous l’accueillons à nouveau le 25 février. Ce soir-là nous lui souhaitons un ciel sans stratus, afin que toute l’amplitude sonore de sa musique parvienne sans faille dans les plus hautes stratosphères. Amis ufologues bienvenus. P.S.

www.myspace.com/fkubin