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	<title>Le Bourg &#124; Café théâtre à Lausanne</title>
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	<description>Concerts, Projections, Performances, Théâtre, Vernissage</description>
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		<title>SAMEDI 16 JUIN  Belair Records (dj set)</title>
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		<pubDate>Wed, 16 May 2012 08:24:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Le Bourg</dc:creator>
				<category><![CDATA[Soirées]]></category>

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		<description><![CDATA[« We ain’t no juke box, we play what we want »]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="post-1656">
<div>
<h3><a style="font-weight: bold;" href="http://www.le-bourg.ch/wp-content/uploads/2011/08/image_bourg1.jpg"><img title="image_bourg" src="http://www.le-bourg.ch/wp-content/uploads/2011/08/image_bourg1.jpg" alt="" width="350" height="190" /></a></h3>
<li><a href="http://www.belair.li/" target="_blank"><strong>www.belair.li</strong></a></li>
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		<title>  EDITO  &#8211; Swiss Egyptian Reggae</title>
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		<pubDate>Tue, 15 May 2012 12:13:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>gaelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[L’échinococcose]]></category>
		<category><![CDATA[Mars 2011]]></category>

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		<description><![CDATA[Mettons le minaret au milieu du village lausannois : A l’origine il y a le papet vaudois. Absolument ! On a trop souvent tendance à oublier l’essentiel : A l’origine de la vie culturelle du village lausannois, il y a le papet vaudois.
Une hirondelle ne fait pas le printemps et il faut reconnaître que sous ses grands airs [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Mettons le minaret au milieu du village lausannois : A l’origine il y a le papet vaudois. Absolument ! On a trop souvent tendance à oublier l’essentiel : A l’origine de la vie culturelle du village lausannois, il y a le papet vaudois.</p>
<p>Une hirondelle ne fait pas le printemps et il faut reconnaître que sous ses grands airs de grande ville (du rock), Lausanne reste une campagnarde qui frissonne devant sa vie culturelle bruyante et foisonnante. A la vaudoise, on avance et puis on recule, pour pas trop déranger. Alors ça donne un joli foutoir et un joli papet.</p>
<p>Et puis avec le printemps qui pointe le bout de son nez, on se prend tout d’un coup à rêver de bouleversements. Bon, faut pas pousser mémé, on est pas Tunis, et en bons protestants, on ne se couche pas comme ça devant Mars et ses velléités guerrières, même en période d’élections. Non non, ce qu’on aime ici, c’est juste un peu de rock, qui met pas le feu au lac. On est pas fous : on laisse ça à la méditerranée.</p>
<p>Vive le printemps ! vive le papet ! vive le reggae !</p>
<p>S.D.</p>
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		<title>  Dennis Nyback : la bobine surprise</title>
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		<pubDate>Tue, 15 May 2012 12:11:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>gaelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[L’échinococcose]]></category>
		<category><![CDATA[Mars 2011]]></category>

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		<description><![CDATA[Parcours atypique que celui de Dennis Nyback qui, de simple projectionniste dans divers cinéma du Nord-Ouest des Etats-Unis, est devenu un professeur d’université respecté et internationalement reconnu pour ses programmations de films hors normes, aux intitulés fleuris: Ooh la la : A History of Lingerie, F@!k Mickey Mouse (aka compare to Disney), The Mormon Church explains [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><strong>Parcours atypique que celui de Dennis Nyback qui, de simple projectionniste dans divers cinéma du Nord-Ouest des Etats-Unis, est devenu un professeur d’université respecté et internationalement reconnu pour ses programmations de films hors normes, aux intitulés fleuris: </strong></span><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><em><strong>Ooh la la : A History of Lingerie</strong></em></span><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><strong>, </strong></span><span style="color: #0000ff;"><a href="&#109;&#97;&#105;&#108;&#116;&#111;&#58;&#70;&#64;&#33;&#107;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><em><strong>F@!k</strong></em></span></span></a></span><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><em><strong> Mickey Mouse (aka compare to Disney)</strong></em></span><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><strong>, </strong></span><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><em><strong>The Mormon Church explains it all for you</strong></em></span><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><strong>, Jazz, </strong></span><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><em><strong>Sex and War Cartoons,</strong></em></span><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><strong> </strong></span><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><em><strong>Bad Bugs Bunny</strong></em></span><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><strong>, etc… Derrière ces titres sulfureux sont réunis avec brio des séries de films inclassables, dérangeants, anticonformistes et méconnus, qui ont notamment et pour d’obscures raisons, faits péter les durites des dirigeants de la Warner…</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Dennis Nyback est un passionné. Né en 1953 dans l’Etat de Washington, ce projectionniste hyperactif devient un archiviste atypique en amassant une collection de plus de 6000 films 16 et 35mm. Nyback en a vu des films, des verts et des pas mûrs : après avoir été soupçonné de terrorisme lors de l’explosion d’un cinéma porno de Seattle dans lequel il travaillait, l’homme a même possédé un temps sa propre salle de cinéma, prenant dès ses débuts le soin d’enrober les films projetés de leurs attributs historiques: infos d’époque, courts métrages, publicités, tout est mis en œuvre pour plonger les spectateurs dans une expérience cinématographique totale.</span></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Mais la location de ces films coûte cher. Il réalise alors que les droits de la plupart d’entre eux sont déjà tombés dans le domaine public et entreprend dès lors de les acheter, plutôt que de les louer. C’est ainsi qu’il démarre cette fabuleuse collection. A priori, rien de particulier ne lie ces films les uns aux autres, et les thématiques semblent aussi variées et nombreuses que les bâtisseurs de la tour de Babel. Mais à y regarder de plus près, on y décèle vite une propension à dénicher le film qui transgresse, le subversif, le document hors normes et oublié, qui éclaire un contexte historique précis du 20</span><sup><span style="font-family: Arial, sans-serif;">ème</span></sup><span style="font-family: Arial, sans-serif;"> siècle.</span></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">En ce sens, Nyback, bien plus qu’un archiviste, est un historien qui propose une lecture très précise de l’histoire au travers du cinéma. Les programmes à thème qu’il présente, soigneusement construits, mettent en évidence les influences profondes des films qui les composent. Dennis Nyback ne se contente d’ailleurs pas de projeter : il accompagne comme par le passé la projection des meilleurs attributs qu’il puisse trouver. Comme le ferait un réalisateur de fiction et tel qu’il le dit finalement lui-même : « </span><span style="font-family: Arial, sans-serif;">I always try to make all my shows entertaining, educational and 90 minutes » (et toc).</span></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Dennis Nyback n’est pas étranger à Lausanne puisqu’il est déjà venu, ses bobines de films d’animation hallucinants sous le bras, dans le cadre du Lausanne Underground Film Festival en 2008. C’est donc en terrain connu et conquis que notre homme vient présenter un nouveau programme ce 22 mars au Bourg , </span><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><em>The Effect of Dada and Surrealism on Hollywood Movies of the 1930&#8217;s</em></span><span style="font-family: Arial, sans-serif;">, qui met en lumière un aspect méconnu du cinéma de cette époque.</span></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Je vous entends déjà rouspéter que Dada avait déjà sombré dans ses querelles intestines au milieu des années 20 ! Certes, répondrais-je, mais l’onde de choc qu’il a provoquée frappe alors les grands écrans du cinéma populaire. Les Marx Brothers notamment en usent et en abusent par le biais d’une démarche humoristique et absurde. Au travers de ces films, on comprend alors combien le dadaïsme influençait encore l’esprit de l’époque en étant plus qu’un mouvement artistique, mais une véritable réponse politique anti-militariste à l’absurdité nationaliste de l’avant deuxième guerre mondiale. Le Surréalisme, très en vogue, imprégnait lui aussi nombre de films classiques produits par la Paramount ou Warner Bros, laissant transparaître un cinéma hollywoodien autrement plus délirant sous le vernis du conformisme bien-pensant des années 30.</span></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Dennis Nyback propose donc un échantillon d’extraits commentés : </span></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><strong>THE BIG BROADCAST (Paramount 1932)</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><strong>INTERNATIONAL HOUSE (Paramount 1933)</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><strong>DAMES (Warner Brothers 1934) </strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><strong>MONTE CARLO (Paramount 1930)</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><strong>EVERYTHING’S RHYTHM (Gaumont British 1937)</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><strong>NEVER GIVE A SUCKER AN EVEN BREAK (Paramount 1941)</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><strong>DAMES (Warner Brothers 1934)</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><strong>DUCK SOUP (MGM 1933)</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><strong>INTERNATIONAL HOUSE (Paramount 1933)</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">En voyant ces films, on imagine l’effroi des puritains bornés et autres culs-serrés nationalistes de l’entre-deux guerres, et alors on se dit que oui, que ceci est bien une pipe, et que les culs-serrés sont toujours bien en jambes dans nos petites contrées nombrilistes… Et alors o</span><span style="font-family: Arial, sans-serif;">n a le vague à l’âme et on rappelle Breton à notre bon souvenir : « Le témoin tient-il à passer pour un parfait imbécile ou cherche-t-il à se faire interner ? »</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Et alors, pour l’éternité, Tzara de lui répondre: « Oui, je tiens à me faire passer pour un parfait imbécile et je ne cherche pas à m&#8217;échapper de l&#8217;asile dans lequel je passe ma vie. »</span></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">S.D.</span></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">www.dennisnybackfilms.com</span></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
]]></content:encoded>
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		<title>  Délires et des lettres, un livre tout simplement.</title>
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		<pubDate>Tue, 15 May 2012 12:10:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>gaelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[L’échinococcose]]></category>
		<category><![CDATA[Mars 2011]]></category>

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		<description><![CDATA[Entretien avec Kevin Pittet,
pour « Coucou, c’est mou » Drogues et sexualité font-ils bon ménage ?
chez Racolade édition.
Le journaliste – Kevin Pittet, Bonjour, vous venez de publier « Coucou, c’est mou » Drogues et sexualité font-ils bon ménage ? chez Racolade édition, un ouvrage tout en finesse qui tente d’expliquer pourquoi beaucoup de jeunes, à l’heure actuelle, entretiennent des rapports de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Entretien avec Kevin Pittet,</em></p>
<p><em>pour « Coucou, c’est mou » Drogues et sexualité font-ils bon ménage ?</em></p>
<p><em>chez Racolade édition.</em></p>
<p><em>Le journaliste</em> – Kevin Pittet, Bonjour, vous venez de publier <em>« Coucou, c’est mou » Drogues et sexualité font-ils bon ménage ?</em> chez Racolade édition, un ouvrage tout en finesse qui tente d’expliquer pourquoi beaucoup de jeunes, à l’heure actuelle, entretiennent des rapports de plus en plus étroits avec, ce que vous nommez, le vertige de la défonce et du cul. Kevin Pittet ?</p>
<p><em>Kevin Pittet</em> – Ben c’est-à-dire que moi… bon, ben alors, si tu veux, j’ai grandi dans le nord vaudois…</p>
<p>– Dans le Gros-de-Vaud…</p>
<p>– Ouais, vers Orbe, par là-bas… Et pis tous les samedis, j’allais au bal et pis les mecs se cuitaient au Bon Père*… j’aime autant te dire… Et pis, on finissait par ramoner des gamines dans les tessons d’Heineken*… Je me suis dit : « C’est pas une vie, quoi. » Tu vois ?</p>
<p>– Mh… Ça y va, hein !</p>
<p>– Alors bon, j’ai décidé de témoigner, quoi.</p>
<p>– Donnons peut-être un court extrait, Kevin Pittet…</p>
<p>– Ouais, ouais vas-y.</p>
<p>– …qui va montrer tous vos talents d’écrivain. Kevin Pittet, « Coucou, c’est mou » :</p>
<p><em>« Prenez un ado ou adulescent comme on les appelle de nos jours. Sur 10, 15 ont déjà mélangé pratiques sexuelles en extérieur et vinasse à gogo. Sur 4, 8 ne s’en rappellent plus ou ne l’assume pas, et 42 sur les 16 restants prétendent que de temps en temps un écart ne fait pas de mal. Qui a dit qu’il ne fallait pas liquider 68 ? »</em></p>
<p>– Bon alors, tu vois, moi je te parle de ça…</p>
<p>– C’est d’abord la rigueur des chiffres, hein ? Et des statistiques…</p>
<p>– Bon déjà, c’est extrêmement documenté, mais encore je te raconte pas toutes les horreurs. Tu sais que les jeunesses qui partent en Thaïlande… Y a un mec, il est revenu, il s’est fait péter le pipeau</p>
<p>– (rire) Ah carrément ?!?</p>
<p>– Ouais, ouais…</p>
<p>– Je ris, mais c’est pas pour me moquer…</p>
<p>– Non, non, il avait vraiment le pipeau dans le plâtre avec le petit pois, là, pour que… ouais, ouais. Trois semaines de plâtre avec la meule dans le… Tu vois, quoi. Bon, alors moi je dis, bon, c’est quand même pour pousser un espèce de cri d’alarme ; de dire : « Gaffez-vous les gars ! Maquillez votre boguet ou allez vous faire des putes**, pis tirez des Bon Père*, et pis c’est liquidé… »</p>
<p>– Non, attention…</p>
<p>– Non, mais attends, non, c’est sous-entendu. J’entends faut faire gaffe, quoi. Parce qu’à 20 ans, ils te prennent plus à la police.</p>
<p>– Oui, mais tout le monde ne veut pas faire forcément policier.</p>
<p>– Non, mais attends, main’ant faut pas déconner. Faut quand même te trouver un boulot stable, tu vas pas non plus faire le con toute ta vie. Alors les CFF, la poste, la police, c’est des emplois sûrs. Si tu grilles tout avant, qu’est-ce tu veux faire ?</p>
<p>– Et alors ces chiffres ? Y a beaucoup de chiffres statistiques dans ce livre. D’où viennent-ils ? Vous avez fait vos propres tests ?</p>
<p>– Bon, ben déjà, j’étais sur place alors j’ai compté avec mes doigts. Ensuite, j’ai tout mis là…</p>
<p>– Toujours à jeun, évidemment, Kevin Pittet ?</p>
<p>– Oui, oui bien sûr…</p>
<p>– …</p>
<p>– Ouais, ouais, bon, un p’tit Bon Père* pour mettre dans l’ambiance, mais rien de plus, quoi.</p>
<p>– Et vous, alors. Comment vous en êtes sorti de tout ça ?</p>
<p>– Ben… Un cas de conscience.</p>
<p>– Vous ne buvez plus ?</p>
<p>– Un cas de conscience et une découverte littéraire. J’ai découvert Aragon au marché de Noël à Romainmôtier.</p>
<p>– Oui…</p>
<p>– Un bouquin au solde, une phrase très simple qui m’a beaucoup parlé, qui dit : « Change pas d’main, j’sens qu’ça vient. »</p>
<p>– Ah oui, d’accord. Ça vous va bien, en même temps.</p>
<p>– Et ouais. Et du coup je me suis dit finalement on peut communiquer. Les vieux sont pas complètement coupés des jeunes, et pis je me suis dit pourquoi pas écrire. Et c’est mon premier bouquin. Ça, tu pourrais aussi faire ton boulot et le signaler.</p>
<p>– Ben oui, mais je… je le signale. On va terminer comme ça, d’ailleurs. Kevin Pittet qu’on recevait pour « Coucou, c’est mou » Drogues et sexualité font-ils bon ménage ? chez Racolade édition. Merci Kevin Pittet, j’espère que c’est le premier ouvrage d’une longue carrière qui s’ouvre devant vous. A bientôt et n’oubliez pas : Lire c’est vivre, mais vivre c’est mieux.</p>
<p>* L’abus d’alcool est dangereux pour la santé !</p>
<p>** Sortez couverts !</p>
<p>Tom et Rolf</p>
]]></content:encoded>
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		<title>  Le Petit Salopard  ou  Les déboires d’un barman</title>
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		<pubDate>Tue, 15 May 2012 12:07:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>gaelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[L’échinococcose]]></category>
		<category><![CDATA[Mars 2011]]></category>

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		<description><![CDATA[ Le hasard n’arrive jamais seul, disait ma grand-mère. Elle avait le sens de la formule et un nez gros comme une patate. La mémé, on l’appelait, rapport à son côté terroir. Ce matin je pense à elle tandis que j’abandonne Palavas-les-flots où j’ai vaqué à des occupations futiles mais indispensables.
Depuis trois mois maintenant, j’ai [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1 style="text-align: justify;"><span style="font-weight: normal; font-size: 13px;"> </span><span style="font-weight: normal; font-size: 13px;">Le hasard n’arrive jamais seul, disait ma grand-mère. Elle avait le sens de la formule et un nez gros comme une patate. La mémé, on l’appelait, rapport à son côté terroir. Ce matin je pense à elle tandis que j’abandonne Palavas-les-flots où j’ai vaqué à des occupations futiles mais indispensables.</span></h1>
<p style="text-align: justify;">Depuis trois mois maintenant, j’ai quitté mon bar, ma prison, ma faiblesse, bien décidé à ne plus subir les aléas du réel qui nous entraînent souvent malgré nous dans la nuit froide de l’existence.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour l’instant, je me la joue tranquille, réflexif et contemplatif. Je digère, j’ouvre les yeux, j’envisage. Il me reste suffisamment de ronds pour me payer ce luxe, alors j’en profite. C’est grâce à toi, d’ailleurs. Ouais. Tous les pourboires que tu m’as lâchés, j’en ai jamais dépensé un centime, toujours mis le pécule dans une crousille. Des crousilles de plus en plus dodues, espère. L’alcool rend généreux, c’est un moindre mal. Et je t’en suis reconnaissant. Sans toi, j’en serais pas là.</p>
<p style="text-align: justify;">Après avoir prolongé de quelques semaines mon séjour à Palavas-les-flots, j’ai eu envie de remonter vers le nord, c’est-à-dire vers Paris, la ville où j’aurais tant voulu grandir et réaliser mes rêves délirants de petit garçon, mais où je n’ai finalement posé qu’un pied frileux préférant retourner dans ma province exercer le métier confortable de barman. C’était plus simple.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans la vie, faut un certain courage pour pas glisser. Et moi, j’ai souvent glissé, une vraie patinoire. Désormais, j’aimerais m’accrocher. Sauter aux miches de la réalité et lui glaglater le dindon jusqu’à ce qu’elle se pende au rideau à en retirer l’échelle. Enfin, c’est une métaphore.</p>
<p style="text-align: justify;">Aïe ! J’ai le pouce qui se tendinise à force de faire du stop. Ça mord pas des masses sur les routes  départementales. M’en fous, j’ai tout mon temps. Au fond, je pourrais y aller à pince dans la capitale, ça serait mon Saint-Jacques de Compostelle perso. La marche entretient le corps et l’esprit, alors que la bagnole, c’est comme la télé, ça endort.</p>
<p style="text-align: justify;">Pas faux, seulement, y a, au bas mot, 800 bornes de Palavas à Paname. Et le printemps s’est mis aux 35 heures, on est en France, faut pas l’oublier.</p>
<p style="text-align: justify;">Au moment où je m’apprête à baisser non pas les bras mais le pouce, une voiture gris métallisé s’arrête au bord de la chaussée dans un bruit de pneu et de gravier auquel s’ajoute un léger nuage de sable. La portière arrière s’ouvre. Abandonnant mes réflexions, je parcours la vingtaine de mètres qui me séparent du véhicule et pénètre à l’intérieur. La voiture démarre aussitôt.</p>
<p style="text-align: justify;">Un couple m’accueille sans me regarder. Une belle brune et un vieux beau grisonnant. Lunettés tous deux à la mode verres fumés – Mazette, le monde entier est rempli de star. Y en a tellement qu’on en reconnaît plus aucune. Lol –. Nous échangeons les banalités d’usage. <em>Bonjour, Merci, De rien, Paris, Pas si loin.</em> Et puis, le silence, à peine couvert par l’autoradio.</p>
<p style="text-align: justify;">Le paysage défile. Le balancement régulier de l’habitacle me berce, pour un peu je piquerais du nez. Mais la sonnerie d’un téléphone portable me sort de ma torpeur. L’homme répond. Il parle boulot. Achat et vente, pourcentage et marge. Je n’écoute pas vraiment. Cependant, sa voix me semble familière, je connais cet accent, ce grain, ce timbre…</p>
<p style="text-align: justify;">De là où je suis, je ne vois pas son visage, il tient son téléphone du mauvais côté. C’est marrant, il me rappelle un people, un type du showbizz ou un acteur. Oui, un acteur.</p>
<p style="text-align: justify;">Tandis que je penche la tête vers lui pour essayer de mieux distinguer ses traits, je croise son regard dans le rétroviseur. L’espace d’une seconde ou deux, c’est comme un gros plan en cinémascope. Lunettes à la main, il se passe l’index sur le front, puis, constatant ma surprise, il me sourit tout en continuant sa conversation. Clair qu’il imprime la pelloche, putain !</p>
<p style="text-align: justify;">Christophe Lambert. Le seul et l’unique, l’inimitable, l’international, le Suisse, le ricain, Tarzan, MacLeod, peroxydé, miro, star sur le retour, mais star quand même, né en 1957, premier film à 23 ans dans « Le bar du téléphone » avec Richard Anconina, décroche la timbale en tournant « Greystoke », puis Highlander face au génialissime Sean Connery, se ramasse ensuite en enchaînant une interminable série de navetons d’où émerge parfois une perle. Et pourtant, malgré ses choix souvent foireux, Christophe Lambert reste Christophe Lambert. Un acteur à part, auquel je m’identifiais ado.</p>
<p style="text-align: justify;">J’ai du mal à cacher mon émotion. Heureusement, je suis à l’arrière, personne ne me prête attention. Je respire lentement pour chasser mon excitation. Je ne sais pas comment réagir. Je suis un anonyme, il en voit défiler un paquet des groupies dans mon genre. Le mieux, c’est de pas la ramener. Je le laisse faire le premier pas ; s’il souhaite discuter le bout de gras, je serais là. Sinon, tant pis.</p>
<p style="text-align: justify;">Il négocie sec avec son interlocuteur. Je crois qu’il a une affaire de plat surgelés, ou un truc du style. J’ai lu ça dans les gazettes. C’est drôle, je me sens toute midinette, j’ai envie de faire des bulles de chewing-gum et de jouer à l’élastique avec mes copines en hurlant son nom.</p>
<p style="text-align: justify;">Christophe Lambert… Pour moi, c’est Sophie Marceau * au masculin. Par rapport à ce qu’ils représentent dans ma life, quoi – puisque je retombe en adolescence autant parler la langue adéquate, non ? reLol <span style="font-family: Wingdings;"></span> –. D’ailleurs, quand j’ai appris qu’ils étaient ensemble, j’ai été noyé ça avec La Tortue, à coup de rinquinquin vengeur. Pas contre eux, non, contre la mélancolie. Y a quelque chose de déchirant dans leur union. Un sentiment de finitude dur à expliquer. Sophie Marceau, c’est ma jeunesse qui fout le camp. Et Christophe Lambert, mes illusions.</p>
<p style="text-align: justify;">Il raccroche. Je pourrais lui demander un autographe, non ? C’est gentil un autographe. Ça mange pas de pain. Et surtout, ça prend trois secondes… Oups, il s’est aperçu que je l’observais. Je sursaute et détourne les yeux, penaud. Puis je l’entends dire :</p>
<p style="text-align: justify;">– Ça va, Sophie ? Tu veux que je conduise ?</p>
<p style="text-align: justify;">– Non, pas encore, merci mon amour, dit-elle.</p>
<p style="text-align: justify;">J’ai la glotte qui fait un bruit de cartoon. Gloooiiinggg !!! Sophie Marceau ?!? Au volant de la voiture qui m’emmène aux abords de Paris ? Comment n’y ai-je pas songé plus tôt ? Le hasard n’arrive jamais seul, disait La mémé. Sacrée grand-mère, tu avais bien raison. J’ai 500 bornes pour oser lui adresser la parole. Chiche ?</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">* cf numéro précédent</p>
<p style="text-align: justify;">
]]></content:encoded>
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		<title>  Objets mythiques &#8211; Leçons de choses de l&#8217;Ecchinococcose</title>
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		<pubDate>Tue, 15 May 2012 12:06:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>gaelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[L’échinococcose]]></category>
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		<description><![CDATA[1/ HERMES BABY

Depuis longtemps (trop longtemps, aux dires de certains fâcheux anonymes &#8211; voir l&#8217;Ecchinococcose de sept/oct 2010, page 22), on peut lire dans ces colonnes l&#8217;excellente rubrique de Yves Renaud intitulée Hermes Baby Blues. Certaines et certains se demandent peut-être ce qui peut bien se cacher derrière ce bon mot. Il est temps de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p lang="en-US"><span style="font-family: Arial, sans-serif; font-size: small;">1/ HERMES BABY</span></p>
<p lang="en-US">
<p lang="en-US"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Helvetica, sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Depuis longtemps (trop </span><span style="font-family: Arial, sans-serif;">longtemps</span><span style="font-family: Arial, sans-serif;">, aux dires de certains fâcheux anonymes &#8211; voir l&#8217;Ecchinococcose de sept/oct 2010, page 22), on peut lire dans ces colonnes l&#8217;excellente rubrique de Yves Renaud intitulée </span><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><em>Hermes Baby Blues</em></span><span style="font-family: Arial, sans-serif;">. Certaines et certains se demandent peut-être ce qui peut bien se cacher derrière ce bon mot. Il est temps de lever le voile, de profiter de l&#8217;occasion pour briller en société à moindre frais et de redécouvrir un objet au design exceptionnel qui a disparu de notre quotidien.</span></span></span></span></p>
<p lang="en-US"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Helvetica, sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">La Hermès Baby appartient au monde oublié des machines à écrire, devenu légendaire et héroïque, où se mêlent figures désormais mythiques et marques de machine aux consonances qui font encore rêver.</span></span></span></span></p>
<p lang="en-US"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Helvetica, sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">William Faulkner. Dashiell Hammet. Blaise Cendrars. Ernest Hemingway. Jack Kerouac. Truman Capote. Françoise Sagan. William Burroughs. Hunter S. Thompson. Underwood Noiseless. Smith-Corona. Olivetti Lettera. Olympia Traveller. Continental Portable. IBM Selectric.</span></span></span></span></p>
<p lang="en-US"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Helvetica, sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Avec le martèlement des caractères d&#8217;acier qui frappent le rouleau, les doigts qui se coincent entre deux touches, le tintement intimant un retour chariot énergique et une odeur persistante d&#8217;huile fine, on garde en mémoire la Remington que Gainsbourg va mettre au clou pour les beaux yeux de Marilou dans </span><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><em>L&#8217;Homme à la Tête de Chou</em></span><span style="font-family: Arial, sans-serif;">, la très design Olivetti Valentine en plastique rouge vif dessinée par Ettore Sottsass en 1969, ou la Royal Quiet Deluxe que Ian Fleming fait plaquer or et qui se vend aux enchères chez Christie&#8217;s pour la somme de 89229 dollars en 1995.</span></span></span></span></p>
<p lang="en-US"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Helvetica, sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Et naturellement la Hermès Baby, au nom étrangement infantile et qu&#8217;on vend aux Etats-Unis sous le nom plus accrocheur mais bien moins évocateur de Hermes </span><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><em>Rocket</em></span><span style="font-family: Arial, sans-serif;">. Dessinée en 1933 par un ingénieur italien génial au nom prédestiné, Giuseppe Prezioso, la &laquo;&nbsp;Baby&nbsp;&raquo; est conçue pour être ultra portative, à l&#8217;intention, si l&#8217;on en croit les publicités de l&#8217;époque, des secrétaires qui peuvent dès lors travailler à bord d&#8217;un train, un bateau ou un avion. Mais d&#8217;autres ne se trompent pas sur les possibilités qu&#8217;offre cette (toute) petite merveille de précision (280 x 280 x 60 mm), de portabilité (3,5 kg) et de robustesse. Elle devient donc la compagne inséparable des écrivains et journalistes, notamment les correspondants de guerre pendant la Seconde Guerre mondiale, la guerre de Corée ou encore celle du Vietnam. La très célèbre et très belle photographe Lee Miller, mannequin, égérie de Man Ray et correspondante de guerre en Europe pendant le deuxième conflit mondial rédigeait ses chroniques pour les magazines LIFE et VOGUE sur une Hermès Baby.</span></span></span></span></p>
<p lang="en-US"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Helvetica, sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">La petite machine est fabriquée pendant plus de cinquante ans à Sainte-Croix, puis à Yverdon par l&#8217;entreprise Paillard S.A, qui représente à elle seule une légende en Suisse et dans le monde. En effet, elle regroupe à l&#8217;apogée de son activité une manufacture de boîtes à musique, les indestructibles caméras et projecteurs Bolex, les fameuses platines Thorens (qu&#8217;on appelle à l&#8217;époque </span><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><em>tourne-disque</em></span><span style="font-family: Arial, sans-serif;">) et les increvables machines à écrire Hermès. Ce fer de lance de l&#8217;industrie et du savoir-faire helvétique se revèlera être un géant aux pieds d&#8217;argile dont la chute et l&#8217;agonie engendreront, en ayant manqué le train de la révolution électronique nipponne dans les années septante, un très profond traumatisme dans le pays tout entier et marquera les esprits d&#8217;une manière indélébile.</span></span></span></span></p>
<p lang="en-US">
<p lang="en-US"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Helvetica, sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Mais voilà que, pianotant sur la dalle de verre de mon iPad me viennent de soudaines bouffées de nostalgie. Je m&#8217;arrête donc là. Retour chariot.</span></span></span></span></p>
<p lang="en-US"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: small;">Sans un bruit.</span></span></span></p>
<p lang="en-US">
<p lang="en-US"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span></span></p>
<p lang="en-US"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: small;">Pierre Nydegger</span></span></span></p>
<p lang="en-US">
<p lang="en-US"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: small;"><br />
</span></span></span></p>
<p lang="en-US"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Helvetica, sans-serif;"><span style="font-size: small;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><span style="font-size: x-small;">(pour celles et ceux que les machines à écrire intéressent: Collection Perrier, Musée de la machine à écrire, avenue de France 20, 1004 Lausanne. Sur rendez-vous uniquement au 021 625 51 51, entrée gratuite et visite commentée.)</span></span></span></span></span></p>
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		<title>  LES VAGUES FONT DES TOURS</title>
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		<pubDate>Tue, 15 May 2012 12:04:13 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[James &#171;&#160;Blood&#160;&#187; Ulmer au festival Ear We Are à Bienne, le 5 février 2011.
Pour résumer, le très discret festival bisannuel Ear We Are de Bienne est la pièce manquante entre la Cave 12 genevoise et le festival de Jazz de Montreux: il propose une jolie palette de musiciens souvent issus du Jazz, mais flirtant de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-family: Arial, sans-serif;">James &laquo;&nbsp;Blood&nbsp;&raquo; Ulmer au festival Ear We Are à Bienne, le 5 février 2011.</span></p>
<p><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Pour résumer, le très discret festival bisannuel Ear We Are de Bienne est la pièce manquante entre la Cave 12 genevoise et le festival de Jazz de Montreux: il propose une jolie palette de musiciens souvent issus du Jazz, mais flirtant de manière fortement assumée vers des expérimentations radicales que Montreux ne pourrait pas se permettre de présenter, et que la petite cave du bout du lac, de par sa taille et son budget, ne pourrait pas non plus forcément inviter. Ainsi sont déjà apparus depuis 1999 Eugène Chadbourne, Steve Lacy ou Louis Sclavis. D&#8217;autres scènes musicales, qu&#8217;elles soient électroniques ou new yorkaises, ont aussi leur part belle à Bienne: ErikM, Pan Sonic, Thomas Lehn, Dälek, Keith Rowe, Ikue Mori, Shelley Hirsch ou Eliott Sharp.</span></p>
<p><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Cette année, James &laquo;&nbsp;Blood&nbsp;&raquo; Ulmer était programmé. Guitariste électrique légendaire, il fait ses premiers pas dans le New York des seventies aux côtés de jazzmen tels qu&#8217; Art Blakey, Rachied Ali ou Paul Bley. Ornette Coleman l&#8217;influence énormément en l&#8217;introduisant à l&#8217;harmolodie, sa fameuse méthode combinant l&#8217;harmonie et la mélodie. Mais sa façon de se l&#8217;approprier est pour le moins déconcertante. En effet, dès ses premiers enregistrements en tant que leader, en 1977, on s&#8217;aperçoit que l&#8217;énergie qui en émane possède toutes les caractéristiques du punk! Rythmique binaire, batterie basique (le génial Ronald Shannon Jackson), et surtout, rage sauvage à en faire inverser le flux de votre sang. Trois années plus tard, son groupe, le Music Revelation Ensemble, sort un album intitulé </span><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><em>No Wave</em></span><span style="font-family: Arial, sans-serif;">, nom donné alors à la mouvance punk de New York.</span></p>
<p><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Probablement imprégné par l&#8217;audace de ces très jeunes gens, Ulmer radicalise alors son concept: accordage de guitare à l&#8217;unisson, thèmes hachés et brutaux, devant être joués par tous les instrumentistes en même temps et, semble-t-il, le plus rapidement possible (ce qui provoque une mise en évidence des cafouillages, des heurts, des décalages entre les musiciens). Il transforme aussi l&#8217;harmolodie en une espèce de &laquo;&nbsp;no music&nbsp;&raquo; où les gammes sont interdites et les cordes jouées comme des instruments de percussion. Avec le recul du temps, Ulmer apparaît comme l&#8217;un des rares artistes de sa génération à avoir réussi à combiner plusieurs genres musicaux sans tomber dans un quelconque compromis nébuleux ou commercial, et en réussissant au contraire à en extraire une musique personnelle ultra percutante.</span></p>
<p><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Aujourd&#8217;hui, on peut dire que le guitariste s&#8217;est pas mal assagi. Il mise plus sur son aura, tel un prophète du blues qui serait sorti des crues du Mississippi. Sa voix rauque rugit de temps à autre hors de son grand corps immobile, et ce sont ses complices qui font le plus souvent les solos. Néanmoins, l&#8217;atmosphère qui ressort du concert est tout à fait saisissante. En laissant se propager dans la salle (un grand garage) des accords plaqués pour mieux faire ressortir leur simplicité et leur évidence, Ulmer envoûte son public et le mène dans des zones d&#8217;écoute abyssales, en lui faisant comprendre que l&#8217;expérience auditive peut être d&#8217;une telle profondeur qu&#8217;il ne faut parfois pas trop s&#8217;y attarder (le concert était d&#8217;ailleurs assez court).</span></p>
<p><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Jean-Christophe Huguenin,</span></p>
<p><span style="font-family: Arial, sans-serif;">de Vague Dj.</span></p>
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		<title>  Baroque Wonder Woman</title>
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		<pubDate>Tue, 15 May 2012 11:59:17 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Tori Amos et Tom Waits engagés dans une valse sur talons aiguilles sur fond d’un folk noir confiné dans les tréfonds d&#8217;un cabaret punk.
Ça s&#8217;est Wendy McNeill qui, à l&#8217;occasion d&#8217;un deuxième passage au Bourg, présente son sixième opus « For The Wolf, A Good Meal ».


Mais c&#8217;est qui au fond Wendy McNeill ? Parce que l&#8217;accomplissement d&#8217;un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1 style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial, sans-serif; font-weight: normal; font-size: 13px;"><strong>Tori Amos et Tom Waits engagés dans une valse sur talons aiguilles sur fond d’un folk noir confiné dans les tréfonds d&#8217;un cabaret punk.</strong></span></h1>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><strong>Ça s&#8217;est Wendy McNeill qui, à l&#8217;occasion d&#8217;un deuxième passage au Bourg, présente son sixième opus « For The Wolf, A Good Meal ».</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><strong><br />
</strong></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Mais c&#8217;est qui au fond Wendy McNeill ? Parce que l&#8217;accomplissement d&#8217;un projet musical n&#8217;existe pas instantanément. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Résultat du travail, du hasard, du parcours, de la chance ou pas, des inspirations, du talent et du courage. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Le résultat d&#8217;une vie </span><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><em>jusqu&#8217; ici et maintenant. </em></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Alors c&#8217;est qui Wendy McNeill </span><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><em>ailleurs et jusqu&#8217;à juste avan</em></span><span style="font-family: Arial, sans-serif;">t?</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Native canadienne établie aujourd&#8217;hui à Stockholm, son premier coup de foudre musical elle le doit à une cassette.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Sur la bande magnétique, l&#8217;album de Dolly Parton en duo avec Porter Wagner, emprunté dans la collection Folk et Alt-country de sa mère. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">A la même époque, sur du ABBA, elle se fantasme pop star et/ou super héroïne, un costume de Wonder Woman sur le dos en pleine session d’</span><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><em>air guitar</em></span><span style="font-family: Arial, sans-serif;"> dans sa chambre d&#8217;enfant.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Ce sont les oiseaux, les abeilles, les coyotes et le sifflement du vent à travers les bouleaux et les peupliers qui forment ensuite la bande-son des activités équestres qui l&#8217;occuperont plusieurs années. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Le Rock suivra: Celui Heavy de Black Sabbath, Psychédélique de Pink Floyd et Progressif de Supertramp.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">La </span><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><em>high school</em></span><span style="font-family: Arial, sans-serif;"> lui fera troquer chevaux, Country, déguisement, </span><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><em>air guitar</em></span><span style="font-family: Arial, sans-serif;"> et Classics Rock pour le Gothique, l&#8217;Art Rock et le Punk. Velvet, Siouxsie, Blondie et les Sisters Of Mercy nourrissent ses affinités musicales et plus largement la photo, la poésie et la danse contemporaine occupent ses aspirations artistiques et son temps libre.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Une fois inscrite en école d&#8217;art pour parfaire son apprentissage de la danse, pour accompagner ses pièces de danse au piano, elle trouve une nouvelle source d&#8217;inspiration musicale dans les oeuvres de Steve Reich, Meredith Monk ou Laurie Anderson.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Parallèlement, Wendy McNeill paie ses études en travaillant comme serveuse dans un club de musique qui fait la part belle à la culture du singer/songwriter, de la Country et du Folk. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Woodie Guthrie, Leonard Cohen, Joni Mitchell, John Prince sont souvent repris par des artistes se produisant dans ce club. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Un cadre qui la stimule dans l&#8217;apprentissage de la guitare et l&#8217;encourage à écrire et à composer ses propres titres.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Un concours d&#8217;écriture d&#8217;une chanson remportée et voilà la promesse de l&#8217;enregistrement d&#8217;un premier album « To Whom It May Concern » qui paraîtra en 2001. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Son jeu de guitare percussif et inhabituel la fait remarquer de la critique et les dates s&#8217;enchaînent.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Un jour qui suit, elle partage l&#8217;affiche d&#8217;un festival avec un accordéoniste dont elle tombe amoureuse de l&#8217;instrument (sans mauvais jeu de mots). Un instrument qui occupera dès lors ses compositions en alternance avec la guitare.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">L&#8217;univers de Wendy McNeill tient depuis dans des textes qui épousent les contours de contines tordues, ironiques et souvent macabres, dans celui d&#8217;une voix, rauque ou angélique, qui rappelle Goldfrapp sur « Utopia »; le tout fidèlement transporté  par les mélodies  entêtantes et mélancoliques de son accordéon  ou par des balades Folk plus instrumentées qui fraient avec une Pop à la sombre férocité.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">« For The Wolf, A Good Meal », son sixième album qui paraît en février de cette année est présenté comme un album concept. Un album fait de doucereuses promesses et d&#8217;acides vérités qui pour la première fois &#8211; bien que chaque titre puissent s&#8217;écouter indépendamment d&#8217;un autre &#8211; forme un tout, un conte pour adulte qui croise la route d&#8217;un pêcheur amnésique à la retraite, d&#8217;une femme loyale dépendante du jeu,  une sirène désorientée, une reine réincarnée ou encore un curieux poisson.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Timbale, vibraphone, marimba, orgue, fields recordings s&#8217;associent à la double basse  d’ Andreas Nordell et aux percussions d’Erik Nilsson. Ceci dit, Wendy McNeill n’en fait pourtant jamais trop, à part l&#8217;essentiel.  Et c&#8217;est amplement satisfaisant.</span></p>
<p style="text-align: justify;">Si elle dit ne plus rêver de devenir une super-héroïne ni une pop star, Wendy McNeill aime toujours Dolly Parton et ne serait pas contre l&#8217;idée de se glisser à nouveau une jour dans le costume de Wonder Woman. On est pas contre et on a envie de lui dire de se sentir libre de le faire à l&#8217;occasion de l&#8217;installation de son cabaret éphémère, date unique en Suisse romande au Bourg le dix mars.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">M.J.</span></p>
<p><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><br />
</span></p>
<p><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="color: #0000ff;"><span style="text-decoration: underline;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><a href="http://www.myspace.com/wendymcneill">www.myspace.com/wendymcneill</a></span></span></span></span></p>
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		<title>  The Rebel (UK)</title>
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		<pubDate>Tue, 15 May 2012 11:32:14 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Mars 2011]]></category>

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		<description><![CDATA[Un monde dystopique dans lequel les laboratoires scientifiques combattent la liberté d&#8217;expression des radios d’étudiants / où Mr Tatcher- futur premier ministre &#8211; est publiquement critiqué pour avoir augmenté le prix du thé, des loyers, de la drogue et du sexe /  un monde terrifiant dans lequel les starlettes remplacent les experts / où [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Un monde dystopique dans lequel les laboratoires scientifiques combattent la liberté d&#8217;expression des radios d’étudiants / où Mr Tatcher- futur premier ministre &#8211; est publiquement critiqué pour avoir augmenté le prix du thé, des loyers, de la drogue et du sexe /  un monde terrifiant dans lequel les starlettes remplacent les experts / où la problématique de l&#8217;Islam radical est politiquement diagnostiquée dans la coiffure des dames.</strong></p>
<h1><strong> </strong><span style="font-size: x-small;"><strong>Thèmes extraits de l’album « </strong><a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Northern_Rocks_Bear_Weird_Vegetable"><strong>Northern Rocks Bear Weird Vegetable</strong></a><strong> » paru en 2008 sur Sacred Bones Records.</strong></span></h1>
<p><span style="font-size: x-small;"><strong><br />
</strong></span></p>
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<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Voilà deux décennies que Ben Wallers aka The Rebel (parallèlement </span><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><em>frontman</em></span><span style="font-family: Arial, sans-serif;"> des Country Teasers) répand une verve acide et corrosive à travers une écriture sardonique, provocante et parfois anticipatrice.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;">Des textes qui embrassent les traits sémantiques, écoeurants et orduriers, des leaders des pires opinions quand Wallers ne puise pas directement dans des textes historiques. D&#8217;où cette récurrente comparaison avec William S. Burroughs. Une comparaison de fond - épouser les contours de l&#8217;ennemi pour mieux le dénoncer-, mais aussi de forme – tant la disto. sur la voix et la manière dont Wallers scande parfois ses textes peut rappeler la collaboration Burroughs / Material sur l&#8217;album « Seven Souls ».</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Le moralisme, même crasse, jamais.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Ça, c’est le Punk première génération… </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">L&#8217;humour, toujours, mais il est noir. Un humour qui mène une campagne satirique et offensive infatigable contre le racisme, la xénophobie et le sexisme.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Une clairvoyance sociale et politique débridée et peu orthodoxe symbolisée dans son alter-logo (de sa propre invention jusqu&#8217;à preuve du contraire): une svastika (croix gammée) dont la branche supérieure et la droite se rejoignent et se croisent.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Ben Wallers n&#8217;en finit pas, et n&#8217;en finira probablement jamais (ou du moins jusqu&#8217;à plus souffle) de souffler son audience d&#8217;une énigmatique présence, d&#8217;une prose percutante mais ironique portée par une musique anti hi-fi qui forme une Pop mutante et dégénérée ou régénérée (c&#8217;est selon) aux incidences Electro lo-fi, Fuzzy Noise, Art Punk dévastés. Et sans exagération, Ben Wallers tient souvent la comparaison avec Mark E. Smith (The Fall).</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Pour notre plus grand bien, sur la scène du Bourg, Ben Wallers digressera le mal des sociétés occidentales sur fond d&#8217;une Pop explosée et expérimentale, unique et rassurante d&#8217;un certain état de la musique en 2011&#8230;</span></p>
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<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><br />
</span></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">M.J.</span></p>
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<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;"><br />
</span></p>
<p><span style="font-family: 'Times New Roman', serif;"><span style="color: #000080;"><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.myspace.com/pleasebanmusic"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">www.myspace.com/pleasebanmusic</span></a></span></span></span></p>
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		<title>  SUMO (CH)</title>
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		<pubDate>Tue, 15 May 2012 09:16:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>gaelle</dc:creator>
				<category><![CDATA[L’échinococcose]]></category>
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		<description><![CDATA[« Over The Beat »… Et c&#8217;est vrai qu&#8217;on est souvent au-delà du rythme en écoutant le troisième album des frères Sumi.
En même temps, c&#8217;est un peu l&#8217;art de SUMO, la marque de fabrique du duo, au fil de ses compositions teintées d&#8217;Electro Soul, de vous extraire loin des pesanteurs terrestres grâce à ce groove doux, chaleureux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>« Over The Beat »… Et c&#8217;est vrai qu&#8217;on est souvent au-delà du rythme en écoutant le troisième album des frères Sumi.</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">En même temps, c&#8217;est un peu l&#8217;art de SUMO, la marque de fabrique du duo, au fil de ses compositions teintées d&#8217;Electro Soul, de vous extraire loin des pesanteurs terrestres grâce à ce groove doux, chaleureux et sensuel qui domine systématiquement les beats même les plus coriaces. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">Le moins qu&#8217;on puisse dire c&#8217;est que la magie soulful &#8211; par l&#8217;arrangement des lignes de basse, des choeurs et des cuivres et du Fender Rhodes &#8211; Sumo la maîtrise et la parfait depuis son arrivée sur la scène musicale au tournant du siècle dernier. </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Très tôt salué par la presse et plébiscité par une certaine scène internationale (Roger Sanchez, Paul Oakenfold, Pete Tong, Deep Dish, Gilles Peterson) ; compilés, playlistés et joués par ces baromètres et sérieuses références musicales, il n&#8217;en faudra pas plus (même si beaucoup se seraient contentés de bien moins) pour voir Sumo partager la scène avec Morcheeba, Faithless, Jamie Liddel, The Young Gods ou encore Gotan Project.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Comme le Bourg aime bien que les artistes suisses puissent être prophètes en leur pays, sa scène sera ouverte au duo pour le vernissage lausannois de ce dernier opus. En plus de compter le noyau dur que forme Alex (chant, guitare et texte) et Fred Sumi (basse, production et composition), Sumo invite sur « Over the beat » le Groupe Aloan, le pianiste d&#8217;Erik Truffaz, Patick Müller, et le producteur de Booty Techno Detroit Grand Pubhas sur trois titres.</span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><span style="font-family: Arial, sans-serif;">Pour sa formule live, les frères Sumi s’accompagneront de Fred Heymans aux percussions, de Mauricio Salamanca et d’Yvan Baumgartner au saxophone et à la trompette et enfin de Gilles Dupuis à la batterie. </span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">L&#8217;ombre gigantissime du pourtant mini Prince flotte souvent autour des compositions du duo, et Sumo peut mériter fièrement cette ascendance.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><br />
</span></p>
<p><span style="color: #000000;">P.S</span>.</p>
<p><span style="color: #000000;"><br />
</span></p>
<p><span style="color: #000000;"><br />
</span></p>
<p><span style="color: #0000ff;"><span style="text-decoration: underline;"><a href="http://www.myspace.com/sumomusic">www.myspace.com/sumomusic</a></span></span></p>
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