Fantazio (F)





« Ce qui m’intéresse, ce sont les formes bâtardes. » Et les formes bâtardes, Fantazio et son gang en ont fait leur profession de foi. Mêlant les influences les plus contradictoires du Psychobilly, des fanfares traditionnelles roumaines ou de la Nouvelle Orléans, de la pseudo variété, du Jazz, du Reggae en passant par les mélodies chinoises, les […]

« Ce qui m’intéresse, ce sont les formes bâtardes. »

Et les formes bâtardes, Fantazio et son gang en ont fait leur profession de foi.

Mêlant les influences les plus contradictoires du Psychobilly, des fanfares traditionnelles roumaines ou de la Nouvelle Orléans, de la pseudo variété, du Jazz, du Reggae en passant par les mélodies chinoises, les rythmiques électronique et le Hip Hop: la musique serait inclassable.

Inclassable, oui peut-être, mais une musique surtout débridée qui n’a fièrement et heureusement rien à voir avec celles qu’on dit métissées…

Fantazio c’est plus oblique. On n’est pas ici sur le terrain d’une grand messe alterno-grelot, mais dans une énergie sombre, explosée et torturée de laquelle naît une poésie ou peut-être La poésie.

Celle qui émerge d’où on ne l’attend justement pas : radicale, sans clichés ni cérémonie.

Fantazio c’est initialement Fabrice, mais Fabrice c’est moins sexy que Fantazio dans un crew d’ados punk. Alors Fantazio restera.

Fantazio dit aussi « L’homme aux doigts défoncés » tellement la rencontre de ses doigts avec les cordes de sa contrebasse est d’une intensité ou d’une violence que seule la passion connaît et comprend.

L’instrument et le corps malmenés s’accouplent à une voix malléable qui chante, scande, éructe, minaude, vocifère et gueule.

Entre expérimentations sonores foutraques et musette débraillée, si la musique de Fantazio est faite de contours lâches et variables, sa musique, il la rêve populaire.

Jusqu’à en faire son graal: « La musique populaire mère de la rue se retrouve camisolée de force, signée, trouée; tous ses enfants revendus ne dansent plus, ne chantent plus; elle ne réagit plus; les quelques bouche à bouche à l’air pollué que j’ai tenté l’ont laissé morte et nue. »

P.S.

Stéphane DANIELIDES au Soubassophone

Pierre CHAUMIE au Saxophone Baryton

Denis SCHULLER à la Batterie

Benjamin COLIN aux bruits et sons

Frank Williams à la guitare

FANTAZIO à la Contrebasse, aux textes et à la voix

www.myspace.com/fantazio