NETLABELS, musique en libre accès





Phénomène internet des années 2000, les Netlabels distribuent comme des petits pains et depuis quelques années leur musique gratuite et de qualité… Mais qui sont ces généreux compositeurs, musiciens et distributeurs ayant abandonné si facilement leurs droits d’auteur et de distribution? C’est qu’ils n’y ont pas tout à fait renoncé les bougres. Leurs principes diffèrent […]

Phénomène internet des années 2000, les Netlabels distribuent comme des petits pains et depuis quelques années leur musique gratuite et de qualité… Mais qui sont ces généreux compositeurs, musiciens et distributeurs ayant abandonné si facilement leurs droits d’auteur et de distribution?

C’est qu’ils n’y ont pas tout à fait renoncé les bougres. Leurs principes diffèrent néanmoins radicalement de ceux du système commercial classique, jugé inadapté et contre-productif. Et c’est même par une méthode efficace, qu’ils se sont donné les moyens d’augmenter la visibilté et la notoriété des artistes qu’ils signent.

Avec la mise en place des licences Creative Commons en 2002, les Netlabels trouvent une base juridique à leur activité. Celles-ci vont garantir à la fois la protection des droits de l’auteur d’une oeuvre artistique et la libre circulation du contenu culturel de cette oeuvre. Le système, astucieux, est basé sur plusieurs combinaisons possibles de quatre critères fondamentaux. L’auteur choisit celle qui lui convient et l’oeuvre est distribuée selon sa volonté. Les Netlabels dissocient donc la paternité d’une oeuvre (non-négociable) de sa distribution libre au public (contribution au patrimoine d’oeuvres accessibles dans le domaine public). Ainsi ils ne bradent pas la musique et ne volent pas les auteurs, qui peuvent conserver toute autorité commerciale sur leurs oeuvres s’ils le souhaitent.

Les Netlabels sont un pur produit du web qui a réussi à dépasser le problème du piratage et de la propriété intellectuelle. Il offre aux internautes une abondante base de données gratuites, en respectant strictement les droits des auteurs, pour le plus grand bonheur des partisans du libre accès à la culture. Mais qu’on ne s’y méprenne pas: les Netlabels ne sont pas seulement le repère d’auteurs anonymes aux sombres musiques expérimentales. Leur potentiel promotionnel a depuis belle lurette éveillé l’intérêt de grosses légumes du business musical. En 2004 déjà, le magasine Wired mettait en libre téléchargement et copie une compilation haute en couleur qui réunissait les Beastie Boys, Dan The Automator, Le Tigre, The Rapture et bien d’autres ( http://creativecommons.org/wired/ ). L’univers des Creative Commons est vaste, mais le principe reste principalement l’apanage de très petites structures à but non-lucratif, qui ne sont pas prêtes à faire de l’ombre aux dinosaures de la branche.

Quelques références…