Délires et des lettres, un livre tout simplement.





Entretien avec Olivier Michel pour« Gastro, de la cuisine au cabinet » chez Rochat Le journaliste – Olivier Michel, Bonjour, vous venez de publier « Gastro, de la cuisine au cabinet » chez Rochat, un livre de recettes destiné à ceux qui ne cuisinent pas du tout et qui pourront en un tournemain ravir les papilles de leurs invités […]

Entretien avec Olivier Michel

pour« Gastro, de la cuisine au cabinet » chez Rochat

Le journaliste – Olivier Michel, Bonjour, vous venez de publier « Gastro, de la cuisine au cabinet » chez Rochat, un livre de recettes destiné à ceux qui ne cuisinent pas du tout et qui pourront en un tournemain ravir les papilles de leurs invités ou plus simplement se faire plaisir en se cuisinant un bon p’tit plat bien de chez nous. Olivier Michel ?

Olivier Michel – Ben, c’est ça. C’est-à-dire que c’est un bouquin qui s’adresse aux gens qui travaillent et qui veulent quand même…

– … Qui n’aime pas cuisiner à la base ?

– Qui n’aiment pas cuisiner, qui travaillent et qui veulent quand même bien manger. C’est une frange très particulière de la population, mais qui existe.

– Oh, y en a de plus en plus qui ne mangent que des surgelés, pas assez de fruits ou de légumes, enfin qui ne prennent pas le temps de se faire à manger.

– Ils aiment pas cuisiner, ils aiment pas attendre et ils aiment manger.

– Alors ce qui est bien chez vous, c’est que ce sont des plats simples. Il y a quelques plats plus compliqués pour ceux qui voudraient performer, pour ceux qui voudraient aller plus loin là-dedans.

– Ça va par gradation.

– Et puis, surtout, c’est sain. C’est très sain.

– Ça vous requinque la flore, ça fait aller et c’est bon au palais.

– Je vais d’ailleurs donner la preuve de tout cela en lisant une courte recette, une des plus simples du livre, je crois, celle de l’endive au charbon. Olivier Michel, « Gastro, de la cuisine au cabinet », extrait :

« Pour 1 kilo de sel, trempez dans 1 dl d’eau, 4 endives épépinées. Il est important de bien les éplucher également, sinon le plat perd de sa consistance. Enfournez le sel et les endives à 250° pendant un jour, un jour et demi, tout dépend s’il fait sec dans votre cuisine, puis ressortez du four. Si les endives sont passées du blanc au noir charbon, c’est que vous avez réussi. Bravo et bon appétit bien sûr. »

– Ouais, ouais…

– Bon, c’est un petit peu brûlé quand même ? Noir charbon pour des endives, c’est

particulier.

– C’est brûlé, mais c’est bon.

– Y pas de risque ?

– Et non, non. Je crois pas. Ça prévient de la grippe.

– L’endive est devenue un morceau de charbon ?

– C’est calciné, quoi.

– Et ça, c’est bon ?

– Oui. Si vous voulez le mettre dans un peu d’eau, vous pouvez même le boire. C’est-à-dire, on met les cendres dans l’eau et on peut les boire.

– Et ça, c’est quoi ? Diurétif, épuratique…

– Ecoutez, c’est bon pour la flore. Comme je disais tout à l’heure, ça facilite le transistor intestinal et, en même temps, c’est vrai que c’est plein de vitamines. C’est idéal pour les gens qui sont toujours assis au bureau. Comme ça, ils peuvent manger leur endive avec une paille.

– Et ce n’est pas salissant ? Un peu, non ?

– Euh, non. Enfin, si on la prend telle quelle, sans son plat, évidemment c’est salissant. Si on la boit, non.

– D’accord. Et vous conseillez de mettre un filet d’huile d’olive si on la mange à la fourchette.

– Exactement.

– Du balsamique aussi, on peut ?

– Du balsamique qui va lui donner un petit goût de Provence.

– Fleur de sel, alors, j’imagine, hein ?

– C’est ça, oui, oui.

– Les endives au charbon à la fleur de sel.

– Avec un tout petit peu de Richambert

– Qui est du fromage ?

– Non, qui est un vin. Un vin de Cujon.

– Un vin de Cujon. D’accord.

– C’est extrêmement digeste. Facile à préparer. Vraiment très bon.

– Enfin, c’est un très beau livre où il y a effectivement plein de recettes de cet ordre-là.

– Et c’est justement pour éviter cette course au fast food. D’ailleurs, Paul Bocuse disait toujours : « Mieux vaut une bonne gastro, qu’un mauvais McDo. »

– Bien, écoutez, c’est une phrase sur laquelle on va conclure, je crois.

– Et méditer.

– Et méditer. Absolument. C’était Olivier Michel pour « Gastro de la cuisine au cabinet » chez Rochat. Merci à bientôt et n’oubliez pas : Lire c’est vivre, mais vivre c’est mieux.

Tom et Rolf