Délires et des lettres, un livre tout simplement.





Entretien avec Claire Mathieu, pour « La tome de Lourde », chez Vartel. Le journaliste – Claire Mathieu, Bonjour, vous venez de publier « La tome de Lourde » chez Vartel. Un brûlot antireligieux, c’est le moins que l’on puisse dire, qui descend en flèche ce que vous nommez la superstition des chrétiens et plus précisément cette manière qu’à […]

Entretien avec Claire Mathieu, pour « La tome de Lourde », chez Vartel.

Le journaliste – Claire Mathieu, Bonjour, vous venez de publier « La tome de Lourde » chez Vartel. Un brûlot antireligieux, c’est le moins que l’on puisse dire, qui descend en flèche ce que vous nommez la superstition des chrétiens et plus précisément cette manière qu’à l’occident de croire en Dieu comme on croit au Père Noël. Claire Mathieu ?

Claire Mathieu – Oui, c’est sûr. Vous savez, ce grand livre auquel tout le monde se réfère…

– Vous parlez de la bible ?

– Oui, bien sûr… C’est rien de plus qu’un roman d’aventure. Vous voyez, c’est une version des Trois Mousquetaires, sauf qu’ils étaient douze.

– Vous n’y allez pas par quatre chemins, Claire Mathieu. Vous remettez en cause, non pas l’existence même de Jésus, mais plutôt dirons-nous sa version mythique ou mystique.

– Oui, sa version magicien de foire. Parce que… qu’est-ce qu’on sait de ce Jésus ? C’est un brave charpentier qui a vécu tout le temps avec sa mère, dont on perd la trace autour des trente ans, et qu’on retrouve transformé en linge.

– C’est quand même un regard sur le Saint-Suaire qui est tout à fait original. Et je vais me permettre, Claire Mathieu, de lire un court extrait de « La tome de Lourde » :

« Et si Jésus n’était pas né, en aurait-on fait tout un fromage ? Je vous réponds par la négative. Aurait-ce été une catastrophe pour l’humanité ? Pour vous, peut-être, mais pour moi c’eut été un soulagement. Comprenez-moi bien, je n’ai rien contre Jésus, je trouve juste qu’on en a fait des tonnes. Après tout, que nous a-t-il appris sinon à avoir des remords ? »

– Ben oui…

– Alors là, Claire Mathieu, on peut se demander : Mais qui est Claire Mathieu ? D’où vient Claire Mathieu ? Sur quoi se base Claire Mathieu ?

– Je suis une scientifique, donc évidemment je risque de choquer les gens qui ont l’esprit à la fantaisie. Mais je ne me base que sur des faits scientifiques. Je dois voir pour croire. Et là, j’ai vraiment eu des informations de premières mains.

– C’est-à-dire ? Qu’est-ce que vous avez vu qui vous permet de remettre en cause ces choses millénaires ?

– Simplement, je suis allé dans le haut lieu du miracle, c’est-à-dire que je suis allée à Lourdes.

– Oui…

– Et j’ai pu discuter avec quelqu’un d’extrêmement bien placé, qui a pu me dire, n’est-ce pas, que tout ça, c’était des fadaises.

– Est-ce qu’on peut savoir de qui il s’agit ?

– Oui, bien sûr, c’est Bernadette Soubirou.

– Bernadette Soubirou ? Claire Mathieu, vous avez rencontré Bernadette Soubirou ?

– Absolument. Elle m’est apparue, pas dans la grotte, mais sur un banc…

– Vous avez eu une apparition ?

– Absolument. Elle m’a parlé et j’ai bien sûr récolté son témoignage. Elle m’a dit : « Vous savez, ma chère Claire, toute cette histoire autour des miracles, tout ça, c’est de la tome. »

– Mais elle-même est une sorte de miraculée, enfin, une apparition, quelque chose de…

– Enfin là, je l’ai vue, je l’ai touchée, j’ai même des enregistrements cassettes de nos entretiens. Y en a eu trois sur trois jours d’affilée. Tout en latin.

– Ah d’accord, oui. Et qu’est-ce qu’elle dit ?

– C’est une histoire compliquée, aussi du point de vue de la politique, mais elle dit que grosso modo y a une exploitation et que tout ça c’est du chichi, c’est de la tome.

– C’est de la tome, c’est du pipeau.

– Voilà.

– Vous êtes toujours sur la tangente entre scientifique et illuminée, Claire Mathieu, il faut quand même bien le dire…

– Oui, mais avec des preuves cassettes.

– Eh bien, merci Claire Mathieu. Je pense qu’on va recevoir beaucoup d’e-mail suite à cette interview. C’était Claire Mathieu pour « La tome de Lourde », chez Vartel.

– Vous savez, c’est pas compliqué : « Voir pour croire, croire pour voir ? Peu importe, moi je crois que je vois et c’est déjà bien. » (Paul Tourtel)

– Merci Claire Mathieu. A bientôt et n’oubliez pas : Lire c’est vivre, mais vivre c’est mieux.

Tom et Rolf