DELIRES ET DES LETTRES, UN LIVRE TOUT SIMPLEMENT





ENTRETIEN AVEC JULIO CARRABOCCA, AUTEUR DE «HARD ROCK, LA PASSION DU BRUIT» (ÉDITIONS LABRUTE) Le journaliste – Julio Carrabocca, Bonjour. Julio Carrabocca – Salut. – Vous venez de publier. «Hard rock, la passion du bruit» aux éditions Labrute. Une sorte d’historique de cette musique qui en défrise certains et dont vous dites qu’elle est essentielle puisqu’elle n’est rien d’autre que […]

ENTRETIEN AVEC JULIO CARRABOCCA, AUTEUR DE «HARD ROCK, LA PASSION DU BRUIT» (ÉDITIONS LABRUTE)

Le journaliste – Julio Carrabocca, Bonjour.
Julio Carrabocca – Salut.
– Vous venez de publier. «Hard rock, la passion du bruit» aux éditions Labrute. Une sorte d’historique de cette musique qui en défrise certains et dont vous dites qu’elle est essentielle puisqu’elle n’est rien d’autre que le reflet du monde, ce monde qui fait boom boom. Julio Carrabocca?
– C’est ça, il était temps de rendre ses lettres de noblesse à une… euh… certain diront que c’est pas de la musique, moi je trouve que c’est plus que de la musique.
– Pour toi… on se tutoie parce qu’on se connaît depuis un bail comme on dit…
– C’est cool.
– Pour toi, y a vraiment une dimension mystique dans le hard-rock.
– Ouais, complètement crazy, quoi, si tu veux.
– Tu parles de catharsis…
– Ouais, c’est ça. Et de foi mystique.
– T’inventes ce terme de catharsist…mique, c’est ça?
– Catharsmystique.
– Catharsmystique…
– C’est-à-dire que lors de mon premier concert, j’ai eu une sorte d’épiphanie, quoi. Je suis presque tombé dans les bratzingues. Et pis, tu vois, je me suis réveillé et j’étais à la fois vidé et heureux. Catharsmystique.
– Ouais, ouais, catharsmystique. Et c’est justement en août 62… C’était le premier concert, on a pris de l’âge…
– … Exactement, c’était fondateur.
– Eh ben, t’y étais en août 62, et justement ce court extrait va nous en parler. Julio Carrabocca, «Hard rock, la passion du bruit»: «En août 62, les Meules Sisters inventent le pogo, qui mettra une dizaine d’années à s’imposer sur les dance floor alternatifs du monde entier. Ah, la tête d’Edgar Meule, leader du groupe, s’il avait vu le phénomène de son vivant. Malheureusement, il était mort en juin 66, victime d’un coup de Doc Martin fatal en plein dans le derch.»
– Yeah!
– Alors déjà 66, violence, on n’est pas encore en 68 et déjà ça envoie bien, comme on dit.
– Ouais, ben si tu veux, c’est une religion cette musique. On y laisse sa vie. Live fast, die young. Si tu veux entrer dans la légende, il faut que tu casses ta pipe. – Alors 15 ans plus tard, après 62, en 77, c’est l’avènement du punk…
– C’est ça, voilà les keu-pon.
– Les keu-pon… Alors les keu-pon y étaient à quoi? A la bière?
– Ils carburaient à la bière et au Syntol.
– Au Syntol? Donc ça, les…
– C’est ça. Mais t’es obligé. C’est comme dans les grandes compétitions sportives, tu fais pas n’importe quel sport sans t’être chargé un petit peu… sans t’être chauffé. Et moi, j’aime ça, tu vois. Moi, j’ai besoin de me charger à fond pour donner à fond. Et je sais que My life is short, et je sais que I will end in a circle of fire.
– Ouais, t’es un peu dans un trip à la Pacadis…
– Ouais, ouais, ben, tu vois, Paca…
– Alors certains vont te dire : Mais punk, hard-rock, c’est pas tout à fait pareil. Qu’est-ce tu réponds à ça?
– C’est vrai que c’est pas complètement pareil. Mais y en a un, c’est un sacerdoce.
– Tu veux dire parle là… Ouais, c’est ça, tout vient de la même origine?
– C’est ça.
– Et cette origine, elle est bien évidemment chez les Meules Sisters.
– Exactement.
– C’est là qu’on retrouve le pogo, qu’on retrouve les guitares hurlantes. C’est là qu’y a toute cette espèce d’énergie formidable de l’époque, qu’on retrouve encore aujourd’hui avec euh… ben y a eu Iron Maiden, y a eu ACDC…
– Y a eu Pif Lap If.
– Y a eu Def Bounce, enfin tout un tas de références.
– Tous ces warriors, quoi.
– … Dont tu parles dans ton bouquin. Voilà, c’était très bien de te recevoir ce matin.
– Ouais, c’est cool.
– C’était Julio Carrabocca pour « Hard rock, la passion du bruit » aux éditions Labrute.
– Beuhhhhhhhhhhhhh!!! Ça, si tu veux, c’est tiré d’une citation des mémoires d’un fan de Joe La Meule.
– Ah, ben d’accord, ben c’est… Beuuuu aaaaaahhh yyyyyyennnn!!!!
C’est dans l’ambiance en tout cas. Salut Julio. A bientôt et n’oubliez pas: Lire c’est vivre, mais vivre c’est mieux.

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