CREAKED WEEKENDER





Célébration marathon des cinq années d’existence du label Creaked le vendredi 9 et le samedi 10 octobre au Romandie et au Bourg. Sept lives pour une immersion totale dans le meilleur du catalogue suisse et international du label. L’occasion de s’ouvrir aux mélancolies Electro-Folk de Joe Gallen, aux sonorités hybrides de Larytta, à la Techno […]

Célébration marathon des cinq années d’existence du label Creaked le vendredi 9 et le samedi 10 octobre au Romandie et au Bourg. Sept lives pour une immersion totale dans le meilleur du catalogue suisse et international du label.

L’occasion de s’ouvrir aux mélancolies Electro-Folk de Joe Gallen, aux sonorités hybrides de Larytta, à la Techno Minimale de Cosili, aux expérimentations sonores de Consor, à la House atmosphérique de Julien Aubert et à celle entraînante des Starting Teeth, comme aux sondes vocales de Oy. Wow! ça fait beaucoup, beaucoup de bien et ça ne s’arrête pas là puisque ce n’est pas le son qui sera seul à l’honneur de ce Creaked Weekender. L’occasion pour Creaked Records de présenter et de remercier les designers, ar tistes et graphistes qui
ont participé à créer l’identité visuelle du label par une exposition qui se tiendra à la galerie Abstract du 9 au 19 octobre. Mais avant d’y être, un aperçu des découvertes et autres pépites à ne pas manquer.

5 ans et plus que toutes ses dents pour le label Creaked Records, menés adroitement par Léo Wannaz, défricheur d’une pop de qualité qui, si elle se veut accessible à tous, ne dénie jamais rien à l’innovation, ni à l’avant-garde.

Ouverture des festivités le vendredi 9 au Romandie avec l’anglais Joe Gallen qui, à quelques semaines de la sortie de son premier album «for triangles», présentera son univers musical pour la première fois en Suisse Romande. Influencé autant par un Bob Dylan ou un Nick Drake, que parle psychédelisme contemporain de Caribou et les experimentations éléctroniques de Four Tet, il se dégage des mélodies douces et une énergie plus offensive des rythmes chez ce natif de Manchester. Une pop aussi délicate que directe.

A suivre de près, comme le live de Joy Frempong aka Oy, ghanéenne d’origine, établie à Zürich, qui a multiplié les collaborations et les recherches musicales dans le Jazz, la musique électronique et le Hip Hop. Absolument convaincu et sensible à son talent pour l’improvisation, à ses surprenants arrangements vocaux (notamment sa capacité à réinventer l’utilisation des choeurs), Creaked Records lui a donné carte blanche pour la réalisation de son premier album solo.

Cette première soirée se poursuivra avec Starting Teeth, duo canadien composé de Childe Grangier et Nathan Jonson, qui combine une Micro-House à une Ambient injectée d’une fantaisie légère, esquivant plutôt subtilement la pesanteur monotone que peut parfois renfermer le genre quand il reste clos sur lui-même.

Cosili, considéré aujourd’hui comme l’un des plus intéressants producteurs de Techno Minimale achèvera cette première soirée.

Quelque part entre Autechre, Mogwai et Plastikman, Consor aka Samuel Vanay combine des influences et des expérimentations sonores à la base d’une musique électronique sombre, minimaliste et profonde. Il ouvrira la soirée du samedi 10 octobre au Bourg.

Son premier maxi «Paint Club» paru sur Creaked Records, Julien Aubert, qui a d’abord baigné dans le Rock Indie avant de rapidement tomber dans une deuxième marmite, celle de la musique électronique, livrera un live de Techno-House. Ambient down tempo, beats puissants, Techno minimaliste et mélodies addictives marquent ses productions et appelleront sans doute les premiers pas de danse de cette deuxième soirée.

Chaud, chaud, chaud les muscles pour poursuivre dans l’allégresse et les déhanchements fébriles cet anniversaire avec les Larytta, popistes lyriques et créateurs de beats accrocheurs qui depuis la sortie de leur premier album «Difficult Fun» en 2008, sont devenus une des for ma tions parmi les plus excitantes du panorama électronique helvétique actuel. Difficile à décrire tant les références sont vastes. Entre Soul, Techno, Hip Hop et R&B, le coeur ne balance pas, il adhère, ou s’il balance, c’est en rythme avec les beats électro, les voix hypnotiques, les claviers et les sons farfelus, tout droit sortis du laboratoire sonore du duo.

Cette deuxième soirée se terminera par la visite et le Dj set de l’ami anglais de la famille Creaked, Vincent Oliver.

Et après tout ça, vous reprendrez bien encore un peu de Creaked? Un détour par la galerie Abstract pour découvrir le travail de Horsform, Peroz, Koerner Union, Billy ben, Drawcaliber, Florian Javet et Emy Amstein qui mettent en image les sons du label, et qui ont donc contribué à le façonner comme à lui permettre de souffler aujourd’hui ses cinq bougies.