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	<title>Le Bourg &#124; Café théâtre à Lausanne &#187; Novembre 2009</title>
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	<description>Concerts, Projections, Performances, Théâtre, Vernissage</description>
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		<title>  Sound &amp; Vision III</title>
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		<pubDate>Sat, 23 Jan 2010 18:39:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>david</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Tony Wilson : l’Icare de Madchester
Parce que la musique c’est une histoire et que si elle se dit en mélodies et en rythmes, elle se dit aussi en images. Tous les derniers jeudis du mois, Le Bourg, avec la complicité d’Ivan (+41), vous présente un genre, un courant musical, un label ou un artiste à travers [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Tony Wilson : l’Icare de Madchester</em></p>
<p>Parce que la musique c’est une histoire et que si elle se dit en mélodies et en rythmes, elle se dit aussi en images. Tous les derniers jeudis du mois, Le Bourg, avec la complicité d’Ivan (+41), vous présente un genre, un courant musical, un label ou un artiste à travers un film documentaire ou de fiction, suivi d’un dj set complétant ce moment de cinéma dédié à la musique. Troisième projection ce 26 novembre avec 24 Hours Party People de Michael Winterbottom qui relate le parcours de Tony Wilson, dont la placidité et la naïveté confondantes ont cependant permis d’écrire une des plus riches et excitantes pages de l’histoire de la musique du vingtième siècle. Les incompétences, le laxisme, mais aussi la confiance et le discernement artistique du fondateur de Factory Records, ce foutu mélange révéla le génie et le talent de Joy Division, de New Order, de A Certain Ratio et des Happy Mondays.<br />
<em>« Bienvenue à la roue de la fortune ! La voici, cette roue qui à travers les siècles a symbolisé les vicissitudes de la vie. Boèce lui-même, dans son chef d’oeuvre « Consolation de la philosophie », compare l’histoire à une roue qui vous hisse pour vous laisser retomber ensuite. « ‘L’inconstance est mon essence’ dit la roue.<br />
‘Mettez-vous sur mes rayons si vous voulez, ne nous plaignez pas si vous retombez dans les ténèbres’.»</em> Citation extraite de 24 Hours Party People.</p>
<p>Est-ce que Tony Wilson s’est vraiment adressé en ces termes aux téléspectateurs de « La roue de la fortune » qu’il anime à la fin des années quatre-vingt sur Granada Television, télévision locale au sein de laquelle il fit une carrière journalistique plutôt médiocre?<br />
Peu importe la véracité des faits puisque cette citation extraite de 24 Hours Party People symbolise parfaitement l’histoire du chaotique et brillant label mancunien Factory Records.</p>
<p>1976 : Tony Wilson est reporter à tout faire pour Granada Television. Entre deux confrontations avec son producteur à qui il rappelle sans cesse: « Je suis un putain de journaliste sérieux… Je suis allé à Cambridge ! », il couvre les exploits d’un canard berger, interviewe un nain soigneur d’éléphants et expérimente le Deltaplane pour divertir le téléspectateur lambda. Mais la confidentialité de la chaîne locale lui permet aussi d’animer le show musical « So It Goes », au contenu rédactionnel impensable sur une chaîne nationale de l’époque : celui de la scène Punk.</p>
<p>C’est le 4 juin 1976 qu’un premier déclic titille ses connexions neuronales. Les Sex Pistols se produisent pour la première fois à Manchester, au Lesser Free Trade Hall. Un concert que Wilson qualifiera d’historique, bien que seules 42 personnes y assistent. Historique parce que plus que la performance scénique dont on découvre d’ailleurs quelques extraits dans le film, dans cette petite assemblée, on ne comptera pas moins que Howard Devoto et Pete Shelley des Buzzcocks, Warsaw qui formeront plus tard Joy Division et New Order, accompagnés de leur manager Rob Gretton, Mick Hucknall, futur leader des Simply Red, et Martin Hannett, exceptionnel et caractériel producteur qui fut à l’origine du son de Joy Division comme plus tard de celui des Happy Mondays.</p>
<p>A la suite de cette expérience live, Wilson se sent à l’étroit dans son show télévisé et devient promoteur des soirées Factory avec ses futurs associés de Factory Records, Alan Erasmus et Rob Gretton. Ils programment hebdomadairement des groupes locaux de la scène Punk, Rock et New-Wave dans un club miteux de la banlieue de Manchester.</p>
<p>C’est là que se développent le label et son identité visuelle, portée par Peter Saville, graphiste réputé aussi bien pour son talent que pour ses soucis d’agenda, livrant régulièrement les affiches et flyers des groupes une fois la date passée, tout comme son manque de bon sens commercial pour avoir fait perdre au label 5 pence sur chaque Lp vendu de « Blue Monday » de New-order (les coûts de production de la cover excédant le prix de vente du disque)…</p>
<p>Joy Division sera le premier groupe signé sur Factory Records. Pas de véritables contrats, mais juste un papier rédigé et signé du sang de Tony Wilson assurant une liberté de création aux groupes signés sur le label, comme celle de partir quand bon leur sembleraient. Une fantaisie qui empêcha d’ailleurs tout rachat potentiel du label au moment de sa faillite, les contrats légaux n’ayant jamais existé.</p>
<p>Factory Records ouvre plus tard son propre club, l’Haçienda, qui fit les belles heures de la culture rave de Manchester durant la deuxième moitié des années quatrevingt, moment où parallèlement le label signe les Happy Mondays. C’est le début de sérieux ennuis comme de gros succès. Avec les Happy Mondays naît le mouvement « Madchester », courant musical exclusivement mancunien qui mélange la House, le Funk et le Rock.<br />
Mais Shaun Ryder, leader chanteur des Happy Mondays est absolument ingérable. Ses problèmes de drogue, l’extorsion d’argent au label, ses engagements non respectés et la frontière fragile sur laquelle il oscille entre débilité et génie, donneront finalement le coup de grâce au label qui fermera boutique en 1992.</p>
<p>1976 –1992, entre le déclin du Punk et la mort de la Acid House, 24 Hours Party People retrace le parcours tragicomique de ce mythique label. Combinations d’événements réels, de rumeurs, de légendes, de l’imagination du scénariste comme des images d’archives, le film est parfois aussi mauvais que n’a pu l’être la gestion de Tony Wilson de Factory Records et de son club l’Haçienda. Images d’archives de concerts montées avec des images reconstituées, de publics, peu convaincantes, scénario parfois incohérent, et esthétique douteuse n’enlèvent cependant rien à l’intérêt du film, tout comme la désinvolture et les incohérences de Wilson ont permis à des artistes comme Ian Curtis ou Shaun Ryder de trouver une plateforme d’expression qui ne les a ni formatés, ni muselés dans leur art. Le pire pour le meilleur.</p>
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		<title>  Broadway Sous Morphine</title>
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		<pubDate>Sat, 23 Jan 2010 18:32:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>david</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Réinterprétation Pop-Folk des grands standards de Broadway de la première moitié du vingtième siècle par la berlinoise Masha Qrella. L’occasion de (re)découvrir des morceaux perdus dans la mémoire du genre : la comédie musicale, que les nombreuses productions plus récentes ont pu éclipser. A noter qu’il n’est pas indispensable d’adhérer au genre pour apprécier ce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Réinterprétation Pop-Folk des grands standards de Broadway de la première moitié du vingtième siècle par la berlinoise Masha Qrella. L’occasion de (re)découvrir des morceaux perdus dans la mémoire du genre : la comédie musicale, que les nombreuses productions plus récentes ont pu éclipser. A noter qu’il n’est pas indispensable d’adhérer au genre pour apprécier ce focus sur cette tranche d’histoire de la musique, puisque par principe, la réinterprétation, si elle respecte la colonne vertébrale de la partition, s’autorise des libertés avec le genre.<br />
Berlin – New-york aller simple.</em></p>
<p>Masha Qrella n’en n’est plus à ses débuts. Active depuis la fin des années nonante sur la scène Folk allemande, elle joue avec les formations Mina et Contriva avant de s’ouvrir à une carrière solo dès 2002. Elle écrit et compose la quasi totalité de ses titres et compte jusqu’à aujourd’hui les premières parties, entre autres, de Galexico, Stereolab, et Yo La Tengo.<br />
La fille mène sa barque et trace plutôt bien sa route. </p>
<p>Expérience rare et peu commune dans une carrière musicale, la folkeuse berlinoise est approchée en 2007 par le curateur de la « Maison des Cultures du Monde » (« Haus der Kulturen der Welt ») à Berlin pour assurer un concert commémoratif « Broadway – Berceau de la musique populaire » dédié à l’âge d’or des comédies musicales de Broadway, alors tenues par les mains de maîtres des deux compositeurs Kurt Weil et Frederick Loewe.</p>
<p>Le concept : travailler sur la base de leurs compositions et en produire une nouvelle approche ; trouver le dénominateur commun entre ces deux géants de Broadway originaires de Berlin et une artiste berlinoise contemporaine.<br />
L’idée était aussi de mandater une artiste inattendue, venant d’un tout autre univers musical, au point que l’auditeur, sans être informé du projet, aurait pu imaginer que ces interprétations n’auraient été autres que celles de Masha Qrella.</p>
<p>L’histoire aurait pu s’arrêter en octobre 2007, après le succès de cette unique performance live à la « Maison des Cultures du Monde ». L’histoire en a décidé autrement puisqu’en juin 2009 paraît le troisième album de l’artiste, « Speak Low » qui n’est autre que l’enregistrement studio de ce tribute à Kurt Weil et Frederick Loewe. Ni folk minimaliste ou lo-fi, et loin des arrangements parfois kitsch des titres originaux, « Speak Low » propose une instrumentation riche (guitare, basse, batterie et orgue) et une Pop-Folk homogène et sans aspérités.</p>
<p>A découvrir sans nostalgie et par curiosité du contraste.</p>
<ul>
<li><a href="http://www.myspace.com/mashaqrella">www.myspace.com/mashaqrella</a></li>
</ul>
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		<title>  TOM BROSSEAU</title>
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		<pubDate>Sat, 23 Jan 2010 18:28:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>david</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Novembre 2009]]></category>

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		<description><![CDATA[Le monde est en train de péter, mais Tom est là pour nous réconforter.
Le gentlemen cow-boy de FatCat est de retour, en tournée avec son nouvel album plein les poches: « Posthumous Success ». Son label le décrit comme un disque conceptuel, moderne, espiègle, drôle et sombre à la fois… Que comment que que ? [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Le monde est en train de péter, mais Tom est là pour nous réconforter.</em></p>
<p>Le gentlemen cow-boy de FatCat est de retour, en tournée avec son nouvel album plein les poches: « Posthumous Success ». Son label le décrit comme un disque conceptuel, moderne, espiègle, drôle et sombre à la fois… Que comment que que ? S’il est un terme qui nous vient pour le moins, c’est l’authenticité de ses compositions: car Brosseau est un authentique, un vrai, et la dimension pittoresque et narrative de ce dernier album lui ressemble comme deux gouttes d’eau.</p>
<p>Il faut l’avoir vu sur scène, chanter a cappella de sa voix douce et mélancolique et tendre ses bras de son air ingénu ! L’homme sait briser les plus récalcitrants avec un charme si confondant qu’on a presque envie de le serrer contre soi pour le réconforter et le protéger des méchants de ce monde. Mais notre homme en a vu d’autres et sous ses airs frêles et sensibles il ne tarde pas à embarquer tout le monde dans une dimension qui sent bon le feu de camp et la Marlboro. Ou plutôt « sentait » bon, car ce nouveau disque de la planète FatCat fait la part belle à des sonorités plus rock et plus dures que ce à quoi nous étions habitués: guitare électrique, basse, batterie et rythmes poussifs donnent à cet opus un environnement sonore plus sauvage et urbain que d’ordinaire.</p>
<p>Tom Brosseau le bluesman du Dakota, s’aventure donc dans les eaux troubles et tumultueuses d’un rock minimal et sombre. Il y a des parcours qui ne trompent pas: son dernier album « Cavalier » était produit par John Parish (Pj Harvey, Eels). On ne ressort sans doute pas indemne d’une rencontre avec cet homme-là. Mais le Blues coule dans les veines de Brosseau comme le Chasselas dans celui des Vaudois et c’est bien lui qui règne sur les mélodies de « Posthumous Success », lui qui crée comme toujours l’immense impact émotionnel de ses chansons. Dans « You Don’t Know My Friends », une mélancolie à vous fendre le coeur est résolument tapie sous des riffs de guitares rêches comme une barbe de trois jours, et elle pointe encore dans « Favourite Colour Blue »… comme si Brosseau devait encore nous l’avouer: « My favourite colour is the colour blue, I put a little of that in everything I do”.</p>
<p>Ecouter Tom Brosseau, c’est se retrouver enfant, avec un conteur d’histoires assis au coin du lit. Il suffit de faire un tour sur son site pour se rendre compte de l’immense potentiel narratif de cet auteur hors norme. Brosseau est prolifique, il aime raconter et il nous dit tout. De ses états d’âme à ses observations: un coin de rue, une cour d’école, un skateboard, tout chez lui est susceptible de faire démarrer une histoire, une chanson. Et lorsqu’il s’y met, on ose à peine bouger, on veut juste écouter et pourvu que rien n’interrompe son récit et ses mélodies. Tom Brosseau, c’est Le James Dean de « A l’Est d’Eden » dans le corps de Peter Pan. Et l’écouter, c’est briser son coeur, avec beaucoup de bonheur et un verre de Whisky dans la main.</p>
<ul>
<li><a href="http://www.tombrosseau.com"></a></li>
<li><a href="http://www.myspace.com/tombrosseau"></li>
</ul>
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		<title>  Yokonoe</title>
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		<pubDate>Sat, 23 Jan 2010 18:22:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>david</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Novembre 2009]]></category>

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		<description><![CDATA[Yokonoe a déjà joué sur la scène du Bourg, face à l’enseigne VEDETTE, il y a longtemps : on les a trouvés bons, on les a trouvés sympas, mais à la fin du concert – pas comme des vedettes du tout – ils n’avaient pas de CD’s à vendre!
Ils ont donc bossé dur entre-temps et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Yokonoe a déjà joué sur la scène du Bourg, face à l’enseigne VEDETTE, il y a longtemps : on les a trouvés bons, on les a trouvés sympas, mais à la fin du concert – pas comme des vedettes du tout – ils n’avaient pas de CD’s à vendre!<br />
Ils ont donc bossé dur entre-temps et reviennent avec leur premier CD intitulé « Bathyscaph », tout frais, tout neuf, tout beau, il a été enregistré, mixé et co-produit par Pascal Hirt au studio La Fonderie (Beautiful Leopard, Soften) et masterisé par Julien Grandjean.<br />
Quand on passe ce disque à la maison un dimanche après-midi d’automne, il manque juste le film qui va avec, dont la bande originale est pleine de mélancolie et de puissance. Les morceaux s’alignent et se répondent pour former une sorte de berceuse pour adultes. Cet album joue avec les textures sonores d’instruments exotiques, presque oubliés : ça souffle, ça vibre, ça gratte et ça siffle sur des mélodies entraînantes. C’est donc avec plaisir et pas mal d’impatience que nous accueillons une nouvelle fois Benoit Gisler, Gilles Zehnder, Duy Quan<br />
Nguyen et Frank Bongni pour un concert multi-instrumental dont ils ont le secret.</p>
<ul>
<li><a href="http://www.myspace.com/yokonoe">www.myspace.com/yokonoe</a></li>
</ul>
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		<title>  Folk, Blues, Dépouillement et Meurtrissures</title>
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		<pubDate>Sat, 23 Jan 2010 18:17:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>david</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Novembre 2009]]></category>

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		<description><![CDATA[Emil y Jane White écrit des complaintes au charme sombre, portées par sa voix feutrée et pénétrante, qui dévore le silence. Seulement orné d’une guitare, son chant grave dégage une sensualité magnétique, parfois à la limite de l’incantation. Son répertoire intimiste trouve sa source dans son histoire personnelle, mais également dans la détermination fébrile des histoires d’amour, de monstres et de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Emil y Jane White écrit des complaintes au charme sombre,</strong> portées par sa voix feutrée et pénétrante, qui dévore le silence. Seulement orné d’une guitare, son chant grave dégage une sensualité magnétique, parfois à la limite de l’incantation. Son répertoire intimiste trouve sa source dans son histoire personnelle, mais également dans la détermination fébrile des histoires d’amour, de monstres et de meurtres. Des textes qui peuvent se lire et se relire comme un recueil d’énigmatiques nouvelles. Afin d’en apprendre un peu plus sur cette chanteuse américaine de 27 ans, voilà les réponses à quelques questions qui lui ont été posées dans diverses interviews:</p>
<p><strong>Comment qualifieriez-vous votre musique ?</strong><br />
Je joue de la musique folk alors oui, je pense être de cette famille. J’ai changé souvent, je suis passée du punk-métal, avec mon premier groupe, à un rock-country. Maintenant, j’utilise peu de phrases par chanson, parce que j’aime le côté lancinant de la répétition. Et les arrangements légers : le silence est parfois aussi important que la musique.</p>
<p><strong>Est-ce que le petit jeu des comparaisons vous trouble ? Car on ramène immanquablement votre travail, depuis vos débuts, à Nick Drake, Joni Mitchell et surtout à Cat Power. Revendiquez-vous cette influence ?</strong><br />
Oui, j’admire Cat Power. C’est en l’écoutant que j’ai trouvé ma voix, réalisé qu’en chantant plus avec ma gorge je pouvais me retrouver dans un registre vocal plus naturel et intense.</p>
<p><strong>Et Alela Diane ? est-ce que son avènement, peu de temps avant vous, vous a fait de l’ombre ?</strong><br />
Je crois plutôt qu’Alela a permis d’ouvrir des portes à plusieurs d’entre nous, en popularisant un certain dénuement musical.</p>
<p><strong>Dans une interview lue sur Internet, on vous dit féministe. Quand avez-vous commencé à vous intéresser au féminisme ?</strong><br />
Quand je suis arrivée à l’université j’ai choisi de m’intéresser au « genre et à la condition féminine » (« women’s studies » et « gender studies »). J’ai un diplôme dans ces domaines. En tant que femme, en grandissant, j’ai ressenti des pressions et j’ai été confrontée au sexisme. L’adolescence est un moment où on questionne la sexualité. Je n’ai jamais accepté le fait que la femme soit culturellement et intrinsèquement considérée comme un object sexuel. Je pensais que c’était vraiment injuste. Mon point de vue a changé avec la temps. Je ne suis plus aussi intransigeante qu’autrefois en ce qui concerne le féminisme. Aujourd’hui je pense que tout le monde est désavantagé, les hommes aussi. Les gens d’un genre différent ont des difficultés différentes des gens qui s’identifient au genre féminin. Par ailleurs, je pense qu’il est important d’encourager les femmes à créer, à s’exprimer. Mes parents et mes proches m’ont encouragée quand j’étais enfant. Tout est arrivé très vite. Soutenir les femmes artistes est important. Je trouve important de faire entendre ma voix. Je trouve important que tout le monde fasse entendre sa voix.</p>
<p><strong>Quel est pour vous un moment musical dans un film où les images et la musique collent parfaitement ?</strong><br />
La bande originale de « La Famille Tenenbaum » est excellente. Il y a de nombreux moments de ce genre. La scène où ils sont assis dans une tente à l’intérieur de la maison et on entend une chanson des Rolling Stones.</p>
<p><strong>Votre chanson « W ild tigers I have known » est sur la bande originale d’un film de Cam Archer du même nom, produit par Gus Van Sant et sélectionné au festival de Sundance en 2006.</strong><br />
J’ai le désir d’écrire des chansons pour des films, j’ai de plus en plus envie d’aller dans cette direction. Wild Tigers I Have Known est un film sur l’isolation. C’est l’histoire du passage à l’âge adulte d’un jeune garçon qui lutte pour trouver son identité, un thème qui peut parler à beaucoup de monde.<br />
<strong><br />
Le film parle d’adolescents. Quel genre d’adolescente étiez-vous ? Saviez-vous que vous vouliez devenir musicienne ?</strong><br />
Je n’étais pas très sûre de moi. Par exemple je n’aurais jamais pu imaginer devenir musicienne ou sortir un disque. J’ai eu une enfance baba cool, paumée dans la campagne de San Francisco, favorisant la solitude et le recueillement. Mes années d’adolescence ne furent pas agréables.<br />
<strong><br />
La chanson « Dark undercoat » raconte une histoire à la manière de Johnny Cash… ?</strong><br />
Toutes mes chansons sont très différentes. Les trames narratives et les sentiments sont différents. « Dark undercoat » parlait d’une relation amoureuse. J’ai choisi un groupe de personnages pour la chanson. J’utilise souvent des groupes de personnages pour recréer une situation vécue.<br />
<strong><br />
Dans « Hole in the Middle », vous dites « tout le monde a une petite discussion avec le diable », vous parlez de poupées vaudous, croyez-vous en des forces surnaturelles ?</strong><br />
Oui. Ce ne sont pas des choses auxquelles je pense tout le temps mais il m’arrive de penser à ces autres forces. Je crois aux esprits et aux choses virtuelles.<br />
<strong><br />
Avez-vous essayé les poupées vaudous sur votre ex ?</strong><br />
Non <em>(rires). </em>C’était plus une métaphore en réalité.<br />
<strong><br />
Comment occupez-vous votre temps pendant que vous voyagez durant vos tournées ?</strong><br />
Je lis beaucoup, je dors beaucoup quand je voyage en train mais parfois je dois conduire, donc je ne peux pas lire. J’écoute de la musique. En ce moment, j’écoute l’album « Time (the revelator) » de Gillian Welsh, une chanteuse country américaine.</p>
<p><strong>Quel est le meilleur moment / le meilleur endroit pour écouter de la musique ?</strong><br />
Personnellement, quand je roule seule en voiture.</p>
<p><strong>Aimez-vous jouer des reprises ?</strong><br />
Oui aussi, quand j’étais dans un groupe, avant de commencer à jouer en solo, je jouais des reprises de Grahm Parsons.</p>
<p><strong>Quel disque vous met de bonne humeur quand vous l’écoutez ?</strong><br />
N’importe quel disque des Supremes.</p>
<p><strong>Qui écoutez-vous quand vous êtes triste ?</strong><br />
Elliott Smith.</p>
<p><strong>Qui est votre monstre préféré ?</strong><br />
« La créature du lagon bleu ». C’est un très vieux film. Le monstre est incroyable. A un moment une femme crie comme si elle était sans défense, alors qu’elle pourrait facilement se sauver. Ce n’est vraiment pas un monstre féroce.</p>
<p><strong>Pourriez-vous donner un exemple de personnage imaginaire que vous aimez ?</strong><br />
Je vais essayer de trouver… Depuis que je suis enfant, j’ai toujours aimé le film « Mermaid », avec Winona Ryder et Cher, même si on considère que c’est un mauvais film. Ce n’est pas un film d’art et d’essai, ni d’avant garde, mais je l’aime depuis des années. Le personnage joué par Winona Ryder me touche. C’est l’histoire du passage à l’âge adulte d’une jeune femme. « Edward Scissorhands » également. J’ai vu ce film de nombreuses fois et je l’ai toujours aimé. Je me sens proche des personnages.</p>
<p><strong>Dans une de vos chansons, vous écrivez sur Bessie Smith, une muse maudite, que vous inspire-t-elle ?</strong><br />
Elle m’inspire beaucoup. C’est un personnage d’une présence intense, au destin tragique et fascinant.</p>
<p><strong>Qui est votre superhéros préféré, humain ou imaginaire ?</strong><br />
Nick Cave.</p>
<p><strong>Si vous pouviez vivre une journée dans le corps de quelqu’un d’autre, qui choisiriez-vous ?</strong><br />
Voyons… Georges Bush… pour voir le monde par ses yeux. Ce serait effrayant et traumatisant. Il est sûr que je ne serai plus la même personne après cette expérience.</p>
<ul>
<li><a href="http://www.emilyjanewhite.com">www.emilyjanewhite.com</a></li>
<li><a href="http://www.myspace.com/emilyjanewhite">www.myspace.com/emilyjanewhite</a></li>
</ul>
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		<title>  EUGENE ONEGUINE</title>
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		<pubDate>Sat, 23 Jan 2010 17:57:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>david</dc:creator>
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		<description><![CDATA[A LA MANUFACTURE, DOUZE PRESQUE DIPLÔMÉS PRÉSENTENT :
EUGENE ONEGUINE D’Alexandre Pouchkine
Avant de se présenter au Centre Culturel Suisse à Paris, douze étudiants au terme de leur formation à la Manufacture, vous invitent à venir tuer le temps en compagnie de Pouchkine, en suivant l’histoire d’Onéguine et de Tatiana, comme si vous étiez au bord d’un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>A LA MANUFACTURE, DOUZE PRESQUE DIPLÔMÉS PRÉSENTENT :<br />
EUGENE ONEGUINE <em>D’Alexandre Pouchkine</em></p>
<p>Avant de se présenter au Centre Culturel Suisse à Paris, douze étudiants au terme de leur formation à la Manufacture, vous invitent à venir tuer le temps en compagnie de Pouchkine, en suivant l’histoire d’Onéguine et de Tatiana, comme si vous étiez au bord d’un feu, lors d’une longue soirée d’hiver russe.</p>
<p>Il paraît qu’il est inutile de demander à un Russe qui est le plus grand poète ni quel est le plus beau poème jamais écrit, c’est une question idiote. André Markowicz, russe de Saint-Pétersbourg, comme notre héros Onéguine, en est persuadé, et traduit les vers du grand poème de Pouchkine depuis l’âge de 17 ans. Cela a occupé une bonne partie de sa vie, et il sait déjà que c’est sa grande oeuvre de traducteur. Ce n’est pas un texte écrit pour le plateau, c’est un roman en vers, mais je suis toujours étonné de constater à quel point cela fait théâtre, combien le récit est simple à suivre, combien ce texte, jouant de tous les niveaux, passant du grave au léger, est d’une si grande oralité.</p>
<p>Le poème trace la vie d’Eugène Onéguine, qui refuse l’amour de la jeune Tatiana, tue en duel son ami Lenski, trompe son ennui et le temps qui passe, sans succès, en devenant propriétaire terrien, laisse filer les années. Il finit par rentrer à Moscou où il retrouve Tatiana devenue une des femmes les plus prisée du grand monde. Il reconnaît la jeune fille qu’il avait dédaignée et tombe follement amoureux. Elle l’aime encore, mais il est trop tard, elle est mariée, et n’a plus la naïveté de la Tatiana d’antan.</p>
<p>L’intrigue est simple, mais le poème est infiniment plus riche et complexe que cela. Pouchkine ne cesse de digresser à loisir, parler de son amour pour les petons des femmes, pour le rumsteack, le Bordeaux, et les joies de l’oisiveté. Au-delà, c’est bien un grand texte sur l’amour qui occupe nos vies et la froideur intérieure qui nous guette, sur l’hiver qui approche dangereusement.<br />
L’adresse est simple, directe. Il s’agit pour le comédien d’être plus dans l’art du récit, voire parfois du conte, que de jouer un personnage, et de faire sonner ce texte en octosyllabe, qui est une pure merveille.</p>
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		<title>  Guilaume Désanges</title>
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		<pubDate>Sat, 23 Jan 2010 17:53:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>david</dc:creator>
				<category><![CDATA[L’échinococcose]]></category>
		<category><![CDATA[Novembre 2009]]></category>

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		<description><![CDATA[Première suisse pour ces conférences qui ont connu un grand succès lors de leurs présentations internationales (Centre Pompidou, Tate Modern, de Appel Amsterdam, Frankfurter Kunstverein&#8230;). Guillaume Désanges utilise ici des substituts d’oeuvres pour renouveler une approche de l’histoire de l’art dans une perspective volontairement subjective. Commissaire indépendant et critique d’art, Guillaume Désanges s’est notamment illustré [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Première suisse pour ces conférences qui ont connu un grand succès lors de leurs présentations internationales (Centre Pompidou, Tate Modern, de Appel Amsterdam, Frankfurter Kunstverein&#8230;). Guillaume Désanges utilise ici des substituts d’oeuvres pour renouveler une approche de l’histoire de l’art dans une perspective volontairement subjective. Commissaire indépendant et critique d’art, Guillaume Désanges s’est notamment illustré par ses projets expérimentaux; il est actuellement associé au centre d’art le Plateau à Paris.<br />
Une histoire de la performance en 20 minutes, 30 figures et 70 ans, apporte un historique concis de la représentation du corps dans l’art, jouée en direct par un acteur. L’histoire de la performance est décomposée en dix gestes (apparaître, recevoir, retenir, s’échapper etc.) et joue avec l’idée de pouvoir exposer l’art avec un seul corps et une seule voix.</p>
<p><strong>Signs &#038; Wonders</strong> (Théorie de l’art moderne / Théorème de l’art maudit) est une étude subjective de quelques-unes des figures majeures de l’art moderne comme de l’art minimal et conceptuel sous la forme d’une investigation mystique. Quels sont les liens entre les formes et les signes, l’art et la Cabale, les coïncidences et les symboles ? La conférence est entièrement illustrée par des jeux d’ombres. Une opportunité de mesurer le potentiel illusionniste et magique de pratiques que nous catégorisons trop facilement du côté du pur rationalisme. </p>
<p><strong>Signs &#038; Wonders<br />
11 Novembre<br />
Anciene Gare, Fribourg</strong> </p>
<p><strong>Vox artisti, la voix de ses maîtres</strong> est une conférence expérimentale produite à partir d’extraits d’archives, de poésies sonores, de sons, de performances ou d’entretiens d’artistes. Les rapports entre la voix et l’art prennent la forme d’un dialogue factice entre «fantômes». Le conférencier reste muet, laissant la parole aux artistes.</p>
<p><a href="http://www.guillaumedesanges.com">www.guillaumedesanges.com</a></p>
<p><strong>Vox artisti, la voix de ses maîtres<br />
12 Novembre<br />
Anciene Gare, Fribourg</strong></p>
<p><strong>La revue Tissu présente:<br />
Conformances et perferences</strong><br />
Cette soirée est une carte blanche aux instigateurs de la revue Tissu, basée à Genève, qui invite des artistes plasticiens à investir le support papier. Il s’agira d’une tentative d’hybridation compacte de conférences et de performances abordant des objets aussi divers que les rapports clandestins entre architecture et typographie, le destin tragique d’un groupe de rock oublié dans les années 80, les apports sédimentaires dans la cristallisation du chagrin ou encore l’improvisation de la musique non enregistrée.<br />
L’objectif est de produire un maelstrom à différents étages sans avoir à se taper les escaliers.</p>
<p><a href="http://www.revuetissu.ch">www.revuetissu.ch</a></p>
<p><strong>Entracte avec Perroquet tout s’écroule — performance / concert<br />
18 Novembre<br />
Nouveau Monde, Fribourg</strong></p>
]]></content:encoded>
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		<title>  AN AUTUMNAL TOUR</title>
		<link>http://www.le-bourg.ch/an-autumnal-tour/</link>
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		<pubDate>Sat, 23 Jan 2010 17:36:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>david</dc:creator>
				<category><![CDATA[L’échinococcose]]></category>
		<category><![CDATA[Novembre 2009]]></category>

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		<description><![CDATA[« An Autumnal Tour » est une soirée à appréhender comme un met dégusté dans le noir, les yeux fermés; le son, la matière première, sera alors apprécié à sa juste valeur. Fermez les yeux et regardez !
La musicalité que l’on peut trouver dans le son et la réactivité sonore de l’environnement sont les caractéristiques [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>« An Autumnal Tour » est une soirée à appréhender comme un met dégusté dans le noir, les yeux fermés; le son, la matière première, sera alors apprécié à sa juste valeur. Fermez les yeux et regardez !</p>
<p>La musicalité que l’on peut trouver dans le son et la réactivité sonore de l’environnement sont les caractéristiques principales des compositions jouées ce soir au Bourg. Influencée aussi bien par Pierre Schaeffer, Francis Dhomont ou d’autres précurseurs sonores que par l’environnement, la musique de Lawrence English ou celle de Luca Forcucci se nourrit de matériaux sonores glanés au quatre coins du globe, dans des environnements urbains et naturels.</p>
<p>Lawrence English est artiste sonore, curateur d’événements, de media art et d’art sonore, producteur et patron des excellents label Room 40 et Someone Good sur lesquels figurent Tennis Coat, Taylor Deupree, DJ Olive, Oren Ambarchi, Luc Ferrari et bien d’autres. Il distille des sonorités fastueuses et épurées qui envoient l’auditeur dans des paysages sonores où une multitude de mondes se téléscopent. Il est basé à Brisbane en Australie. Il a notamment collaboré avec Francisco Lopez, John Chantler ou Christian Fennesz. Son dernier opus sorti cette année s’intitule <em>A Colour For Autumn</em>, sur 12K records.</p>
<p>Luca Forcucci est artiste sonore, performer et compositeur. Son travail se concentre sur les propriétés sonores de l’espace architectural, les architectures immatérielles, les environnements naturels et digitaux. Il présente au Bourg une composition issue d’enregistrements prélevés en Amazonie. Il mène actuellement une recherche sur le cerveau et le son au Brain Mind Institute de l’EPFL à Lausanne. Il expose, dans le cadre de l’exposition “Corps Sonore”, jusqu’au 28 novembre à la galerie Archizoom à Lausanne, avec entre autres Carsten Nicolaï, Max Neuhaus et Christian Marclay.</p>
<p>Robin Michel est artiste visuel. Depuis 2006, il se produit occasionnellement en tant que dj sous le nom de rm. Travaillant essentiellement avec de la musique électronique expérimentale, les sets qu’il propose se lisent comme des collages sonores dans lesquels se téléscopent diverses sonorités complexes et intenses.</p>
<ul>
<li><a href="http://www.lawrenceenglish.com">www.lawrenceenglish.com</a></li>
<li><a href="http://www.lucalyptus.com">www.lucalyptus.com</a></li>
</ul>
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		<title>  Retour à la ligne</title>
		<link>http://www.le-bourg.ch/retour-a-la-ligne/</link>
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		<pubDate>Sat, 23 Jan 2010 17:21:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>david</dc:creator>
				<category><![CDATA[L’échinococcose]]></category>
		<category><![CDATA[Novembre 2009]]></category>

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		<description><![CDATA[Le cliquetis régulier de la machine à écrire cessa et le silence s’installa à nouveau dans la pièce. L’homme se redressa et s’appuya sur le dossier de la chaise en croisant ses mains derrière sa nuque. Il regarda la feuille engagée sur le rouleau.
Rédaction de SCIENCE FICTION MAGAZINE
à l’attention de Monsieur Thimothy Archer, rédacteur en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>Le cliquetis régulier de la machine à écrire cessa et le silence s’installa à nouveau dans la pièce. L’homme se redressa et s’appuya sur le dossier de la chaise en croisant ses mains derrière sa nuque. Il regarda la feuille engagée sur le rouleau.</em></p>
<p><strong>Rédaction de SCIENCE FICTION MAGAZINE<br />
à l’attention de Monsieur Thimothy Archer, rédacteur en chef<br />
Pacific Park Avenue 35<br />
San Francisco, Californie</strong></p>
<p><strong>Le 18 décembre 1963</strong></p>
<p>Cher Tim,<br />
Je suis très content que tu aies pu placer ma dernière nouvelle et suis surtout touché par ton enthousiasme. Tu es un ami, aussi ne vais-je pas tourner autour du pot: j’ai besoin de fric et j’aimerais une avance pour mon prochain roman. Je suis sûr qu’il te plaira. Voici l’intrigue, en quelques mots:</p>
<p>Il va me détester, pensa l’homme, mais je dois au moins essayer.<br />
Il saisit le mug de café en céramique à côté de la machine et le porta à ses lèvres. L’énorme tasse blanche arborait l’image d’un avion biplan, avec le mot « Phil » écrit en capitales avec une vilaine typographie. Mais surtout, elle était vide.<br />
– Et merde, dit-il en reposant l’objet sur le bureau, j’en referai plus tard.<br />
Il se pencha en avant, plaça ses doigts au dessus du clavier et continua la rédaction de la lettre avec un résumé qu’il voulut succinct, mais accrocheur. La cadence de frappe était impressionnante, rapide et régulière. Les doigts semblaient voler au dessus du clavier et l’objet trépidait comme s’il était doué de vie.</p>
<p><strong>Le personnage principal est un chasseur.<br />
Mais ses proies sont particulières: l’homme chasse les pensées. Grâce à une petite machine portative, il scanne l’esprit de n’importe qui. Dans des gares, des bus, des avions ou dans la rue. Il stocke les pensées, les idées et les souvenirs dans une mémoire et, de retour dans son appartement, il les lit, les classe, les trie et les archive. Un jour, il scanne sans le savoir un Psyxhocogniticien.</strong></p>
<p>Son doigt avait glissé et frappé la touche « x » au lieu du « c ». Merde, pensa-t-il. Mais la dernière lettre du mot avait fait arriver le chariot en fin de course et tinter la cloche pour signifier un retour à la ligne. L’homme actionna machinalement le levier. Le chariot glissa et fit un bruit anormalement sec en arrivant au début de la ligne suivante.<br />
C’est à ce moment précis que la voix se fit entendre clairement :<br />
– Salut Phil.<br />
L’homme sursauta et se retourna pour voir si Anne n’était pas entrée en douce dans le bureau. Il se prépara à l’incendier; je bosse, nom de Dieu, laisse-moi tranquille, on s’était mis d’accord, alors casse-toi.<br />
Personne.<br />
– Salut Phil.<br />
Il tourna la tête lentement. La voix provenait de la machine à écrire. Cela ne faisait aucun doute: non seulement sa vieille Olympia parlait, mais elle s’adressait à lui. Il dut prononcer mentalement cette phrase une bonne demi-douzaine de fois.<br />
– Oui, c’est moi, ta machine à écrire.<br />
Tétanisé, les mains figées en l’air au dessus du clavier, Phil était devenu muet. Après un long moment, il parvint juste à laisser échapper un:<br />
– Mais qu’est-ce qui se passe, bordel ?<br />
– Tu as formé le code, Phil : la combinaison majuscule plus le mot altéré par cette faute de frappe et un retour chariot a activé la passerelle.<br />
– La passerelle ? Quelle passerelle ? fit-il sans comprendre.<br />
– Celle qui donne accès à notre dimension.<br />
– Mais de quoi… commença-t-il en criant.<br />
Il regarda rapidement alentour pour bien être certain que personne ne pouvait le surprendre en train de parler à sa machine à écrire, baissa la voix et se pencha.<br />
– De quoi est-ce que tu parles, machine ?<br />
Le mug vide s’écria :<br />
– La dimension des objets, notre dimension, Phil, celle où tu peux nous entendre, c’est pourtant pas compliqué.<br />
Phil sentit sa raison vaciller. Il se leva précipitamment en renversant la chaise.<br />
– Tout doux, nom d’un chien, cria le meuble en tombant sur le tapis.<br />
En s’éloignant, Phil entendit le mug l’apostropher:<br />
– Ho, Phil, souviens-toi, tu dois refaire du café pour me remplir. Ça caille ici !<br />
Il n’écoutait plus et arrivait déjà dans la salle de bains.<br />
– Salut Phil, fit la porte.<br />
Il s’immobilisa devant le lavabo, face au miroir. Silence, plus rien ne parlait. Il regarda dans la pièce, tout était calme. Il fit couler de l’eau froide, mouilla une serviette et l’appliqua sur son visage. La fraîcheur lui fit du bien et il resta deux bonnes minutes comme couvert d’un suaire. Il faut que j’arrête les amphétamines, songea-t-il, ou je vais devenir complètement barjo.<br />
Le silence fut troublé par une plainte étouffée qui provenait de derrière le miroir de la grosse armoire de salle de bains. En retirant la serviette de son visage, Phil ouvrit doucement la porte en miroir pour découvrir les nombreux rayonnages sur lesquels étaient disposés pêle-mêle bouteille de parfum, tube de dentifrice, fil dentaire et surtout l’invraisemblable collection de flacons contenant une profusion de cachets, tablettes, pilules, capsules, comprimés et gélules de toutes les couleurs.<br />
C’était joli.<br />
La voix plaintive était celle du rasoir qui était rangé à l’écart, tout là-haut, à côté de ses lames de rechange.<br />
– Phil, dit le rasoir, pourquoi tu me gardes ici? Enfin, regarde-toi : tu as la barbe, j’ai toujours trouvé que ça ne t’allait pas, mais est-ce une raison pour me faire croupir ici ? Je m’emmerde, et mes lames de rechange sont d’un ennui insupportable. Je ne sers plus à rien. Jette-moi Phil, je t’en prie, ne me laisse pas m’émousser dans cette armoire. En plus&#8230;<br />
Le rasoir se mit d’un coup à chuchoter, si bien que Phil dut tendre l’oreille.<br />
– …c’est devenu vraiment intenable depuis que ces foutus médocs ont organisé une chorale, ils m’agacent, je ne les supporte plus.<br />
A ce moment, des flacons de speed montèrent des centaines de petites voix qui entonnèrent un vibrant et tonitruant:<br />
– <em>Confutatis ! Maledictis ! Flamis acribus adictis&#8230;</em><br />
– Ah, non ! Ça recommence, et toujours ce même passage ! Je t’en supplie ! Par pitié ! Phil saisit le rasoir et referma rapidement le miroir de l’armoire. La chorale s’arrêta aussitôt. Il considéra l’objet dans le creux de sa main.<br />
– Je suis désolé, vieux, dit-il en appuyant sur la pédale de la poubelle.<br />
– Au contraire, Phil, coupa le rasoir, ainsi, je ressemble un peu à mes cousins jetables, ils ont tellement de classe ! Allez, salut !<br />
Le couvercle se referma en scellant le sort du rasoir à main de Phil.<br />
– Pas trop tôt, murmura la paire de ciseaux sur la tablette en verre à côté du lavabo.<br />
Je viens de parler à mon rasoir, pensa Phil. Je me suis vraiment adressé à lui, et il m’a répondu. C’est le docteur K. qui va être content.</p>
<p>Phil arriva à la cuisine pour se faire du café fort et ouvrit la porte du frigo. Il avait lu quelque part que conserver le café au frigo préservait les arômes.<br />
– La porte ! crièrent à l’unisson le poulet froid, le beurre et la bouteille de lait. Mais c’est le beurre qui criait le plus fort.<br />
Phil versa le contenu de la boîte dans le moulin et actionna l’interrupteur. Les grains d’arabica se mirent à pousser de petits rires et gloussements comme si on les chatouillait.<br />
– Hé, les gars, rendez-vous dans le filtre. Enfin de l’action! On va lui en foutre, de l’arôme, taïaut !<br />
Phil sentit qu’une méchante migraine commençait à poindre sous son crâne, là, juste àcôté de l’oeil, et retourna dans son bureau. Il versa le café brûlant dans la grosse tasse qui tomba en pâmoison et sortit sur le perron pour siroter quelques gorgées et prendre l’air.<br />
Il entendait des cris qui provenaient du fond du jardin.<br />
– Au secours ! Faites-nous sortir ! On est abandonné dans cette foutue cabane ! Cet homme détient des outils de jardins contre leur gré, et en plus, il ne les utilise pas ! Au secours !<br />
Chuck Rittersdorf, le voisin de Phil, était justement en train de couper tranquillement sa haie à côté de la cabane de jardin. En voyant Phil sur le perron, il lui fit signe de la main et arbora son sempiternel sourire ahuri. Phil hocha simplement la tête dans sa direction, sans conviction.<br />
Un gros chien qui passait par là s’arrêta pile devant lui et le regarda comme seuls les chiens savent regarder. S’il se met à parler, tout chien qu’il est, je l’étripe, pensa Phil, déterminé.<br />
– On y va, s’écria le collier en cuir rouge avec des rivets chromés et une médaille. Allez, Gonzague, c’est juste un type qui prend l’air.<br />
Rien d’intéressant, y’a rien à bouffer.<br />
Phil regarda l’animal s’éloigner. Ainsi, ce sont les colliers qui dirigent les chiens, pensa t-il, d’où l’expression « chien perdu sans collier ». Il rentra dans la maison pour se planter devant sa machine à écrire.<br />
– Comment réactiver la passerelle pour aller dans l’autre sens? demanda t-il, déterminé.<br />
– Mais on ne peut pas, mon pauvre Phil, fit le clavier en riant de toutes ses touches. Il faudrait que tu formes un code différent. Je ne le connais pas.<br />
– Bon dieu, il doit y avoir un moyen ! Je ne veux pas rester bloqué comme ça, à tous vous entendre vous plaindre.<br />
– Tu n’es pas le seul dans cette situation, les asiles sont pleins de gens qui ont activé la passerelle par mégarde, et qui ne savent pas comment faire marche arrière. C’est comme ça.<br />
Phil s’assit lourdement dans sa chaise et regarda par la fenêtre, prostré. Il tentait de réfléchir, en vain. Dehors, le vent s’était levé et des feuilles mortes passaient en tournoyant devant les vitres.<br />
– Ouaiiiis! Eh les gars, regardez comme je tournoie! disait l’une.<br />
– Et moi, et moi! Je monte dans un tourbillon, hourra! hurla une autre dont la voix était déformée par le vent.<br />
Phil regarda à nouveau sa machine à écrire pendant un long moment.<br />
– Désolé, Phil, dit-elle.<br />
– Ah, tais-toi, tu veux?</p>
<p>Il saisit la feuille encore engagée sur le rouleau, tira d’un coup sec et en fit une boule qu’il jeta dans la corbeille. En prenant une feuille blanche dans un tiroir du bureau, ce dernier lui demanda au passage si tout allait comme il voulait. Phil l’ignora, et engagea le papier sur le rouleau de caoutchouc. Après avoir vidé le mug d’un trait, il commença à écrire.</p>
<p><strong>Retour à la ligne</strong><em></em></p>
<p><em>Le cliquetis régulier de la machine à écrire cessa et le silence s’installa à nouveau dans la pièce. L’homme se redressa et s’appuya sur le dossier de la chaise en croisant ses mains derrière sa nuque. Il regarda la feuille&#8230;</p>
<p></em></p>
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		<title>  Disco- DEpendance</title>
		<link>http://www.le-bourg.ch/disco-dependance/</link>
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		<pubDate>Sat, 23 Jan 2010 16:48:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>david</dc:creator>
				<category><![CDATA[L’échinococcose]]></category>
		<category><![CDATA[Novembre 2009]]></category>

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		<description><![CDATA[La dépendance semble s’être abonnée aux plus prometteurs labels indépendants de musique électronique américains depuis sa rentrée de septembre. Après la néo-Space Disco du label Italians do It Better et le récent passage d’une de ses artistes Nite Jewell, c’est le duo Electro-Pop Hecuba, révélation 2009 du label Manimal Vinyl, qui fait une halte dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>La dépendance semble s’être abonnée aux plus prometteurs labels indépendants de musique électronique américains depuis sa rentrée de septembre. Après la néo-Space Disco du label Italians do It Better et le récent passage d’une de ses artistes Nite Jewell, c’est le duo Electro-Pop Hecuba, révélation 2009 du label Manimal Vinyl, qui fait une halte dans l’espace culturel alternatif renanais le mercredi 4 novembre.</em></p>
<p>A la première écoute de « Paradise », premier album du duo Hecuba, les impressions sont parfois faussées. Un effet de fausse naïveté dans le chant d’Isabelle Albuquerque, moitié féminine du duo, rappelle les sensations paradoxales provoquées par le chant de Julee Cruise, qu’on entend de manière récurrente dans la série Twin Peaks : rassurant par la douceur du timbre et de la tonalité, et légèrement anxiogène par les effets d’écho, brouillant ainsi la frontière entre rêve et cauchemar.<br />
L’ascendance lynchienne ne s’arrête pas là puisque les mélodies et l’esthétique 50’s d’un titre comme « Suffering» renvoient spontanément au Los Angeles de Lynch.</p>
<p>La deuxième écoute met en évidence la superposition des strates sonores qui donnent une profondeur addictive à la musique d’Hecuba et qui se révèle plus complexe qu’il n’y paraît. </p>
<p>L’association des claviers synthétiques, des rythmiques simples et minimales et des boucles mélodiques hypnotiques laissent penser aussi bien à Suicide qu’au Disco contemporain de Glass Candy. </p>
<p>Formé en 2006, le duo Isabelle Albuquerque et Jon Beasley se serait rencontré autour d’un film de science-fiction que Jon réalisait et pour lequel Isabelle auditionnait.</p>
<p>Ils sortent leur premier maxi en 2008, avant la parution de « Paradise » au mois de mai de cette année sur le label Manimal Vinyl,qui compte également parmi ses artistes les Bat For Lashes avec lesquels Hecuba tournent en première partie aux Etats-Unis et en Europe.</p>
<p>Electro-pop bien pensée dont on vous suggère la troisième écoute à la Dépendance, remarquable pour l’orientation de ses récents choix de programmation.</p>
<ul>
<li><a href="http://www.myspace.com/hecubahecuba">www.myspace.com/hecubahecuba</li>
</ul>
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