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	<title>Le Bourg &#124; Café théâtre à Lausanne &#187; Février 2010</title>
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	<description>Concerts, Projections, Performances, Théâtre, Vernissage</description>
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		<title>  Kassette nouvelle</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Feb 2010 17:18:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>david</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le girslband grunge et énervé Skirt et les murs Marshall aujourd’hui derrière elle, Laure Betris aka Kassette. présente au Bourg son deuxième album solo «Neighborhood», récemment paru sur Saïko Records. Un rock épuré et introspectif qui prolonge l’expérience de son premier album «Chambre 4».
C’est Berlin que la songwriter désigne comme cadre de composition de «Neighborhood» [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le girslband grunge et énervé Skirt et les murs Marshall aujourd’hui derrière elle, Laure Betris aka Kassette. présente au Bourg son deuxième album solo «Neighborhood», récemment paru sur Saïko Records. Un rock épuré et introspectif qui prolonge l’expérience de son premier album «Chambre 4».</p>
<p>C’est Berlin que la songwriter désigne comme cadre de composition de «Neighborhood» au début 2009.</p>
<p>De la grisaille de la capitale allemande émerge en contraste et selon les mots de la chanteuse, des compositions lumineuses et pleines d’une énergie et d’expérimentations nouvelles laissant s’inviter la ville, les murmures du voisinage et les rumeurs de la rue.<br />
Ecriture automatique et feuilletés sonores signe la Kassette nouvelle.</p>
<p>Fidèle et constante collaboration aussi sur ce deuxième opus, puisque Kassette s’accompagne à nouveau du multi-instrumentiste et producteur Sacha Love avec lequel elle évolue aussi sur scène quant elle ne tient pas la barre de ses lives en solo.</p>
<p>Intimisme et mélodies pop sans jamais sacrifier une pure énergie rock: une formule à découvrir.</p>
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		<title>  HOSPITAL</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Feb 2010 17:15:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>david</dc:creator>
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		<category><![CDATA[L’échinococcose]]></category>

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		<description><![CDATA[avec Dj Dub (Overground) et Limic (Hospital)
Soirée concept ou concept de soirée
Entre soins intensifs sonores et laboratoire de beats, Hospital ausculte à nouveau au Bourg. Récidive oui, mais curative ! Fondées et portées par Lio M aka Limic, les soirées Hospital réunissent lives et Dj sets autour d’une même volonté, expérimenter le rapprochement dans un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>avec Dj Dub (Overground) et Limic (Hospital)<br />
Soirée concept ou concept de soirée</strong></p>
<p>Entre soins intensifs sonores et laboratoire de beats, Hospital ausculte à nouveau au Bourg. Récidive oui, mais curative ! Fondées et portées par Lio M aka Limic, les soirées Hospital réunissent lives et Dj sets autour d’une même volonté, expérimenter le rapprochement dans un même espacetemps de Berlin, Chicago et Detroit, en synthétisant dans une opération festive la Techno et la House. Pour cette deuxième édition au Bourg, c’est Genève et Lausanne qui seront modestement reliées puisque Limic invite Dj Dub.</p>
<p>Dj Dub est connu du bout du lac pour la programmation du festival Overground. Rendez-vous électronique qui s’installe désormais traditionnellement sur le bateau, fier et paisible bâtiment retraité de la CGN, durant la deuxième quinzaine d’août. Un événement annuel qui a pour but, en plus de distraire les foules, de stimuler les échanges entre artistes locaux et internationaux. En 2009, il co-fonde Littlehouse Records accompagné de Little et The Ground Floor avec pour mission une sortie mensuelle, orientée Deep, Minimal House et Techno. L’expérimentation ne sera pas uniquement sonore ce 19 février, puisque les tests cliniques seront accompagnés par les visuels du collectif de vjs Kreutzfeld &#038; JJJakkob. Ah ! Toutes ces métaphores hospitalo-médicales… Redondance peu fière… On fait ce qu’on peut, la plupart du temps…Une petite dernière: Soirée prescrite à dessein sanitaire…</p>
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		<title>  Oy: VERNISSAGE d’ALBUM</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Feb 2010 17:12:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>david</dc:creator>
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		<category><![CDATA[L’échinococcose]]></category>

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		<description><![CDATA[Griotte moderne de la mémoire enfantine
Une petite fille dont le jeu favori consiste à traire les seins de sa petite copine… Sans succès / La menace de la sorcière des toilettes qui vous aspire au fond de la cuvette si vous restez assis trop longtemps après avoir tiré la chasse d’eau / Une fillette qui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Griotte moderne de la mémoire enfantine</strong></p>
<p><em>Une petite fille dont le jeu favori consiste à traire les seins de sa petite copine… Sans succès / La menace de la sorcière des toilettes qui vous aspire au fond de la cuvette si vous restez assis trop longtemps après avoir tiré la chasse d’eau / Une fillette qui s’arrête et boxe à chaque coin de rue pour anticiper une mauvaise rencontre avant de se remettre à marcher / Ce terrible serpent qui campe sous le lit une fois la nuit tombée, et ce besoin de faire pipi…</em></p>
<p>Mémoires d’enfance compilées auprès de ses amis, voilà l’essence puérile du premier album de Oy aka Joy Frempong «First Box Then Walk» qui paraît début février sur Creaked Records.</p>
<p>Véritable road-track de 26 courtes plages, comptines cocasses et mystérieuses habitées par les croyances, fantasmes et jeux propres à l’enfance, entre imaginaire et réalité, grande absurdité et petits frissons, cet album sous influences évolue pourtant sans frontières délimitées de genre.</p>
<p>Jazz, Soul, Avant-pop, Hip Hop et musique électronique expérimentale constituent les fondements musicaux sur lesquelles Oy échafaude des expérimentations vocales uniques, puissantes et maîtrisées, entre skat, choeurs, onomatopées, chant parlé et plus mélodique. Dans une douce radicalité, Oy créé une musique asymétrique assumée, entre profondeur solennelle et naïve innocence.</p>
<p>Il aura fallu quatre ans à l’artiste d’origine ghanéenne, initialement formée au Jazz, pour réaliser «First Box Then Walk», son premier projet solo.</p>
<p>Ce n’est pourtant pas la paresse qui a coûté autant de temps à cet album pour arriver à maturation, mais plutôt les contraintes de l’hyperactivité de cette artiste aux nombreuses collaborations.</p>
<p>En effet, Joy Frempong partage son talent de vocaliste avec différents groupes et projets comme Lauschangriff, Infinite Livez vs Stade (Big Dada), Filewile (Mouthwaterinf), et encore plus récemment avec Phall Fatale.</p>
<p>En véritable femme-orchestre, Oy est seule aux commandes de ce premier opus ponctué d’influences. C’est Nina Simone qu’évoque le solo de piano énergique et mélancolique d’un titre comme «World Whale».<br />
Les onomatopées, le phrasé et l’accordéon de «Gap» rappellent certains titres de l’album «Big Science» de Laurie Anderson, tandis que les choeurs et le flow du titre «Sex» conduisent immanquablement à Prince.<br />
L’éducation musicale de Oy est aussi présente sur des titres comme «Laundry», «Cloudy Gallery», ou «Tonight», aux tonalités évidemment<br />
Jazz.</p>
<p>Oy pousse des portes aujourd’hui closes, une plongée rétrospective complète, mais sans nostalgie au coeur d’un univers qui n’est plus, et de tout ce que nous ne sommes plus.</p>
<p>A travers ces mémoires d’enfance individuelles, accompagnées d’une instrumentation souvent faite de rythmes et de cliquetis étranges, c’est un chant universel, une ode à ce paradis ou à cet enfer perdu du premier âge. Celui, incertain, de l’être qui s’apprivoise au monde qui l’entoure, le nourrissant des fantaisies, des plaisirs, des peurs propres à un esprit en construction, encore libre.</p>
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		<title>  Sound &amp; Vision VI</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Feb 2010 17:03:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>david</dc:creator>
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		<category><![CDATA[L’échinococcose]]></category>

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		<description><![CDATA[It’s a bad neighborhood…
En 1993, un comité sénatorial est créé pour enquêter sur la scène hip hop, son potentiel subversif, et sa dangerosité présumée pour la société américaine. Ice T et son «Cop Killer» ont mis le feu aux poudres et c’est tout le milieu qui est alors pointé du doigt par le très WASP [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>It’s a bad neighborhood…</strong></p>
<p>En 1993, un comité sénatorial est créé pour enquêter sur la scène hip hop, son potentiel subversif, et sa dangerosité présumée pour la société américaine. Ice T et son «Cop Killer» ont mis le feu aux poudres et c’est tout le milieu qui est alors pointé du doigt par le très WASP vice-président de l’époque: Dan Quayle.</p>
<p>Juste après avoir vu « Biggie &#038; Tupac », documentaire réalisé par Nick Broomfield; après deux heures d’images compilées sur les deux meurtres non-élucidés des deux rappeurs 2pac (Tupac Shakur) et Notorious B.I.G. (Christopher Wallace), figures instrumentalisées de la guerre opposant l’East de la West Coast, au milieu des années nonante, et bien mon regard s’égare, loin, et je souris, jaune. </p>
<p>Non, en fait je ne souris pas, mais figée, je suis mon propre témoin, celui de la collision fracassante et des collusions violentes qui s’opèrent dans ma tête. Vite, très vite.</p>
<p>Ma première réflexion: Les minorités ne s’écartent, ni ne s’opposent. Elles reproduisent.</p>
<p>Et c’est là l’une des plus solides constantes des sociétés occidentales dominées par un postulat triangulaire clos, une donne incompressible: pouvoir, fric et individualisme.</p>
<p>Y adhérer ? Pour accéder à quoi ? La Liberté. Une notion sans absolu, un concept creux qui se remplit selon les définitions qu’un système lui injecte, et précisément ici, celles d’accéder à ce putain de rêve américain, ou plus largement, à l’idéal des sociétés occidentales: avoir et pouvoir.</p>
<p>Les laissés pour compte de cette équation, lorsqu’ils étaient ou lorsqu’ils sont distinguables par ces caractéristiques qui les éloignent de celles de l’autorité dominante: comme leur couleur de peau, leur classe sociale, leur genre, leur statut de natif ou d’immigrant ; et bien, de cette distance qui les exclut des droits fondamentaux et qui leur refuse l’accès au Triangle d’Or, germent différents états et actions : discriminations, inégalités, injustices, qui peuvent induire, ou pas, plusieurs types de réactions.</p>
<p>Des stratégies émergent : Un groupe ou une communauté se politise et entre en action avec une gamme, plus ou moins large de ressources pour se faire entendre, ou parfois tend à ce rétablissement de la justice et à ce statut d’Homme libre, sans se faire entendre.</p>
<p>C’est ce qu’engagèrent le mouvement pour l’obtention des droits civiques aux Etats-Unis, le mouvement de lutte ouvrières contre le grand Capital, les intellectuelles et activistes féministes, en se battant pour les droits de la femme, mais aussi la communauté immigrée italienne aux Etats-Unis à travers le crime organisé.</p>
<p>C’est nécessaire. Opéré de manière noble et louable, ce n’est au fond pas la question ici.</p>
<p>Si certains de ces combats ont été partiellement remportés, du moins à travers des articles de loi assurant sur le papier une égalité ou la reconnaissance d’une position et d’un statut, peu de combats, malheureusement, sont victorieux dans les faits.</p>
<p>L’opprimé peut alors baisser la garde et renoncer, continuer le combat dans les limites de la légalité imposée par les détenteurs du pouvoir, ou élaborer des stratégies de contournement pour non plus seulement rétablir une égalité de principe, mais atteindre les promesses du Triangle d’Or, celles de l’Homme libre.</p>
<p>C’est comme ça que naissent, dans une logique qui répond à la perversion de ce système, des niches de criminalité spécifiques aux communautés minorisées. Cette criminalité n’est ni pire, ni moins pire que celle engagée par le dominant. La frontière n’est souvent même pas ou à peine celle de la légalité. La frontière est plus complexe. Celui qui a le pouvoir, exerce une criminalité que la loi ne considère pas, ou ne veut pas considérer, ou il laisse agir le dominé pour profiter indirectement de ses actions criminelles. Dans ce cas, celui qui est réprimé continue de servir les intérêts du dominant sans que ce dernier ne soit jamais inquiété…</p>
<p>C’est comme ça qu’un ex-leader des Black Panthers a pu être suspecté de porter la double casquette de baron de la drogue et de pimp qui mettait ses soeurs sur le trottoir.</p>
<p>C’est comme ça que la mafia italienne a essuyé des guerres fratricides dans sa propre communauté pour faire fructifier ses activités.</p>
<p>C’est comme ça que Suge Knight, patron du label Death Raw (affilié au gang des Pirus et associé aux ripoux de la police de Los Angeles) a pu assurément orchestré la rivalité entre Biggie et Tupac dans le but de masquer ses activités criminelles frauduleuses dont la rétention de millions de royalties de son artiste Tupacpac. Suge Knight qui aurait d’heureuses raisons, a détourné l’attention de lui d’une responsabilité<br />
suspectée dans la mort de Tupac.</p>
<p>Dan Quayle s’est mépris. Le danger n’est pas tapi dans les backstages de la scène hip hop. Pas de putch politique à en craindre, la subversion n’est pas, tout au plus quelques transgressions. Le véritable danger se cache derrière ce verni de valeurs bien-pensantes, et réside définitivement dans les buts poursuivis des systèmes libéraux.</p>
<p>Au fond l’histoire de Biggie et de Tupac, c’est celle de deux artistes talentueux, qui au-delà du fait médiatisé de leur mort, ont marqué l’histoire de ce courant musical.</p>
<p>C’est aussi l’histoire de toutes celles et ceux qui ont refusé de continuer à être identifié à l’Autre, ou quitte à devoir le rester, qui ont refusé, quel qu’en fut le prix, de renoncer à la Liberté promise par le Triangle d’Or.</p>
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		<title>  As Trompas de Falópio</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Feb 2010 16:57:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>david</dc:creator>
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		<category><![CDATA[L’échinococcose]]></category>

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		<description><![CDATA[Hits de femmes de ménage et bonnes brésiliennes — D’inspiration politique et organique, les trois «Trompudas» Mariângela Galvão Tresch, Cristtina Davet et Mara Nogueira, fondent As Trompas de Falópio (Les Trompes de Fallope) en 2004. Femmes, mamans et plutôt agitées, elles interprètent les standards «brega» merveilleusement Kitsch des Carlos Alexandre, Reginaldo Rossi et autres Sydney [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Hits de femmes de ménage et bonnes brésiliennes</strong> — D’inspiration politique et organique, les trois «Trompudas» Mariângela Galvão Tresch, Cristtina Davet et Mara Nogueira, fondent As Trompas de Falópio (Les Trompes de Fallope) en 2004. Femmes, mamans et plutôt agitées, elles interprètent les standards «brega» merveilleusement Kitsch des Carlos Alexandre, Reginaldo Rossi et autres Sydney Magal.</p>
<p>Sur scène, elles chantent et sont accompagnées par trois musiciens à la guitare, à la basse et à la batterie. Simple et d’une efficacité redoutable pour faire un grand plongeon (oui! la mer, l’huile de Monoï !) dans les hits brésiliens des années septante et quatre-vingts !<br />
Merde ! C’est juste ce qu’il nous faut à toutes et à tous à cette désespérante période de l’année. La neige noirâtre qui s’accroche au bitume, les visages gris, les odeurs de naphtaline sur les fourrures de ragondin bon marché des vieilles dames ( et même des jeunes… vous avez remarqué combien c’est de nouveau pathétiquement de bon ton de porter de la fourrure ? )… Pfff… Trop de vieux dans ce pays, trop de jeunes cons. Et oui, l’humeur est maussade aussi…</p>
<p>Alors sortez de votre tête et ne laissez penser plus que le corps, roulez les épaules et battez légèrement du pied (planquez un maillot de bain au fond de vos sacs, ça peut aider au bon conditionnement).</p>
<p>Allez, mieux qu’une cure de luminothérapie ou qu’un voyage dans l’autre hémisphère que vous ne pouvez pas vous payer maintenant (ben oui, même par tranches, il faut se les faire les impôts, et quand y en a pas beaucoup à payer, difficile aussi de se les faire, les douze heures<br />
d’avion), fermez les yeux et lâchez les tensions ! Il fait chaud, le taux d’humidité dans l’air est juste parfait, vous devenez cette vague que vous entendez rouler doucement au loin et vous devenez sourire !</p>
<p>Non ! Ce n’est pas mercredi, ce n’est pas février, ce n’est pas Lausanne et il ne fait pas froid !<br />
C’est juste l’été. Point !</p>
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		<title>  Cinéma-to-graphe</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Feb 2010 16:52:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>david</dc:creator>
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		<category><![CDATA[L’échinococcose]]></category>

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		<description><![CDATA[Deux séances exceptionnelles de projection au Bourg le 4 et 11 février 2010. Des films de Robert Breer et de Peter Downsbrough seront présentés, en parallèle de l’exposition collective organisée par Frédéric Chapon pour Circuit: «in the face of spatial grandeur»
Robert Breer est né a Détroit en 1926. il commence à réaliser des films et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Deux séances exceptionnelles de projection au Bourg le 4 et 11 février 2010. Des films de Robert Breer et de Peter Downsbrough seront présentés, en parallèle de l’exposition collective organisée par Frédéric Chapon pour Circuit: «in the face of spatial grandeur»</p>
<p>Robert Breer est né a Détroit en 1926. il commence à réaliser des films et des sculptures dès 1952: des histoires d’oiseaux en forme de couteaux, des explosions de rats, des bolides attardés sur le bord de la route&#8230;</p>
<p>À l’instar de ses pères les plus emblématiques, tel l’Allemand Oskar Fischinger ou le Britannique Norman McLaren, Robert Breer taille, coupe, dessine et monte la pellicule comme pour lui faire jaillir ses entrailles. Il faut dire aussi que Dada et Tinguely, tout particulièrement, jalonnent constamment cette aventure d’une vie dévouée aux formes et objets animés. Avec Robert Breer, le cinéma expérimental est telle une voiture de course trafiquée et peinte aux couleurs les plus vives… Ce qui compte n’est pas la distance parcourue et le récit qu’elle engendre mais l’ivresse que procure la vitesse et le mouvement afin de toucher la limite du son, de la lumière et de l’espace-temps.<br />
L’art cinétique est un voyage absolu où l’on reste sur place à toute allure.</p>
<p>Peter Downsbrough est un artiste conceptuel né dans le New Jersey en 1940 et résidant à Bruxelles depuis plus de 25 ans.</p>
<p>Plus connu pour ses lignes noires peintes ou suspendues «in situ» et ses mots découpés longitudinalement, il réalise aussi depuis les années 70 un travail sonore et cinématographique surprenant par l’acuité d’un regard qui, en écho à ses mots tronqués, tranche dans le réel comme avec un scalpel. L’artiste est souvent tel le scientifique, il observe et extrapole les faits et situations tout en exploitant les outils de son temps : il y a une méthodologie (partager, inclure, exclure) et des phénomènes (langage, spatialisation). À travers ces films, cités, humains, enseignes et architectures semblent reformulés au-delà de ce qui est habituellement visible, par la logique poignante de la caméra, la sévérité de l’enregistrement du paysage à angle droit et de sa projection idoine. Si le rythme est étiré c’est pour mieux révéler la taxinomie des espaces scandés. Si la césure est nette, d’un plan à l’autre, l’image filmée ne prend possession que d’absences et de non-lieux, acteurs par défaut d’une tragédie réglée, conditionnée, et parfaitement orthonormée.</p>
<ul>
<li><a href="http://www.circuit.li">www.circuit.li</a></li>
</ul>
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		<title>  GEORGE</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Feb 2010 16:46:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>david</dc:creator>
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		<category><![CDATA[L’échinococcose]]></category>

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		<description><![CDATA[la revue de ce lles qui dépassent les bornes — Née en 2010, après une longue mais stimulante gestation, George scelle la rencontre fructueuse de ses nombreuses génitrices, dont elle cumule les diverses qualités. Aucune bonne fée ne s’est penchée sur son berceau; elle refuse farouchement de croire à ces histoires où l’héroïne, virevoltant dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>la revue de ce lles qui dépassent les bornes</strong> — Née en 2010, après une longue mais stimulante gestation, George scelle la rencontre fructueuse de ses nombreuses génitrices, dont elle cumule les diverses qualités. Aucune bonne fée ne s’est penchée sur son berceau; elle refuse farouchement de croire à ces histoires où l’héroïne, virevoltant dans ses mètres de taffetas, doit perdre un escarpin pour trouver l’âme soeur. Par contre, elle porte fièrement l’héritage de toutes les activistes, exploratrices, pionnières, revendicatrices qui l’ont précédée. Énergique, culottée, gourmande, elle se destine à une vie mouvementée et riche en découvertes.</p>
<p>George est une publication franchement actuelle et sans fausse pudeur qui met en lumière les femmes affirmées dans leurs diversités. C’est une revue qui ose les perspectives transversales avec un regard décloisonné. C’est une collection vivante de points de vue et d’expériences. </p>
<p>George est le cri de ralliement d’une équipe rédactionnelle et créative plurielle: journalistes, graphistes, psychologues, photographes, éditrices, biologistes et artistes. C’est la rencontre de personnalités curieuses, déterminées et avides d’explorer de petits ou de grands univers.</p>
<p>Dans le numéro 0, George est une femme ébéniste à Lausanne, une passionaria des droits des femmes en Mauritanie, un duo de djettes zurichoises engagées dans un pandora musical, deux photographes survoltées, une collectionneuse de lieux insolites baptisés George, une journaliste qui traque les abus du sexisme ordinaire, une analyste consciente du rôle que joue l’argent dans le couple, une psychologue déjantée qui concocte des tests exclusifs, ou encore une Frau Doktor qui dissèque les diktats de la mode et leur impact sur la santé des femmes. Compact et coloré, destiné aux femmes et à qui les aime, George sort le 8 mars 2010 !</p>
<ul>
<li><a href="http://www.georgemag.ch">www.georgemag.ch</a></li>
<li><a href="http://www.woming.org">www.woming.org</a></li>
</ul>
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		<title>  Le Petit Salopard…</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Feb 2010 16:38:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>david</dc:creator>
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		<category><![CDATA[L’échinococcose]]></category>

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		<description><![CDATA[… ou les déboires d’un barman 
On dit que je me répète. Mais je voudrais bien t’y voir, toi, à servir les soiffards jusqu’à point d’heure. C’est pas tant que j’aime raconter
des histoires, c’est surtout que ça m’évite de réfléchir à ma condition d’homme, perdu au milieu du brouhaha des nighteux, tel le loufiat de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>… ou les déboires d’un barman </strong></p>
<p>On dit que je me répète. Mais je voudrais bien t’y voir, toi, à servir les soiffards jusqu’à point d’heure. C’est pas tant que j’aime raconter<br />
des histoires, c’est surtout que ça m’évite de réfléchir à ma condition d’homme, perdu au milieu du brouhaha des nighteux, tel le loufiat de ces boys n’girls jamais contents et toujours en demande.</p>
<p>Ouais, je force le trait. Mais toi aussi quand t’as un coup dans l’berlu, t’as tendance à exagérer tes exigences. T’as l’art bien infusé de nous les briser menu quand tu perds ton savoir-boire.</p>
<p>Remarque, faut pas que je la ramène trop; t’es mon gagnepain, et sans toi, peut-être que je serais condamné à ramasser les papiers gras dans les poubelles, été comme hiver ?</p>
<p>Bon, tu bois quoi ? Une p’tite mousse ? Départ.</p>
<p>L’autre soir, y avait salle comble (parterre, balcon – les gogueneaux j’t’en parle pas, une vraie soirée mousse), bref, on usinait sévère du côté du bar avec une moyenne de 10 bières à la minutes et par pression. Ça représente 1 fût toutes les 10 minutes, t’imagines le rendement. Dans ces circonstances-là, on n’a pas le temps de palabrer. Faut enquiller. Viser l’efficacité et un service impeccable. Sauf qu’y a toujours un cramé du skeg, accoudé au bar, qui se croit seul au monde, tranquille sur son tabouret. Le genre qui, malgré la foule agglutinée devant le comptoir, reste assis coûte que coûte; pas de raison qui s’en aille, il est là depuis l’ouverture et il y restera. Ça lui évite de faire la queue et ça lui permet d’être servi en moins de deux. Mais ça agace la clientèle et le petit personnel.</p>
<p>L’unique moyen de régler le problème sans froisser personne, c’est d’attendre qu’une envie pressante le presse de s’absenter afin d’éliminer le trop plein.</p>
<p>Mais voilà. Y a des impondérables dans la vie. Et ce soir-là, mon impondérable me tient la jambe depuis trois plombes. Un habitué – L’habitué, j’ai nommé Mister Monsieur La Tortue – qui me raconte une histoire d’imperméable mal fermé à cause d’un oubli de ceinture, même qu’il a failli être embarqué par la flicaille. Tu penses, les condés, ils voient un type avec l’échancrure qui godille, ils serrent le satyre. Seulement, il y est pour rien, La Tortue, il a juste oublié de mettre son slip – et pis son fute aussi – en partant de chez lui. Pas par vice, non par stress: Il a dû se lever super tôt à cause d’un rencard à l’aube avec les assurances. Du coup, comme c’est plutôt l’heure où il se couche, il s’est réveillé complètement flagadada, et il est sorti la flûte au vent, à poil sous son imper.</p>
<p>Tire pas cette gueule-là, je te raconte ce qu’on me débine à longueur de nuit dans la moiteur de l’ivresse. Eh ouais, faut s’en farcir des feuilletons à tiroirs, passée une certaine heure. Joue pas les indignés: En milieu imbibé, on a tous la propension à faire des phrases. Tiens, voilà ta bière.</p>
<p>Une chose m’aurait rendu service : que La Tortue ferme son clapier et se lève de ce foutu tabouret pour dégorger l’accès au bar. Mais non, il enchaînait les bières, sans jamais donner le moindre signe de remplissage. Alors au moment adéquat, très gentleman, je lui demande, discrétos, si en plus de ses vêtements, il a pas oublié sa vessie chez lui. Humour et message, quoi.</p>
<p>Tu sais ce qui me répond, La Tortue ? Y a que lui pour en débiter des coso:</p>
<p>– Plus besoin, ils me l’ont enlevée la semaine dernière, rapport à mes cystites chroniques. J’ai une poche à la place. C’est plus pratique: elle peut contenir 6 chopes de binsch avant totale saturation. Ça évite les allers-retours inutiles. Pis en camping, ça peut servir de vache à eau. Tu m’en remets une ?</p>
<p>– Une quoi ? rétorquai-je, abasourdi.<br />
– Eh ben une chope, c’est ma 5e, il m’en reste une à descendre jusqu’à la vidange.<br />
– Ah…ouais, bien sûr… Et une chope pour La Tortue, une !</p>
<p>Comme disait Lao Tseu: «Le Bourg c’est cool, mais ça dépend des soirs.» C’est pas tout faux. </p>
<p>T’en reprends une ?</p>
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		<title>  James Chance</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Feb 2010 16:25:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator>david</dc:creator>
				<category><![CDATA[Février 2010]]></category>
		<category><![CDATA[L’échinococcose]]></category>

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		<description><![CDATA[Sax Maniac , version française
A l’occasion de la sortie d’un nouvel album, le représentant le plus marquant et décalé de la no wave est en mini-tournée européenne: Paris, Metz, Lausanne, Francfort et Londres: That’s all Folks !

Avec son grand retour, amorcé déjà en 2003 lors de la parution de l’album rétrospectif Irresistible Impulse sous le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Sax Maniac , version française</strong></p>
<p><strong>A l’occasion de la sortie d’un nouvel album, le représentant le plus marquant et décalé de la no wave est en mini-tournée européenne: Paris, Metz, Lausanne, Francfort et Londres: That’s all Folks !<br />
</strong><br />
Avec son grand retour, amorcé déjà en 2003 lors de la parution de l’album rétrospectif Irresistible Impulse sous le label Tiger Style, James «Siegfried» Chance, alias James White, enchaîne les tournées, tient la scène et ne la lâche plus. Son prochain album The Fix is In sort ce mois, mais pas seulement: le filet est garni d’un DVD de 30 minutes, extrait du film de sa tournée européenne de 2008. On y retrouve ses Contorsions et ses vociférations, ainsi que Vincent Gallo, qui, en fan invétéré, fait aussi partie du bagage.</p>
<p>Originaire de Milwaukee et formé au conservatoire, James White s’installe en 1976 à New-York. Il n’a que 23 ans, mais ne tarde pas à devenir une figure emblématique de la scène Underground New-Yorkaise. Actif aussi bien dans le free jazz que dans le punk rock, il crée son style, unique et inclassable: une fusion punk de jazz et de funk qui le place dès la fin des 70’s en tête de file du mouvement no wave.</p>
<p>Révélé en 1978 par la compilation No New York de Brian Eno, James Chance est lancé et quitte le groupe qu’il a fondé avec Lydia Lunch, Teenage Jesus And The Jerks. Il change de nom, devient James White, le James Brown blanc, pour se consacrer à son groupe : The Contorsions. Dès lors, James White impose sa marque en incluant une rythmique résolument funk à son style agressif.</p>
<p>James White est un punk. Il travaille sa musique en totale irrévérence pour le jazz classique et le rock lissé, sans pour autant cacher son admiration pour Ornette Coleman ou James Brown. Et voilà bien une particularité qui le distingue du mouvement no wave, car on perçoit presque une approche académique chez cet anti-conformiste notoire. James Chance connaît son instrument et s’il rejette les standards, il n’en est pas moins un excellent musicien… et n’en attend donc pas moins de ces compagnons de scène. Une exigence qui peut surprendre pour une des figures emblématiques d’un mouvement musical qui n’attachait pas forcément d’importance à ce type de compétence. Cela ne l’empêchera pourtant pas de composer un des hymnes incontournables de la no wave: <em>Contort Yourself</em>.</p>
<p>James White vient de traverser trois décennies sans rien perdre de son énergie légendaire. Et même s’il ne sautera plus dans le public pour assommer une tête qui ne lui revient pas, l’homme sait toujours imposer le respect, par son sax déchaîné et sa voix rugissante. James Chance a retrouvé le nom de ses débuts, mais s’accompagne désormais de Contorsions européens; les trois musiciens rennais de sa<br />
dernière formation.</p>
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		<title>  Soirée de soutien à Phictiv, Label de l’association Imploz</title>
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		<pubDate>Fri, 19 Feb 2010 16:09:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>david</dc:creator>
				<category><![CDATA[Février 2010]]></category>
		<category><![CDATA[L’échinococcose]]></category>

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		<description><![CDATA[Bienvenue dans l’enfer transitoire ou le Purgatoire de l’ère numérique
La fin de la décennie 00 aura vu l’industrie de la musique (entre autre le secteur du vinyl de musique électronique) essuyer une succession de profonds revers face aux nouveaux supports digitaux, et face à cette paradoxale plate-forme qui les porte: Internet.
Ironique, si l’on pense que [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Bienvenue dans l’enfer transitoire ou le Purgatoire de l’ère numérique</strong></p>
<p>La fin de la décennie 00 aura vu l’industrie de la musique (entre autre le secteur du vinyl de musique électronique) essuyer une succession de profonds revers face aux nouveaux supports digitaux, et face à cette paradoxale plate-forme qui les porte: Internet.<br />
Ironique, si l’on pense que c’est cette même scène qui a assuré un rôle non négligeable dans la survie de la production de la galette noire durant ces 25 dernières années.<br />
Si les supports numériques représentent une indiscutable avancée démocratique dans l’accessibilité (légale ou non), comme dans la visibilité des artistes et labels indépendants isolés des grandes majors, ils ont provoqué un nerveux flottement dans les stratégies de réorientation (ou plutôt par leur absence) de l’industrie musicale.<br />
Un flottement qui a eu pour conséquence la faillite successive de plusieurs distributeurs de vinyls, laissant dans un sérieux embarras de nombreux labels.<br />
Aspiré dans le sillage cataclysmique de ces nouveaux formats comme le MP3, qui ont enterré sur leur passage de nombreux secteurs pour en ouvrir, certes, d’autres, Phictiv a subi les désagréables conséquences de cette révolution digitale, probablement mal anticipée, ou dont la<br />
force de frappe a été trop longtemps méprisée par le monde de la distribution.<br />
Attentif à l’énergie, à la créativité et au travail majoritairement «sans compter» des petits labels, le Bourg, qui collabore principalement avec ceux-ci, ouvre logiquement ses portes à Phictiv, label de l’association veveysanne Imploz, le temps d’une soirée de soutien.</p>
<p>Dès 1993 et durant les quinze années qui suivirent, Neuton, basé dans la très financière Francfort, campe dans le peloton de tête européen des distributeurs de vinyls spécialisés en musique électronique. 15’000 entrées dans son catalogue, 13 employés, et plus de 65 millions d’euros de ventes durant ses quinze années de solvabilité. Le distributeur compte, pour ne citer que quelques-uns de ses plus gras clients et partenaires : Perlon, Four Twenty, Tresor ou encore Planet E.</p>
<p>A l’automne 2008, la rumeur enfle jusqu’à l’annonce officielle, début décembre, de l’insolvabilité de Neuton. Une banqueroute qui suit de près celle des distributeurs anglais d’Amato et Intergroove, ainsi que celle des Japonais de Cisco.<br />
Si les puristes du vinyl, par opposition aux djs software, subissent en aval la crise de ce marché, on pense moins spontanément, en amont, au très concret manque à gagner des labels.<br />
De plus, si la faute doit être imputée principalement aux formats digitaux, comme le MP3, moins onéreux, et plus accessible (légalement ou illégalement) en regard des pressages en vinyl plus coûteux et aux tirages souvent limités, difficile de conscientiser les foules…</p>
<p>Et enfin, si dans l’absolu le principe de la gratuité et du partage est idéal, il souffre aussi des limites de n’importe quelle image d’Epinal, son inadéquation avec le réel, celui du système d’échange dans lequel nos sociétés évoluent, fondé sur des considérations économiques assurant la survie.</p>
<p>Au fond, il est également compliqué de rentrer dans ce débat sans y investir un argumentaire moralisateur qui en plus, quand il généralise la question, finit par servir les intérêts cupides, l’autorité muselante et déterministe, peu soucieuse de qualité, d’innovation artistique et de libertés créatrices des majors. </p>
<p>Quel que soit le débat, qu’il existe ou non d’ailleurs, la réalité est que dans le cas de Neuton, plus de 80 labels, dont Phictiv, subissent effectivement un ricochet direct et frontal de la faillite du distributeur allemand : factures ouvertes suspendues et stocks engloutis.<br />
Phictiv y laissera quelques milliers de francs&#8230;</p>
<p>Mais le label ne souffre alors pas uniquement d’une perte financière directe, mais également celle, indirecte et plus difficile à évaluer, liée à la mauvaise distribution des productions du label, allant jusqu’à leur suspension. Visibilité et cash en négatif: voilà les plaies à panser pour les labels associés au distributeur, même si aujourd’hui la plupart de ceux qui ont pu résister, se sont associés à des distributeurs comme Word and Sound, par exemple, qui distribuent en support digital et physique.</p>
<p>Alors voici le deal qu’on vous propose ce 26 février: 13chf (chiffre porte-bonheur selon les croyances) en échange de votre bonne conscience et surtout d’une soirée portée par deux des producteurs parmi les plus intéressants que compte la Suisse occidentale: Crowdpleaser et Gregorythme.</p>
<p>Crowdpleaser, producteur remarqué et maintes fois salué, est déjà l’auteur de plus d’une trentaine de maxis et de remixes techno et deep house.<br />
Il proposera un dj set à l’occasion de cette soirée de soutien.</p>
<p>Quant à Gregory Poncet aka Gregorythme, il est une moitié du duo de deeptechno Digitaline qu’il forme depuis 2003 avec Laurent «Laps» Bovey, et c’est un live solo qu’il livrera.<br />
L’occasion de les réunir à nouveau sur la même scène, puisque les deux artistes ont produit ensemble la sixième et dernière sortie en date de Phictiv: «Gygsaw», maxi quatre titres paru à l’automne 2008, juste avant l’effondrement de Neuton…</p>
<p>Dan (Digital Natives) et Valerio (Supermafia), amis de la famille Phictiv s’associeront également à l’événement avec un dj set et des visuels.<br />
Et Phictiv aujourd’hui ?<br />
Dans une industrie qui sanctionne rarement le talent, mais qui se plie à des logiques de marché qui laissent trop souvent sur la touche les petits, et bien malgré des pertes conséquentes, le label n’a pas renoncé, et planifie aujourd’hui une sortie annuelle. Un choix privilégiant la qualité de ses productions.</p>
<p>Vinyls au placard, le label s’aligne désormais uniquement sur le format digital…<br />
Et c’est heureux, car sans cette détermination, la passion et les talents émergents des labels indépendants la musique en tant qu’Art n’existerait tout simplement pas.</p>
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