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	<title>Le Bourg &#124; Café théâtre à Lausanne &#187; Décembre 2009-Janvier 2010</title>
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	<description>Concerts, Projections, Performances, Théâtre, Vernissage</description>
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		<title>  le coin des coccinelles &#8211; Chroniques de Cujeon</title>
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		<pubDate>Wed, 17 Feb 2010 16:32:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>david</dc:creator>
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		<category><![CDATA[L’échinococcose]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 22 janvier prochain, Cujeon fêtera les 10 ans de la disparition de Soeur Florette. L’occasion pour nous de revenir sur le parcours exceptionnel d’une des personnalités les plus populaires de notre région.
Née en 1950 dans une famille de métayers de la région d’Ourbic, Florette Bécusson se sent très vite appelée par Dieu. A l’âge [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le 22 janvier prochain, Cujeon fêtera les 10 ans de la disparition de Soeur Florette. L’occasion pour nous de revenir sur le parcours exceptionnel d’une des personnalités les plus populaires de notre région.</p>
<p>Née en 1950 dans une famille de métayers de la région d’Ourbic, Florette Bécusson se sent très vite appelée par Dieu. A l’âge de 19 ans, délaissant son métier de couturière, elle quitte son village natal de Fléchy pour s’établir à Cujeon où, elle e ntre pour ne plus jamais le quitter, au couvent Saint-Anastase. Au risque d’aller à l’encontre de l’image d’Epinal, les premières années de Florette au couvent furent un vrai calvaire. </p>
<p>On aura sûrement peine à croire que celle que les Cujennoux surnomment affectueusement «Sa Madone des 3 chaînes » fut à 2 doigts de rendre sa voilette tant elle se désespérait de ne pas trouver sa place parmi les autres soeurs. </p>
<p>Et pourtant, les archives du couvent l’attestent: en dépit d’une foi sincère, Florette Bécusson était d’une rare maladresse.</p>
<p>Pour la seule année 1971 on ne répertorie pas moins de 20 incidents imputables à la malheureuse. A titre d’exemple, on citera «L’apocalypse du 2 mars», où voulant déboucher un évier, Florette fit appel à un exorciste, mais aussi «le scandale du 24», ou dans un effort pour égayer le couvent le soir de la Nativité, Florette Bécusson coiffa d’un bonnet de père noël la statue de Saint-Adhémar.</p>
<p>Si « Sainte téléréseau » ne fut pas renvoyée purement et simplement à ses dés à coudre, c’est en grande partie grâce à la bienveillance de la mère supérieure. En effet, cette femme admirable ne cessa de croire en sa protégée, quand bien même celle-ci mit accidentellement le feu à un mendiant en lui servant une soupe. Hélas, bien que reconnaissante envers la mère supérieure, Florette souffrait de sa condition « de boulet ».</p>
<p>Tous les soirs, alors que les autres soeurs s’octroyaient un moment de détente en entamant une partie de Trivial Poursuit «Edition Vatican II», Soeur Florette, exilée dans la chapelle, priait ardemment le Seigneur de lui accorder au moins une tâche qu’elle puisse accomplir sans compromettre la réputation du couvent.</p>
<p>Le Seigneur qui sait écouter une plainte lorsqu’elle est sincère, exauça la bienheureuse en faisant se décrocher, un soir, le gros crucifix en fonte qui s’écrasa sur sa tête…</p>
<p>Après 3 semaines d’un coma profond, Florette se réveilla. La mère supérieure qui l’avait veillée jour et nuit, s’enquit de son état. Florette lui répondit par des borborygmes gutturaux faisant croire dans un premier temps à une possession du Malin. Un exorciste fut rapidement dépêché et son verdict fut sans appel ; la malheureuse n’était pas possédée, elle était juste devenue conne…</p>
<p>La mère supérieure prit la malheureuse en pitié, et plutôt que de l’envoyer dans un asile pour sidérés, décida de la garder au couvent, l’assignant à des tâches subalternes. Tâches que la brave Florette accomplit, ma foi, du mieux qu’elle pouvait.</p>
<p>Un jour que la mère supérieure, depuis son office, regardait Florette laver un savon, il lui sembla reconnaître quelques mots comme «Sanyo» ou «Toshiba» dans la bouillie sonore que la sidérée marmonnait. En prêtant une oreille plus attentive, la religieuse eut bientôt la révélation qui allait définitivement asseoir la légende deFlorette Bécusson.</p>
<p>Il faut savoir qu’à la même époque, un événement considérable allait se produire: Après 2 déculottées successives, le FC Cujeon allait enfin<br />
pouvoir prendre sa revanche sur le Sporting de Valençolles…</p>
<p>Dans l’espoir de suivre cet événement historique dans les meilleures conditions, des centaines de Cujennoux décidèrent de s’équiper en téléviseurs couleurs. La mairie de Cujeon, submergée par les commandes de ses administrés, écouta l’avis d’un employé du service des sinistres qui, faisant miroiter une importante économie, conseilla de commander les précieux appareils directement au Japon, plutôt que de passer par un détaillant de la région. Cette proposition fut votée à l’unanimité, et une semaine plus tard, les postes furent livrés sur la place du village de Cujeon.</p>
<p>Malheureusement, l’euphorie céda rapidement la place à l’abattement, puis à la rage, quand les centaines d’acheteurs s’aperçurent que le mode d’emploi ne comportait qu’une seule langue; le japonais !</p>
<p>Au moment même où l’employé du service des sinistres, barricadé dans la salle de conférence de la mairie, tentait d’échapper à la folie meurtrière des villageois, la mère supérieure prit soeur Florette par la main et l’emmena dans le réfectoire du couvent où trônait, tel un défi au bon sens, le téléviseur nippon.</p>
<p>Sitôt le mode d’emploi en main, Soeur Florette se mit à bidouiller avec une rare dextérité l’appareil récalcitrant, et en moins de temps qu’il n’en faut à une cuillère à pot pour dire; «2 coups !», la pelouse du stade de la Rosace apparut à l’écran !</p>
<p>Miracle ! du couvent à la mairie, la rumeur enfla: Cujeon avait trouvé sa bienfaitrice !</p>
<p>La foule en liesse porta pendant 3 jours Soeur Florette en triomphe dans les rues de Cujeon (oubliant par la même occasion de regarder le match), et c’est ici que la légende prend le pas sur la biographie…</p>
<p>Que cette vie exemplaire puisse servir d’allumette dans la nuit d’une jeunesse aveugle !</p>
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		<title>  BAZAR DE NUIT: AMOK ! AMOK !</title>
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		<pubDate>Wed, 17 Feb 2010 16:14:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>david</dc:creator>
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		<category><![CDATA[L’échinococcose]]></category>

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		<description><![CDATA[« Variations sur le thème de la folie douce et meurtrière »
Une création textuelle et musicale de Bazar de Nuit qui explore cette zone floue où la raison confine avec la folie. Le concert se présente comme une longue montée faite de tensions et de grincements dont on sait qu’elle mènera inexorablement vers la folie la plus brute. Aux instruments traditionnellement dévolus au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>« Variations sur le thème de la folie douce et meurtrière »</strong></p>
<p>Une création textuelle et musicale de Bazar de Nuit qui explore cette zone floue où la raison confine avec la folie. Le concert se présente comme une longue montée faite de tensions et de grincements dont on sait qu’elle mènera inexorablement vers la folie la plus brute. Aux instruments traditionnellement dévolus au Bazar (contre-basse, saxophones, guitare, batterie et chant) s’ajoutent par moments des textures électroniques et des boucles. Les musiciens troquent leurs instruments contre quelques objets sonores pas toujours identifiés et la voix tranchante laisse la part belle aux textes déclamés et scandés. La thématique met en scène des pensées marginales diverses qui se percutent, s’additionnent, se dispersent, trouvant leur cohérence finale dans l’Amok.</p>
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<li><a href="www.bazardenuit.ch">www.bazardenuit.ch</a></li>
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		<title>  NODE FESTIVAL: Le Theremin à l’honneur</title>
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		<pubDate>Wed, 17 Feb 2010 16:07:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>david</dc:creator>
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		<category><![CDATA[L’échinococcose]]></category>

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		<description><![CDATA[Inventé en 1920 par un étudiant physicien nommé Lev Sergeyevich Termen, le Theremin est un objet à la frontière de la science et de l’art, et qui a traversé le vingtième siècle, tel un ovni le ciel soviéto-américain. Si l’instrument est étrange, la vie de son créateur ne l’est pas moins, lui qui fut successivement [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Inventé en 1920 par un étudiant physicien nommé Lev Sergeyevich Termen, le Theremin est un objet à la frontière de la science et de l’art, et qui a traversé le vingtième siècle, tel un ovni le ciel soviéto-américain. Si l’instrument est étrange, la vie de son créateur ne l’est pas moins, lui qui fut successivement physicien russe, musicien, homme d’affaires américain, prisonnier politique et espion du KGB… Le Theremin connaît lui aussi plusieurs vies, avec un premier succès en 1922 lors d’un concert en présence de Lénine, une renaissance après-guerre à Hollywood dans les effets sonores, et enfin en créant une nouvelle tendance dans la pop des années 60. Car le Theremin ne resta pas longtemps qu’une simple curiosité: au delà de son côté sensationnel, il est surtout le premier instrument électrique de l’histoire, pour lequel un répertoire spécifique a été composé. Pour cette raison, il partit même en tournée internationale à la fin des années 20. Ce triomphe de l’époque ne s’est jamais démenti par la suite, et aujourd’hui encore, le phénomène Theremin intrigue en restant une promesse de progrès spectaculaire, un symbole de modernité indémodable. </p>
<p>La journée du 12 décembre, que Le Bourg et La cave du Bleu Lézard consacrent au Theremin, se concentre sur deux points: l’aspect scientifique, avec description et fabrication de l’engin, et l’aspect musical, avec cours privés ou collectifs d’utilisation de l’instrument. Organisé par Loopline, ce mini-festival, petit par la taille mais grand par le nombre d’activités qu’il propose, se donne pour but de faire connaître et de rendre le Theremin accessible à tous.</p>
<p>L’histoire de cet instrument est indissociable de celle des quelques musiciens virtuoses spécialisés dans son utilisation, et qui le rendirent célèbre, telle la diva électrique Clara Rockmore, qui introduisit l’instrument dans le premier orchestre des Etats-Unis. Quelques personnes pérpétuent aujourd’hui encore ce travail entamé dans les années 20, comme Pamelia Kurstin qui donnera un cours l’après-midi à la Cave du Bleu Lézard, ainsi qu’un concert très attendu le soir au Café-Théâtre Le Bourg.</p>
<p>Au menu donc de cette journée électrique: des activités pour petits et grands, une projection de film, et des concerts d’exception.</p>
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		<title>  Sound &amp; Vision V</title>
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		<pubDate>Wed, 17 Feb 2010 16:03:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>david</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Tu t’appelles Wayne Kramer, tes premiers pas dans la vie tu les fais dans l’industrielle Detroit, Michigan. Entre la High School, les nuages de fumées rejetés par les industries automobiles qui t’encerclent, et le pavillon de banlieue suburb que tes parents (qui, il y a fort à parier, sont probablement au moins, pour l’un d’entre [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Tu t’appelles Wayne Kramer, tes premiers pas dans la vie tu les fais dans l’industrielle Detroit, Michigan. Entre la High School, les nuages de fumées rejetés par les industries automobiles qui t’encerclent, et le pavillon de banlieue suburb que tes parents (qui, il y a fort à parier, sont probablement au moins, pour l’un d’entre eux, ouvriers chez Ford) ont pris à crédit pour supporter l’automatisation et le gris de la ville, ton truc à toi c’est la guitare et le Rock’n’ Roll.</p>
<p>Hiver 1964, dans ce bar de Detroit, attablé avec Fred Smith (guitare) et Rob Tyner (chant) l’histoire des MC5 (Motor Cycle Five) démarre et vous venez de signer sans le savoir la préface du Punk Rock.</p>
<p>Complété par Dennis Thompson à la batterie et Michael Davis à la basse, c’est d’abord des reprises et des performances scéniques énervées qui font apprécier MC5 d’une généreuse audience.</p>
<p>Vous rencontrez John Sinclair en 66, contestataire de la gauche radicale et gourou de la communauté hippie Trans-Love Energies. Il devient votre manager.</p>
<p>Vous affirmez votre identité musicale en associant à un rock puissant et instinctif des textes politisés appelant à la révolution et à l’égalité. Dans une attitude plus Protopunk que fleur bleue, chez MC5 : Peace and Love = Mother Fucker. Vous devenez les porte-parole des White Panthers, pendant blancs des Black. A la révolte contre l’establishment s’ajoute une consommation croissante de stupéfiants.</p>
<p>Dans le collimateur de la police, vous quittez Detroit pour vivre en communauté dans une ville voisine après les émeutes de 1967.</p>
<p>Elektra Records, qui produira le premier album des Stooges après que tu aies conseillé au pdg du label d’écouter le groupe, signe votre premier album. Un album live, direct, puissant et loin des conventions de l’enregistrement studio avec lesquelles vous ne serez pas à l’aise dans la production sur Atlantic Records de vos deux prochains et derniers albums. Albums pourtant plus aboutis qui rencontrent d’heureuses influences Free Jazz.</p>
<p>Tournée européenne, surveillance du FBI, confrontations avec les forces de l’ordre, médias qui attisent le feu de votre mauvaise réputation, incarcération de Rob Sinclair pour détention et vente de drogue et un succès décroissant (l’héroïne et le LSD ayant progressivement raison de la cohésion et de la santé du groupe).</p>
<p>1972 marque la fin des MC5.</p>
<p>20 ans plus tard, après un passage comme guitariste studio, de nombreuses tentatives de désintoxication, l’enchaînement de petits boulots, une peine de prison pour détention de drogue et une carrière musicale en demi-teinte, faut bien l’avouer, tu deviens le guide d’un documentaire retraçant l’histoire des MC5. Le film est un témoignage extrêmement riche ponctué d’une somme rare et exceptionnelle d’images d’archives et participe à cette reconnaissance qui fait de MC5 aujourd’hui, malgré votre courte vie, une référence majeure du Garage Rock.</p>
<p>Ironiquement ou tristement, le film ne fera que quelques festivals, puisque tu décides de bloquer la distribution du film, d’empêcher sa diffusion en salles et la sortie en DVD. Promis au statut de producteur de la bo, on ne t’accorde finalement qu’un rôle d’acteur et de témoin. L’histoire se termine une deuxième fois sur une note amère.</p>
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		<title>  BANDINI</title>
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		<pubDate>Wed, 17 Feb 2010 15:57:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>david</dc:creator>
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		<category><![CDATA[L’échinococcose]]></category>

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		<description><![CDATA[Le 8 mai 1967, lors du huitante-huitième tour du GP de Monaco, alors qu’il était second, lancé à la poursuite de la Brabham de Denny
Hulme, Lorenzo Bandini perdit le contrôle de sa Ferrari qui se retourna et s’embrasa immédiatement. C’est ainsi que l’intrépide vainqueur des Vingt-quatre Heures du Mans de 1964 périt, des suites des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Le 8 mai 1967, lors du huitante-huitième tour du GP de Monaco, alors qu’il était second, lancé à la poursuite de la Brabham de Denny<br />
Hulme, Lorenzo Bandini perdit le contrôle de sa Ferrari qui se retourna et s’embrasa immédiatement. C’est ainsi que l’intrépide vainqueur des Vingt-quatre Heures du Mans de 1964 périt, des suites des terribles brûlures infligées par cet accident.</p>
<p>Le 8 mai 2007, 40 ans jour pour jour après ce tragique événement, le groupe Bandini, composés des non-moins intrépides musiciens Julien Costanzo (guitare) et Gilles Dupuis (batterie), bientôt rejoints par Ian Ottino (basse) peaufinent un répertoire post-rock du meilleur cru, qui les mènera de leur abri de répétition atomique enfumé à la Rockdadollhouse de Môtier, au Bourg, au Fri-Son et au Romandie, pour faire l’ouverture de formations d’envergure, telles que Idaho, Battles ou Disco Doom.</p>
<p>La sortie d’un premier album nous donne l’occasion de les revoir sur scène dans leur nouvelle formation. Car les trois lascars ne sont pas à leur coup d’essai et sont même déjà bien connus de la scène romande, puisqu’ils ont marqué de leurs personnalités des groupes tels que Kruger, Rude, Ilford, Marvel, Kid Chocolat ou Professeur Wouassa.</p>
<p>Mais c’est dans un univers post-rock plus poussif, plus désabusé, à la rythmique lentement explosive qu’ils ont désormais leurs marques. Comme dans une course de Grand Prix, où chaque tour est imperceptiblement plus rapide et plus puissant que le précédent, leur musique<br />
monte en force : l’adrénaline, palpable et toute en retenue, prend le temps de s’écouler au fil des morceaux pour trouver sa voie fracassante, au bout d’une lente ascension.</p>
<p>Bandini sur scène, Bandini sur circuit : la machine s’emballe, se retourne et s’enflamme fatalement, au huitante-huitième tour.</p>
<ul>
<li><a href="www.myspace.com/bandiniswitzerland" target="_blank">www.myspace.com/bandiniswitzerland</a></li>
</ul>
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		<title>  Pourtant, j’avais mis un pantalon</title>
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		<pubDate>Sat, 13 Feb 2010 18:38:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>david</dc:creator>
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		<category><![CDATA[L’échinococcose]]></category>

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		<description><![CDATA[Trop souvent les femmes victimes de viol sont considérées comme un peu – trop – consentantes par la société. Ces préjugés sont encore ancrés dans les mentalités, les discours médiatiques et chez les professionnel-le-s susceptibles d’être en contact avec les victimes (domaine médical, juridique ou thérapeutique). Afin de dépasser les clichés, le groupe «Droits des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Trop souvent les femmes victimes de viol sont considérées comme un peu – trop – consentantes par la société. Ces préjugés sont encore ancrés dans les mentalités, les discours médiatiques et chez les professionnel-le-s susceptibles d’être en contact avec les victimes (domaine médical, juridique ou thérapeutique). Afin de dépasser les clichés, le groupe «Droits des femmes» d’Amnesty International Lausanne a décidé de se pencher sur cette problématique. En collaboration avec l’association genevoise «Viol Secours», les bénévoles de l’ONG ont monté un projet multi-facettes : édition d’une brochure mêlant témoignages, images et contributions de professionnels, exposition photographique, spectacles de musique, de danse et de théâtre.</p>
<p>La manifestation a débuté le 25 novembre, lors de la «Journée mondiale pour l’élimination des violences faites aux femmes», à l’espace Sévelin, avec le vernissage de l’exposition photographique «Pourtant j’avais mis un pantalon», et la présentation de la brochure «Après». Celle-ci recueille les témoignages de plusieurs femmes sur l’« après viol », des photographies résultant d’un concours ainsi que des contributions de professionnel-l-es et une liste d’adresses utiles. Le public pourra ensuite assister au spectacle de danse « Tabou », mis en<br />
scène par la compagnie JD’s Event en collaboration avec Viol Secours, et participer à un forum de discussion réunissant toutes les personnes ayant participé à la réalisation du projet.</p>
<p>Du 26 novembre au 9 décembre, les photographies seront projetées au Zinéma et exposées au Standard Café.</p>
<p>Le projet se conclura le 10 décembre, «Journée mondiale des droits humains» au Bourg avec le spectacle de théâtre «Entre voie-x», adaptation originale de trois textes des «Récits de Femmes» de Dario Fo, à 19h30, et un concert des Raggumbians à 21h.<br />
Cette ultime étape de la manifestation sera aussi l’occasion d’un dernier regard sur les photographies évoquant l’après viol.</p>
<p>Grâce à ce projet, le groupe « Droits des femmes » et Viol Secours souhaitent déconstruire les poncifs généralement véhiculés autour du viol, sensibiliser un large public et informer sur les possibilités d’agir lorsque nous sommes confrontés à une situation d’après viol.<br />
<em>Groupe «Droits des Femmes » d’Amnesty International et Viol-Secours.</em></p>
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		<title>  SELAH SUE…</title>
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		<pubDate>Sat, 13 Feb 2010 18:34:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>david</dc:creator>
				<category><![CDATA[Décembre 2009-Janvier 2010]]></category>
		<category><![CDATA[L’échinococcose]]></category>

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		<description><![CDATA[… N’A PAS ENCORE SORTI DE DISQUE ALORS SI VOUS NE LA CONNAISSEZ PAS, NE TOURNEZ PAS LA PAGE ET LISEZ PLUTôT (AVANT D’éCOUTER)
(Et si quelqu’un a une guitare électrique à donner, merci de lire ce qui suit)
Alors que Vanessa Paradis sort un album best of pour fêter ses 20 ans (et des poussières) de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>… N’A PAS ENCORE SORTI DE DISQUE ALORS SI VOUS NE LA CONNAISSEZ PAS, NE TOURNEZ PAS LA PAGE ET LISEZ PLUTôT (AVANT D’éCOUTER)</p>
<p>(Et si quelqu’un a une guitare électrique à donner, merci de lire ce qui suit)</strong></p>
<p>Alors que Vanessa Paradis sort un album best of pour fêter ses 20 ans (et des poussières) de carrière, alors que sa voix juvénile semble avoir traversé les âges sans tomber dans les graves, Selah Sue n’est ni une chanteuse qui produit le meilleur du mieux millésimé (peut-être aurez-vous la chance d’acheter le 1er décembre au Bourg son premier ep, non commercialisé, et uniquement en vente le soir de ses concerts), ni une chanteuse qui nous rappelle sans cesse à son souvenir.</p>
<p>Non Selah Sue débarque du haut de ses presque vingt ans, et a cette naïveté tissée d’un fil tendu entre l’adolescence et l’âge adulte, et bien qu’elle soit jeune, elle a cette voix remarquable qui offre d’étonnantes combinaisons, ni juvéniles, ni sirupeuses, comme pourraient<br />
l’avoir certaines chanteuses femme-enfant. (Tiens, ça me rappelle quelque chose…)</p>
<p>Des textes de cette toute jeune femme, née Sanne Putseys en 1989 à Louvain, tout vient du coeur et relève de l’autobiographie. Sa voix évoque immanquablement la musique noire : «J’écris comme un singer-songwriter mais je préfère chanter façon ‘black music’. Soul, blues, ska, ragga ou drum’n’bass» nous dit-elle. </p>
<p>Alors qu’elle n’a encore sorti aucun album et qu’elle ne passe pas encore à la radio, elle bénéficie déjà du soutien de l’AB et du chanteur flamand Milow. La demoiselle est promise à un bel avenir et elle prend tout le temps nécessaire pour en dessiner les contours. Car, derrière ses allures très matures et même si elle reprend Erykah Badu et Amy Winehouse avec une aisance incroyable, tout est encore très neuf pour<br />
elle. Il lui faut encore parfaire sa culture musicale et elle concède vouloir encore expérimenter beaucoup de choses, mais il est clair qu’on la verra, un jour, entourée de quelques musiciens affûtés pour servir son solide répertoire.</p>
<p>En attendant, Selah Sue rêve d’une guitare électrique et se montre imperturbable. «Le moindre succès m’enchante. C’est vrai aussi que je n’en attends jamais de trop»… Selah Sue se produit admirablement sur scène et c’est autant de bonnes raisons pour venir la découvrir en live, et ça fait du bien !</p>
<ul>
<li><a href="http://www.myspace.com/selahsuemusic">www.myspace.com/selahsuemusic</a></li>
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		<title>  Sound &amp; Vision IV</title>
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		<pubDate>Sat, 13 Feb 2010 18:28:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>david</dc:creator>
				<category><![CDATA[Décembre 2009-Janvier 2010]]></category>
		<category><![CDATA[L’échinococcose]]></category>

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		<description><![CDATA[Trip pacifique
1970 : La montée d’une vague aigre de désillusions. Les promesses révolutionnaires du printemps 68 avortées. Les inquiétudes croissantes du rapport désastreux de l’Homme à la Nature. Le tout comme une mauvaise descente d’acides&#8230;
Introspectif, libre, mystique, psychédélique et mélancolique, c’est la vague qui porte les acteurs de la glisse comme la bande originale de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Trip pacifique</strong></p>
<p>1970 : La montée d’une vague aigre de désillusions. Les promesses révolutionnaires du printemps 68 avortées. Les inquiétudes croissantes du rapport désastreux de l’Homme à la Nature. Le tout comme une mauvaise descente d’acides&#8230;</p>
<p>Introspectif, libre, mystique, psychédélique et mélancolique, c’est la vague qui porte les acteurs de la glisse comme la bande originale de «Pacific Vibrations». Document devenu introuvable, à l’exception de quelques rares copies piratées, ce classique de la Surf Culture capture les tubes, de la Californie à Hawaï. Il suit la quête de ces idéalistes qui portent cette marque distinctive, celle de ceux qui se frottent de trop près aux forces de la Nature. Ailleurs et complètement là en même temps. Ceux qui se confrontent et qui, dans une logique propre, s’inclinent humblement face à l’océan dans une recherche sans fin de la vague parfaite.</p>
<p>Surfer pionnier de la fin des années quarante, réputé pour sa passion des grosses vagues, photographe amateur, peintre, réalisateur et fondateur du mythique « Surfer Magazine » John Severson a été Le porte-parole de la Surf Culture, puisant dans toutes ses ressources artistiques pour diffuser la philosophie du surf. En poste à Hawaï dès 56 pour le compte de l’armée américaine, le soldat Severson consacre ses décharges à surfer et à filmer les glisseurs. Ces séquences deviendront la matière de son premier long-métrage : Surf (1958). Dernier volet d’une série de films, tous devenus des classiques du genre compilant des archives uniques de figures légendaires, Steven Severson réalise «Pacific Vibrations» en 1970.</p>
<p>Plaidoyer environnemental invoquant la beauté de l’océan avec le souci de sensibiliser le spectateur à la nécessité de préserver cette précieuse ressource naturelle, la première version de «Pacific Vibrations» est un enchaînement de séquences accompagnées de musique, où la Nature et les sessions de glisse se succèdent, sans préoccupations narratives. Les studios de la Warner Brothers prennent connaissance du projet et approchent Severson. Ils sont séduits, mais exigent rapidement de sérieuses modifications au film. Severson, alors à la recherche d’un distributeur, se plie à ce compromis et insère une trame narrative développant différents thèmes tels que les conflits entre<br />
surfers et non-surfers, la popularisation du sport, les préoccupations écologiques, les grandes figures de l’époque, sous la forme d’interviews et de commentaires en voixoff. Le film oscille dès lors entre un format documentaire classique et un format expérimental par la maîtrise des prises de vue, le montage et les traitements de la pellicule (images en négatif, ralentis et diffractions de couleurs).</p>
<p>L’arrivée à la Warner Brothers d’un nouveau chef de production détestant le surf enterrera la promesse d’une diffusion du film. Sans le soutien financier nécessaire à sa distribution, la route de «Pacific Vibrations» se tracera en dehors des salles de cinéma, dans des réseaux culturels alternatifs, ce qui explique que le film reste introuvable aujourd’hui.</p>
<p>Si « Pacific Vibrations » est un film sur la Surf Culture, il n’est pas un film sur la Surf Music.1970 a déjà sonné le glas du léger et naïf Doo-Wop et de l’eldoradesque Californie développée par les Beach Boys de la première période. Eux-mêmes ont déjà tourné la page du «Round round, get around, I get around…», des filles, de la plage et de l’âge d’or d’une Californie fantasmée.</p>
<p>Le costume Rockabilly est remplacé par celui du Rock Psychédélique californien des seventies. Pour ne citer qu’eux : les inventeurs du synthétiseur Moog Paul Beaver et Bernier Krauser écrivent plusieurs des plages musicales du film, tout comme les Colorado Purple Gang (trois des membres du groupe sont surfers), dont la fausse légèreté de leur titre «Good to Be Alive» s’installe durablement dans la mémoire dès la première écoute, et sans oublier Sky Oats qui signe le titre éponyme «Pacific Vibrations».</p>
<p>«Pacific Vibrations» est un véritable voyage sensoriel. La vague vous saisit de manière addictive et le ballet du surfer fixe et guide l’expérience visuelle, entière, aspirante, qui frappe l’âme et l’étire.</p>
<p>D’un appartement pas chauffé, dans mon quotidien lausannois étriqué, une réflexion ou plutôt une impression se dessine, impossible à traduire, sur le destin, les choix qui le déterminent, le sentiment d’injustice aussi: c’était une autre époque et le soleil, l’océan… Moi, je suis là, John Severson est toujours là, quelque part, à Hawaï et il continue inlassablement de relier l’île et la Californie autour de la Surf Culture. Il peint et il dessine des thèmes de surf destinés à l’impression de T-shirts. Même si le bon goût de l’esthétique surf est probablement douteuse, c’est chaque jour face à la rencontre des deux bleus de l’horizon qu’il engage sa journée…Et moi, mon horizon ?</p>
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<li><a href="http://www.markberube.com">www.markberube.com</a></li>
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		<title>  KLAT</title>
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		<pubDate>Sat, 13 Feb 2010 18:11:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>david</dc:creator>
				<category><![CDATA[Décembre 2009-Janvier 2010]]></category>
		<category><![CDATA[L’échinococcose]]></category>

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		<description><![CDATA[A l’occasion de sa nouvelle exposition personnelle au Centre d’Art Contemporain de Genève, le groupe KLAT présente une nouvelle installation conçue spécifiquement pour les espaces du Centre : «TENNESSEE WIGGLER THE BIG FAT WORM AKA LE LOMBRIC COSMIQUE».
Cette sculpture monumentale représente un ver de terre géant (ou lombric) qui se déploie à travers les salles d’exposition. Ce projet est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>A l’occasion de sa nouvelle exposition personnelle au Centre d’Art Contemporain de Genève, le groupe KLAT présente une nouvelle installation conçue spécifiquement pour les espaces du Centre : «TENNESSEE WIGGLER THE BIG FAT WORM AKA LE LOMBRIC COSMIQUE».</strong></p>
<p>Cette sculpture monumentale représente un ver de terre géant (ou lombric) qui se déploie à travers les salles d’exposition. Ce projet est librement inspiré des visions postapocalyptiques issues des quatre premiers romans de J. G. Ballard, «Le Vent de nulle part», «Sécheresse», «le Monde englouti» et « La forêt de cristal », dont la trame est toujours une catastrophe naturelle qui ravage la planète.</p>
<p>Dans chaque salle, une partie du corps du lombric est associée à un des éléments naturels destructeurs chez Ballard : le feu, l’air ou l’eau. Le lombric représente également, d’une manière symbolique, un cycle écologique. Autour de la tête de l’animal, constituée d’un four, flottent des pains disposés sur un mobile géant. A l’autre bout, sa queue sécrète du fumier et des bouses de vaches sèches, possibles<br />
combustibles pour le four (…)</p>
<p>A la fois dégoûtant et fascinant, le lombric cosmique ouvre une réflexion sur notre condition humaine dans un monde industriel aseptisé. Dans ses romans, Ballard s’est attaché à analyser les fonctionnements de notre société capitaliste et à en imaginer les dérives possibles, à travers des dystopies, récits de fiction catastrophistes. Quelle serait la place de l’humain dans une nature hostile et indomptable semblable à celle décrite dans ces romans de science-fiction ? Quelles espèces y survivraient et comment reprendraient-elles le cycle de la vie ?</p>
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<li><a href="http://www.centre.ch">www.centre.ch</a></li>
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		<title>  Parfois mon reflet</title>
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		<pubDate>Sat, 13 Feb 2010 18:07:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>david</dc:creator>
				<category><![CDATA[Décembre 2009-Janvier 2010]]></category>
		<category><![CDATA[L’échinococcose]]></category>

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		<description><![CDATA[Parfois mon reflet vit sa propre vie. Il s’échappe de la glace alors que, penché sur le lavabo, je tente de poser une lentille sur un oeil endormi. Je referme la pharmacie et la buée a remplacé mon visage. Mon double a tout prévu.
Je ne m’inquiète pas. Pas encore. J’ai d’autres priorités.
Je pense à elle.
Elle était lointaine, ce matin. Moi dans l’abandon du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Parfois mon reflet vit sa propre vie. Il s’échappe de la glace alors que, penché sur le lavabo, je tente de poser une lentille sur un oeil endormi. Je referme la pharmacie et la buée a remplacé mon visage. Mon double a tout prévu.</p>
<p>Je ne m’inquiète pas. Pas encore. J’ai d’autres priorités.<br />
Je pense à elle.<br />
Elle était lointaine, ce matin. Moi dans l’abandon du grand lit, elle dans une autre pièce, déjà. A assurer seule le démarrage de cette journée. Les rites indispensables, les passages obligés, les prévisibles difficultés. Le visage triste des enfants. Ce qui reste toujours à faire.</p>
<p>Je me lève, on se croise. Frôlement complice, esquisse de caresse. Des mots glissés en passant. Elle est de douceur et d’amour. Elle a mis son beau visage. Elle sourit. Il est temps pour elle de s’en aller, déjà. Clef dans la porte et glissement d’ascenseur.</p>
<p>Moi, il faut que je m’habille, rassemble mes idées, rassemble mes affaires. Je songe. Les rites indispensables, les passages obligés, de prévisibles difficultés. Ce qui me reste toujours à faire. La ville. Les files d’attentes. Les gens. Leur besoin d’aménité. Les manchettes aux slogans brutaux. Les espoirs que portent en eux les passants et qu’ils gardent pour eux. Se mettre au travail, subir les résolutions.</p>
<p>Elle, elle est déjà dehors. Je me rappelle son visage. Son beau visage de ce matin. Ce soir, je l’embrasserai.</p>
<p>Je reste un instant sur le seuil de la salle de bain. Mélancolie et vapeur. Torpeur et condensation. Mon reflet s’est enfui. Je souris. Il m’amuse avec ses fièvres de liberté. Echappée belle et mutine insouciance.</p>
<p>Je l’imagine.</p>
<p>Le voilà dans la rue, à ma place, sacoche à l’épaule, sourcil froncé, lippe close, comme je le suis lorsque je marche seul dans la rue. Le voilà dans la rue, pressant le pas, agité d’audace.</p>
<p>Comment lui en vouloir. Il s’émancipe, seul au milieu des gens.</p>
<p>Jeu d’évitement et regards qui se croisent. Carnaval où les masques sont les visages — alors on se dévisage. Douce évaluation de l’autre; vite on s’évite. Sentiment d’abandon. Tel Narcisse, devant l’eau qui se brouille — qu’est-ce qui te trouble le plus : ton reflet, ou quand ton reflet se brouille ? Qu’est-ce qui trouble mon reflet : les regards qui le cherchent, les regards que lui cherche, ou ses sentiments brouillés quand il se retrouve seul au milieu des gens ?</p>
<p>Mon reflet prend ses aises. Il s’assied à une table du buffet de la gare, commande un café, allume une cigarette (moi qui ne fume pas),<br />
ouvre un livre (il m’imite aussi, le salaud).<br />
Il a oublié qui j’étais.<br />
Il envisage un autre avenir pour moi. Il m’envisage de nouvelles possibilités. Il lève la tête, regarde les femmes qui passent. Elles sont nombreuses, ces femmes élancées, dans les couloirs des gares, à rechercher la présence de l’homme, sa chaleur, son épaisseur apaisante. Elles se glissent parmi les tables à la recherche d’une place discrète où on les remarquera sans les remarquer. Comme sur la plage, quand elles s’étalent sans se livrer, protégées par leurs lunettes<br />
noires. Mon double trouve un prétexte. Il ose ce que je ne concevrais même pas, asseyez-vous donc ici, puisque toutes les tables sont prises, non vous ne me dérangez pas, pourquoi ce visage triste, cette fatigue de la vie, cette lassitude trouble alors que la vie est une fête, que les journaux annoncent le printemps, non<br />
moi j’ai du temps, j’aime rester à fumer tranquillement en attendant mon train, et si nous déjeunions ensemble, tenez, je vous invite… Mon double n’est qu’un reflet, mais je commence à m’inquiéter. Il prend mon image en otage, compromet mon intégrité.</p>
<p>Soif de café — je m’attrape un bus, puis un métro, puis un escalier, et je rejoins, moi aussi, le buffet de la gare. Mon train peut bien m’attendre une heure ou deux, je me prends une cuite de café. Parce que c’est le matin. Parce qu’il y a les journaux à lire. Et puis quoi de mieux que le café. Il paraît que ça rend intelligent. Ou pour le moins lucide. Il paraît.</p>
<p>De loin j’observe mon double, assis dans le même buffet de la même gare ; il poursuit ses simagrées. Une de mes amies a cru me reconnaître et s’est assise à sa table.</p>
<p>Ensemble, ils passent à la bière, puis au vin blanc, puis au vin rouge. Peutêtre un calva pour finir. Non, deux. (Mais c’est de toi que mon double aura soif. De ta compagnie, de ta présence. La bière, les bières, le blanc, le rouge, le calva, ce sera pour que tu restes, que tu souries plus, que tu te laisses séduire, que tu t’abandonnes aux compliments, pour que tu envisages que tu pourrais refaire ta vie avec lui. Tu lui avoueras une de tes folies anciennes ou récentes. Une de plus. Une de moins à me révéler. Ivres, vous vous émerveillerez de la facilité de ces aveux. Vous parlerez le même langage. Vous échangerez vos rires.)</p>
<p>Je déteste quand mon double accapare une de mes amies.</p>
<p>Je ne veux pas connaître la suite. Le souffle. La sueur. L’embrun. La peau tendue. Le corps qui palpite. Le sang qui bat dans les tempes. Le nerf qui tord le ventre et le front d’une même corde. Les cailloux qui roulent dans le désir des os et des membres. Je ne veux pas connaître la suite. Tant mieux, au fond, mon double s’occupe si bien de mes amies. Bien mieux que moi. Moi, je ne suis pas disponible. D’aucun secours. Rien à offrir. De mon côté du miroir, on n’a pas la vie à l’envers.</p>
<p>J’abandonne mon reflet à son pays des merveilles. J’abandonne ma monnaie à la nappe jaune du buffet de la gare, et je m’en vais.<br />
Passage sous voie. Un air d’accordéon grignote le courant d’air. Au bas de l’escalier, au détour d’une rampe, je l’aperçois, l’accordéoniste : sa musique est profonde, sacrée, au milieu des hommes et des femmes qui se hâtent d’un quai à l’autre. Elle m’inonde le coeur tout en grignotant le courant d’air.</p>
<p>Je marche vers elle. Travelling, dépassement. Je vois la tête à demi-penchée de l’instrumentiste. Sous l’ongle, une part de secrète contrainte, de déréglement de l’ordinaire, de destin en chahut. Un peu plus loin, près du mur, près de l’affiche jaune, une femme, figée, au bord du flot humain. Elle ne voit pas que je remarque sa profonde concentration, sa douleur. Sa tragique émotion d’écouter cette musique qui lui inonde le coeur, elle aussi.</p>
<p>Nos regards se croisent brièvement. Je suis son double, elle est le mien, en cet instant. Et les volutes de la mélodie, en se perdant dans les couloirs, reflètent si bien nos états d’âme, d’âmes inquiètes dans les labyrinthes urbains et dans les dédales quotidiens. Notre gravité est commune, je le sais. Au milieu des brouhahas de semelles et des froissements de jeans, des grésillements d’i-pods et de la cacophonie des respirations.</p>
<p>On se détourne, on rejoint nos buées respectives. On ne s’échappe pas de nos rites indispensables, de nos passages obligés, de nos prévisibles difficultés, Du visage triste des enfants. De ce qui reste toujours à faire.</p>
<p>Et je me souviens d’elle. Si lointaine, ce matin. Elle est de douceur et d’amour. Elle a son beau visage. Ce soir, je l’embrasserai.</p>
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