BANDINI





Le 8 mai 1967, lors du huitante-huitième tour du GP de Monaco, alors qu’il était second, lancé à la poursuite de la Brabham de Denny Hulme, Lorenzo Bandini perdit le contrôle de sa Ferrari qui se retourna et s’embrasa immédiatement. C’est ainsi que l’intrépide vainqueur des Vingt-quatre Heures du Mans de 1964 périt, des suites […]

Le 8 mai 1967, lors du huitante-huitième tour du GP de Monaco, alors qu’il était second, lancé à la poursuite de la Brabham de Denny
Hulme, Lorenzo Bandini perdit le contrôle de sa Ferrari qui se retourna et s’embrasa immédiatement. C’est ainsi que l’intrépide vainqueur des Vingt-quatre Heures du Mans de 1964 périt, des suites des terribles brûlures infligées par cet accident.

Le 8 mai 2007, 40 ans jour pour jour après ce tragique événement, le groupe Bandini, composés des non-moins intrépides musiciens Julien Costanzo (guitare) et Gilles Dupuis (batterie), bientôt rejoints par Ian Ottino (basse) peaufinent un répertoire post-rock du meilleur cru, qui les mènera de leur abri de répétition atomique enfumé à la Rockdadollhouse de Môtier, au Bourg, au Fri-Son et au Romandie, pour faire l’ouverture de formations d’envergure, telles que Idaho, Battles ou Disco Doom.

La sortie d’un premier album nous donne l’occasion de les revoir sur scène dans leur nouvelle formation. Car les trois lascars ne sont pas à leur coup d’essai et sont même déjà bien connus de la scène romande, puisqu’ils ont marqué de leurs personnalités des groupes tels que Kruger, Rude, Ilford, Marvel, Kid Chocolat ou Professeur Wouassa.

Mais c’est dans un univers post-rock plus poussif, plus désabusé, à la rythmique lentement explosive qu’ils ont désormais leurs marques. Comme dans une course de Grand Prix, où chaque tour est imperceptiblement plus rapide et plus puissant que le précédent, leur musique
monte en force : l’adrénaline, palpable et toute en retenue, prend le temps de s’écouler au fil des morceaux pour trouver sa voie fracassante, au bout d’une lente ascension.

Bandini sur scène, Bandini sur circuit : la machine s’emballe, se retourne et s’enflamme fatalement, au huitante-huitième tour.